NEGRITOS
conliH' Sennachérib ; tandis que les ancêtres des Loris faisaient partie de ces petits peuples que réunissaient contre un ennemi commun les mêmes rancunes, les mêmes craintes, les mêmes intérêts.
FIG. 23. — AnïEXS (ciS-UELIEF SASSAMDE DE N i K H CH É-li È D J E b)
Pour toutes ces raisons, je verrai dans les royaumes de Parsoua ou de Parsouach des inscriptions assyriennes un seul et même pays, TArdilan moderne (comparez la carte antique avec la carte moderne), peuplé comme de nos jours par des Perses, au sens et Imograij laque mais non géographique du mot.
La découverte, dans les nécropoles parthes du Memnoniuin, de crânes négri-
tos ', le type si franchement négroïde des Élaniites (fig. 31, 32, 30, 37 et 3S ; (•i>in]i. lig. 6, 7 et 8) reproduit sur les bas-reliefs assyriens, les émaux de répoquc des Achéménides exhumés des fouilles de Suse -, confirment les renseignements (lue les historiens classiques' fournissent sur les Éthiopiens du levant. Ces noirs à cheveux plats qui au temps d'Hérodote et de Strabon existaient à l'état de race pure sur les côtes méridionales de la Perse et du Béloutchistan, ces Kliousis « maigres, chétifs, laids, au teint cuivré presque noir » qui peuplaient encore la Susiane au x" et même au xiif siècle ^, sont les aïeux des métis négritos tiuc nous avons rencontrés depuis le détroit d'Ormuz jusqu'à Dizfoul.
D'autre part les caractères anthropologiques si nets des Négritos, la persistancr
de ces caractères à travers les siècles, sont des l)reuves formelles que les races noires susiennes n'eurent jamais de liens de parenté avec les noirs d'Afrique, notamment avec les l-lthiopiens et les Nubiens. Ceux-ci sont dolichocéphales, grands, forts, à cheveux crépus; ceux-là brachycéphales, petits, à ;^ cheveux plats : différences qui n'avaient échappé ni à Hérodote^ ni à Strabon \
Le sang noir des modernes Dizfoulis, des gardes royaux de Darius et des Susiens, leurs aïeux communs, ne provient donc pas d'un appoint artifif-iel apporté par des esclaves de la côte d'Afrique. Il faudrait au contraire aller chercher les parents des Dizfoulis à l'est de l'Élam. Les Négritos possédaient la Susiane dès les temps les plus anciens, de même que l'Asie méridionale et orientale, où l'on retrouve partout leurs traces, îlots isolés au milieu des peuples conquérants. Séduits sans doute par la merveilleuse richesse des plaines qui s'étendent au sud-ouest des Zagros, ils se fixèrent en grand nombre sur les rives des grands lleuves et constituèrent de bonne heure un royaume puissant.
Pendant de longs siècles la race noire ne dégén('ra pas. Des croisements dus au transport des femmes babyloniennes dans les harems des chefs susiens. et aux guerres contre l'Assyrie, introduisirent dans la population quelques traces de sang sémitique. Malgré les sauvages expéditions (rAchchoiirbanipal, les traits
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(bas-behef Égyptien).