ECHELLES
lorsque le moral de la garnison était ébranlé et que les enceintes étaient basses '
FIG. G7. — TRAV/llIX DE T ER R » S S E M E N T S. (l.AYARD, MonumeillU.)
La nécessité de porter sans Uéchir un f:,rand nombre d'assaillants, de ne pas se
1. La largeur de l'éclielle doit être telle que cinq, quatre ou trois hommes au moins puissent monter de front. Sur le bas-relief reproduit à la page suivante (fig. 08) huit échelles ont été dressées. Les soldats qui grimpent aux échelles extrêmes oscaladeut h^s murs, mais ceux qui sont placés sur les échelles centrales sapent les casemates des tours.
LACHOPOLE DE SUSE.
rompre sous le choc dos projectiles i]o l'ennemi condamnait les ingénieurs cà faire les échelles lourdes et massives au détriment de leur hauteur. Les Grecs leur donnaient 10 mètres, j'hésite à penser que les échelles des Assyriens aient jamais atteint cette dimension (fig. 57, 58, 68, 69) '.
En général on montait à l'assaut des courtines quand les béliers ou les mines avaient démantelé les tours et que les ouvrages flanquants n'étaient plus tenables.
Des archers et des frondeurs postés au sommet des hélépoles et sur la faussebraie couvraient d'une nuée de projectiles les défenseurs de la courtine ; les escaladeurs approchaient alors les échelles et s'élançaient sur le rempart.
FiG. 68. — pniSE d'une ville par ESCiLADE. (botta, Khorsubtid.)
Réussissaient-ils dans leur tentative, la ville était virtuellement prise si elle n'était garantie que par une enceinte, mais il en allait tout autrement quand derrière le chemin de ronde se dressait la muraille.
Il fallait procéder à un nouveau siège, souvent plus périlleux et plus difficile que le premier.
Les armes de jet des Assyriens, des Hébreux, des Perses et des Grecs avant les guerres médiques étaient l'arc et la fronde. L'artillerie névrobaliste et à contrepoids paraît être une conquête des Grecs. Pas un bas-relief, pas un texte sérieux ne laisse môme supposer (|u'('lle lut connue des Orientaux. La Bible et Hérodote par-
1. Voir p. 130, noie 1. Les AssyriLMis, qui disposaient, pour lùUl bois de eluiipente, des cèdres qu'ils allaient conquérir dans le Liban, ne durent jamais atteindre à l'habileté des ouvriers européens. J'ai peine à croire qu'ils aient jamais donné à leurs échelles, jilus lourdes el i)lus mal façonnées que celles des Grecs, une longueur supérieure à 8 ou 9 mètres. Je recommande la lecture de tous les chapitres que les poliorcétiques grecs ont écrits sur les échelles de siège, ils sont d'un giand intérêt. Héron, § H, XIX el XXII; Philon, I. I, S iil ; 1. III, §40; 1. IV, §1 et 59.