‹ L'Acropole de SuseChapitre 102 sur 171 · Polybe, Siège de Thèbea, 1. V · texte numérisé non relu

Polybe, Siège de Thèbea, 1. V

7. Comp. anomjme de la défense des places (trad. de Rochas), § 17.

8. Voir nuruy, Hist. des Rom., vol. I, p. 234. I.a prise de Véies eut lieu en 396 av. J.-C.

sur la chaussée de la rue du rempart comme le médecin sur le corps du patieni, attentifs aux bruits les plus légers'. Ils utilisaient encore des membranes tendues sur un tambour. Quelques pois jetés sur la peau accusaient par leurs mouvements les vibrations déterminées par le creusement des galeries.

Ouand la diicction suivie par l'attaque était éventée, les contre-mineurs se portaient à la rencontre de l'assiégeant - et s'efTorçaient d'arrêter les progrès de ses travaux, soit en l'expulsant de haute lutte et en détruisant la galerie, soit en infectant le souterrain; ce que l'on nomma plus tard : donner le camouflet ^

La poix, le bitume, lesétoupeset les plumes enflammées, les serpents venimeux, les abeilles, les scorpions, les tigres devenaient les auxiliaires préférés des lutteurs \

Aux contre-mines, iEnéas préfère les travaux préventifs ^ 11 préconise l'emploi de tranchées intérieures et extérieures parallèles aux fronts et il conseille à l'assiégé d'attendre l'assaillant au débouché. Tel est également l'avis de Philon ^

(ïes tranchées défensives étaient remplacées par le fossé dans la fortification chaldéo-susienne. Le fossé, surtout quand il était plein d'eau, ('tait la meilleure et la plus efficace des sauvegardes contre les travaux souterrains ' : toute excavation voisine des berges eût été inondée.

E]n ce cas et dans les cas analogues — quand l'enceinte était bâtie sur un rocher, quand elle était défendue par un cours d'eau ou un marais, — les mineurs de l'attaque établissaient des parallèles casematées sur la fausse-braie et dissimulaient d<^ leur miinix l'entrée et la direction de galeries creusées au-dessus du |)laii d'eau ou du roc, puis les travailleurs s'attachaient à la courtine et cheminaient dans l'épaisseur de la muraille. Mais au prix de quelles difficultés et de quels dangers* ! J'ai parlé du couloir des avant-murs susiens (p. 128 et 250). Il se pourrait que ces galeries, ménagées à 8 mètres du parement extérieur et à 3 mètres environ

1. Hérodote, 1. IV, § 200. X,néas, Défense des jilaces, §XXXVn, o. Polybe {SiéQe d'Ambrcicie, 189 av. .I.-C.^, 1. XXII, S 4. Tile-Live, XXXVII, g 47. Comp. anonyme de la déf. des plac, § 66. Vilruve, X.

2. Les contre-mines sont aussi anciennes que les mines. Tous les historiens el les didactiques parlenl simullaiiémenl des attaques et des défenses souterraines. Héion, I, ^ 12; Pliiloii, III. ;i li; IV, ?■*! 10 et 2o; .Enéas, XXXVII, § 4.

.'). Pour donner le camoullet (Polybe, Siège d'Ambracie, 1. XXII, § 4. Comp. aiwn., S 66), on obstruait la galerie à l'aide d'une jarre rem[)lie de plumes. La jarre était fermée du côlé des ennemis par une plaque de fer percée dr hiius, de l'antre par un tampon que traversait un chalumeau de fer. Au moyen du chalumeau, on projetait d'abord dans la jarre des charbons incandescents, puis on insufflait de l'air emmagasiné dans de grandes poches de cuir. On chassait ainsi dans la galerie les gaz délétères et la fumée ]iroduits parla combuslioii (le la plume et l'on infectait les ennemis. Ue ces deux mots calitimis (chalumeau) et faUtlus (souflletj a été formé le mot traduit en français par camoullet.

4. iEnéas, Défense des places, XXXVII, § 3. Appian., D.' Belh midiriiL, M. IV, Sièijc de Thcnnhriji-c.

:>. /Knéas, /. c, XXXVII, 1 et 2.

6. L. m, § a, et 1. IV, S 2;;. Héron, S 12. Joséphe, Guerre des Juifs, 1. IV. S; 1.

7. Dés la plus haute antiquité, nombre de places fortes furent protégées par des fossés remplis d'eau (fig. o.ï, .">(■), 82, 94, 13o, 136). On ipourrait citer, outre les villes représentées sur les bas-reliefs assyriens, Babylone (Hérod., 1. I, 178), Suse, Kadecb (lig. 118), Rabbalh {Rois, 1. II, § 12, 27).

8. Hois. Siège de Beth-Maacha, II, § 20, la. .l^néas. Défense des places, XXXVII, C. Philon. 1. IV, § 26 à .10. Les sculpteurs assyriens ont représenté avec beaucoup d'art cet é[iisode des sièges (lig. '.>', Oo, 69, 94, 124).

Page 1