GÉNIE DU PEUPLE ROMAIN
Ormazd dont la puissance domine de si haut les archanges et les anges se serait-i-l commis avec des êtres aussi peu qualifiés dans la hiérarchie céleste que la lune, des chimères, ou quelque demi-dieu ? Se serait-il abaissé jusqu'à veiller sur un simple gouverneur? Ce serait bien contraire au respect que les Perses professaient
pour le maître de l'univers, pour l'esprit omniscient et omnipotent, pour le dieu du monde corporel et spirituel.
Au reste, quoique placé dans l'attitude de l'invocation, le roi n'élève pas les yeux vers le ciel.
Il regarde le Feu cfui surmonte l'atechdàn. (ïe n'est pas sans raison que le sculpteur lui a donné cette attitude. Le Feu, comme l'hostie consacrée dans la religion catholique, n'est pas un emblème. Il ne représente pas non plus Ormazd lui-même, mais son fils mystique, mais son émanation directe, mais l'être divin le plus puissant, le plus bienfaisant, qui s'approche le plus de l'homme (p. 302, note 3). Aussi bien le monarque, près de paraître devant son créateur, ne s'adresse-t-il pas à des anges de rang secondaire, il invoque le feu sacré, cette divinité tangible (jui du soleil jusque sur la terre est la source de toute vie et qui mieux que toute autre participe de la nature d'Ormazd. Tel est à mon avis le sujet représenté sur
BAS-r.ELIEF SASSAMDE.
1. César (fig. 2o8), le peuple romain lui-mùme (fig. 238), avaient leur (jinius. On a vonhi voir une coupe dans robjet que le génie tient de sa main droite. L'examen minutieu.x des médailles, la position de la main montrent qu'il s'agit plutôt d'une couronne.
2. Le cylindre 'est au nom de Mitras (ils de Saïli. L'inscriplion est arainécnne, le style de la sculpture fiaiicheinent phénicien. C'est probablement le cachot d'un satrape des provinces maritimes.