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SIEGE DE SLiSE.
l'étendue rostreinto du Memnonium, la parfaite cohésion des ouvrages, leur excellent tracé et leur facile surveillance rendaient encore plus vaines les ruses des assiégeants et les défaillances de la garnison. Il fallait donc recourir au blocus ou au siège régulier.
Le blocus précédait toujours l'attaque pied à pied.
L'assaillant entourait d'abord la ville d'une ligne de contrevallatioii pour se défendre contre les sorties (fig. 59 et 100), et de circonvallalion pour se prémunir
Flfi. 133. — SEN\ACHEr,lB DEVANT I.ACHIS. DÉFENSE DU C A M 1' n n V A L ( I. A Y A R D. MolUllllt'Ilts),
contre les attaques à revers; il se logeait ainsi dans un espace annulaire, véritable camp retranché, où il allait accumuler, plusieurs années durant, ses troupes et son matériel. La Bible abonde en descriptions de sièges dirigés ou supportés par Lsraël; le début des opérations est toujours signale'' par la construction de levées de terre ' .
L'antiquité fut toujours dure aux habitants d'une place de guerre. Dès le début du siège, le général sacrifiait sans merci les bouches inutiles. Seuls les hommes en état de porter les armes ou de réparer les brèches, les femmes capables de cuire le pain, étaient épargnés.
Dans ces conditions, les provisions duraient longtemps, parfois même les champs compris derrière les murailles étaient cultivés ; les blocus simples pouvaient donc s'éterniser.