‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 97 sur 124 · ZOROASTRE · texte numérisé non relu

ZOROASTRE

exacte, en tout cas peu solide puisqirà la mort de Cambysc les mages tentèrent de revenir à la forme médique. Mais, vaincus et opprimés, ils durent se résigner au partage et accepter au moins les édifices et le culte perse du Feu qu'ils avaient voulu proscrire et, peut-être, la subordination du dualisme au grand dieu de la Perse, Aouramazda (p. 417, note 1,§2). C'est alors que commence cette longue élaboration, qui aboutit vers la fin du règne des Parthes idolâtres, caractérisé par le temple grécisanl, à cette forme du mazdaisme répondant au dâityôgâtous et plus tard au dùdgàb.

Où doit-on placer Zoroastre? Toutes les légendes le font naître au nord de l'Iran.

A-t-il même existé? Je l'ignore. Peut-être vécut-il, peut-être naquit-il seulement dans l'imagination des prêtres, et fut-il une arme divine aux mains des mages pour faire prévaloir leurs doctrines durant cette lutte séculaire. Quoi qu'il en soit à son sujet et quels qu'aient été son rôle et sa doctrine spéciale, on pressent entre les deux sectes aryennes du nord et du sud une distinction sinon d'origine, au moins d'orientation. Cette distinction que laissent soupçonner les deux noms du dieu suprême et le double panthéon du mazdaisme avestique et que rend manifeste la révolte des mages, s'accuse d'autant mieux qu'on interprète désormais avec plus de sécurité la déclaration de Darius : « Moi Perse, fils de Perse, héritier de Cyrus, Achéménide comme lui, j'ai rebâti les antiques oratoires du feu, ces àyadanas que les prêtres mèdes avaient renversés. .J'ai restauré la religion, les lois, les coutumes antiques et nationales des Perses ; j'ai rendu au peuple perse le droit de se réunir dans ses marchés, j'ai restitué aux clans perses les terres, les pacages, les maisons et les privilèges que Gaumàta le prêtre mède leur avait soustraits pour en faire bénéficier les tribus mèdes. J'ai de nouveau abaissé le nord devant le midi triomphant. » Peut-être eùt-il pu ajouter : « J'ai terrassé Ahriman et promis à Ormazd l'éternelle victoire » (p. 417, note 1, i^ 2).

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