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Leshois, 1. IV, g XXV

o. Isaîe, S XX.WIII, 33. Voir également Ézéchiel, § XXI, 22, et sur les sièges conduits par les ingénieurs perses : Hérodote, Sicgc de Pkoct'e, par Harpage, I, 162; Sicge de Téos, 1. I, .S 168; de Soli, 1. V, g 115; de Milet, 1. VI, § 18; d'Eiythrfe, 1. IX, § lo ; et Arrien, Siège de Mitylène par Memnon, 1. Il, § 1. Lire encore dans Philon l'article Contrevallation, 1. IV, g 8. Je ne parle pas des travaux de terrassement entrepris par les Grecs, les Carlhaginois, les Romains, je m'exposerais à des redites sans intérêt.

mai EH.

158 L'ACROPOLE DE SLSE.

Dès l'ouverture des chantiers, les soldats travaillent sous les flèches et les pierres lancées à toute volée par les défenseurs de l'escarpe et de l'avant-mur. Plus tard se joignaient à ces projectiles ceux de la muraille.

Quelles que fussent la vigilance et l'habileté de la garde du chantier, l'avantage de la place était si considérable que les terrassements devaient s'exécuter à l'abri des pavoismobiles dont il a été parlé*. Puis, quand l'armée d'investissement avait conduit la tète de l'agger dans le voisinage de l'escarpe, une sortie bouleversait les travaux si péniblement réglés.

Les difficultés croissaient dans de formidables proportions à mesure que l'agger s'élevait et s'avançait plus près des murs.

La réussite de l'opération, quoique certaine, ne valait pas toujours le sang répandu et le temps dépensé. Passe encore de franchir le fossé, mais s'élever au moyen d'un terrassement presque au niveau du chemin de ronde, eût été folie.

Les ingénieurs de l'attaque s'aperçurent bientôt de l'inanité de leurs efforts et renoncèrent à lutter avec la place dans des conditions aussi inégales. L'agger resta la ressource suprême des cas désespérés. Il fallait préparer un chemin d'accès aux béliers, machines très lourdes et très peu roulantes; on exécuta la chaussée, on la pava (fig. 59, 66, 82 et p. 247, note 1), mais quand on eut sacrifié les hommes et les jours que nécessitaient les travaux d'approche, on songea à utiliser le beffroi des béliers pour niveler la distance entre le sol de la fausse-braie et le chemin de ronde.

Des archers, ai-je dit, furent installés d'abord au-dessus de la machine pour s'opposer aux tentatives des défenseurs contre le bélier, puis on agrandit le poste et on exhaussa la tour au point qu'un homme put enjamber le parapet de la courtine et se précipiter dans la place (fig. 70).

Soit que les Orientaux n'aient jamais été de très habiles charpentiers, soit que les stipes de palmier et les poutres de cèdre apportées d'occident n'aient pas eu des dimensions suffisantes, la tour (fig. 64) ne prit jamais en Perse ou en Assyrie les dimensions formidables des hélépoles de Démétrius, ou des chats et chastels du moyen âge. Le mérite de l'invention n'en revient pas moins aux Asiatiques".

Le véritable auxiliaire des assaillants après que l'agger, le bélier ou la mine avaient réduit la distance verticale à franchir, était l'échelle : l'échelle en usage dans le matériel de siège de tous les peuples et de tous les pays et dont les Assyriens et les Égyptiens se servaient pour escalader les forteresses

\. Voir p. 147, et Ezéchiel, S XXVI, 9.

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