AVANTAGES DE LA DÉFENSE
lont des archers et des frondeurs, mais ne font aucune allusion à des machines de jet. Je me suis expliqué à ce sujet '.
Les flèches et les pierres lancées à la volée par des soldats vigoureux et habiles atteignaient à 180 mètres environ ^ Ce tir sans précision devenait néanmoins dangereux par la multiplicité des projectiles et la nature de leur trajectoire.
Tandis qu'une flèche tirée de plein fouet arrive sans grande force à l'extrémité de sa course, elle est encore animée de toute la vitesse acquise pendant sa chute quand elle a parcouru une courbe parabolique ^
Mais si le tir à la volée était obligatoire dans les premières périodes du siège, il devait le céder au tir de plein fouet dès que les ennemis se rapprochaient. J'ai pu
Fir,. G9. — TRAVAUX DE SAPE EXÉCUTÉS A L'aBRI DES TORTUES DE IH S E U R (P. 141, NOTE 1, ET P. liTj.
(laïard, Monuments.)
déduire, des tracés usités en Assyrie et en Susiane, la portée très dangereuse des arcs : elle n'excédait pas 30 mètres *.
Cet état rudimentaire de la balistique créait en faveur de la défense un immense