‹ L'Acropole de SuseChapitre 111 sur 171 · p. 141, note · texte numérisé non relu

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2. La portée maximum des arcs est donnée par Strabon qui l'évalue à plus d'unstade (184" ,40). L. XIV, § 1, 23. A Suse, nos ouvriers, lieaucoup moins exercés que leurs aïeux, lançaient avec une fronde une pierre de la grosseur d'un petit œuf à 120 et 130 mètres.

3. Une ilèche décochée à toute volée parcourt d'abord une courbe parabolique, puis, après avoir décrit un arc d'hyperbole très court, tombe verticalement et atteint le sol avec la vitesse acquise pendant sa chute. Si le trait a été tiré d'une tour haute de 30 mètres avec une vitesse initiale, capable de lui faire parcourir 180 à 190 mètres, il s'élèvera à plus de 100 mètres. En ce cas, il retombera avec une vitesse telle qu'il traversera un madrier de 0°',05 à 0",06 d'épaisseur. Une pierre de fronde devient dans les mêmes conditions un projectile très dangereux.

C'est pour se garantir des llèches et des pierres lancées à toute volée par les ennemis que les Assyriens terminaient leurs pavois par une toiture courbe ou horizontale.

4. P. 132 et 133. A 80 pieds (30 mètres environ), l'assaillant était à la merci des arcs et des frondes. Mais la portée dangereuse des armes de jet s'étendait même jusqu'à 115 et 120 pieds (13 mètres environ). Les Grecs au temps de Philon admettaient 100 coudées (40"", 20), puisque d'après cet auteur (1. I, § 33) 100 coudées doivent répondre à l'espacement normal des tours.

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