Hérod., 1. I, § 101; 1. IV
k. Voirsup., p. y, 13 et notes.
de Cyrus et dresser la carte achéménide de la Perse. J'en tracerai les grandes lignes avant de conduire plus loin cette enquête sur la géographie ethnographique et politique de l'Iran.
Au moment où l'hégémonie des peuples aryens allait échapper aux mains des Mèdes, le sang mongol dominait au nord, à l'est et à l'ouest de la mer Caspienne, et s'étendait comme une gerbe issue des passes du mont Damavend. Il perdait de sa pur<!té à mesure que la périphérie de la gerbe s'agrandissait.
Le sang aryen se conservait sans mélange derrière les montagnes du Loristan, surtout dans le Fars, protégé par la configuration du sol et par une épaisse couche de métis mongols-aryens contre les invasions scythcs et les armées assyriennes. Les métis négritos peuplaient les plaines de la Susiane et les côtes méridionales de la Perse ; ils se rapprochaient d'autant plus du type primitif qu'ils habitaient des régions plus voisines des bouches de l'Indus. Sem régnait en maître sur la rive droit»' du Tigre.
Des Mongols restés très brachycéphales occupaient également depuis les temps h's plus reculés les vallées des monts Zagros, comme cela est attesté par les Grecs ' et rendu manifeste par la fixité de quelques caractères très particuliers des Bakhtyaris et la découverte des crânes brachycéphales susiens ■.
Parqués entre d'immenses montagnes, les peuples s'immobilisent; c'est le cas des Iraniens, dont l'immutabilité fut toujours l'apanage. Les révolutions politiques et religieuses les plus violentes, l'avènement des dynasties mongoles, la chute du mazdaïsme devant l'islam triomphant, les succès des Parthes, renversèrent ou amenèrent au pouvoir quelques états-majors, modifièrent les formules religieuses, mais laissèrent à peu près intacte la répartition des races et les grandes cloisons administratives tracées par Darius dans son grand empire.
Si l'on s'en rapporte à l'examen des cartes qui viennent d'être dressées, il semble pourtant que l'équilibre séculaire de la Perse ait été précédé de luttes 1crril)les et que les Aryens qui conquirent à titre définitif le Fars et le Lorislau durent couper en deux tronçons les tribus inongoliques campées en Médie.
L<'s Perses, quel ([ue fût leur point de départ, s'enfoncèrent comme un coin le long des Zagros et retranchèrent du tronc de la race scythe le rameau bakhtyari. La terreur des grandes armées assyriennes dirigées, depuis le règne de Salmanazar II jusqu'à la constitution du royaume mède, contre le Parsouach, le Kharkhar, le Manna, la M('die, et les tribus éparses tant aryennes que mongoles qui vagabondaient sur les hauts plateaux, contribuèrent également à ce mouvement de concentration des brachycéphales, d'un»^ part dans les déserts du nord et d'autre part dans les montagnes du sud. Plus tard les instincts migratcMirs des races