‹ L'Acropole de SuseChapitre 51 sur 171 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

:i. La chronique f;iit mourir cl(? maladie Oumnunialdach II, mais les Assyriens accusent Oiirlald d'avoir fait assassiner son Irère Oummanaldach et ses neveux. Maspero, Hist. anc, p. 401. 4. Citron, babyl., p. 70.

70 LACHOPOLE DE SUSE.

Contre toute vraisemblance, les réfugiés susiens furent autorisés à rentrer dans leur pays. Après avoir fait preuve d"une générosité aussi inaccoutumée chez un monarque assyrien, Achchourbanipal pensait avoir mérité la reconnaissance de la cour et du peuple élamite : il s'aveuglait cruellement. Les partisans de la guerre mirent au compte de leurs ennemis politiques la colère des dieux, excitèrent à leur tour les rancunes populaires et précipitèrent le pays dans une nouvelle aventure '. Eurent-ils tort? L'histoire ne sera jamais trop indulgente pour les erreurs patriotiques ; en tous cas on n'acquitte pas avec des sacs de blé les dettes sanglantes que les Assyriens avaient contractées envers le peuple de Suse. . Ourtaki entretenait de secrètes relations avec Nabouzikiroussour, sous-gouverneur des marches assyriennes limitrophes de rÉlam; les négociations, habilement conduites par son lieutenant Mardoukzikiressis. eurent un plein succès. Nabouzikiroussour et son chef direct Belbousou entrèrent dans un complot qui avait pour l:>ut de livrer la basse Chaldée au roi de Suse. Les hostilités éclatèrent; l'armée d'Ourtaki souleva le pays et envahit lAccad. » Les gens d'Elam, comme une nuée de sauterelles, ont couvert le pays d'Accad : ils ont établi leurs camps sous les murs de Babylone et s'y sont fortement retranchés. » Achchourbanipal se précipita à la rencontre des enn<Miiis, les cullnita hors des frontières et renoua des relations avec le paili de la paix. Ourtaki paya de sa vie sa tentative imprudente. Il fut assassiné par un de ses courtisans. Un crime l'avait placé sur ce trône, un crime l'en précipitait.

Son jeune frère Téoumman lui succéda. Il usa tout d'abord de la souveraine puissance pour exiler tous ses neveux. Ainsi d'ailleurs avait fait Ourtaki à l'f'gard des enfants d'Oummanaldach. Les fils d'Ourtaki s'enfuirent en Assyrie et ranimèrent, par le récit des tragédies du palais, l'espérance et les convoitises d'Achchourbanipal. Le roi d'Assyrie rassembla son armée et re])rit la route si souvent parcourue de l'Elam.

Les astres et les dieux complotaient la perte de Suse. Éclipses, rêves, prodiges favorables se succédaient sans relâche. Téoumman ne pouvait résister à tant d'efi'orts coalisés ■.

Le monarque élamite se retrancha derrière l'Oulaï, près du bourg de TouUiz. L'armée assyrienne franchit le fleuve et en vint aux mains avec les Susiens dans les bois de palmiers qui longeaient la rive gauche.

La bataille dut être acharnée. Le roi de Kissie et le prince royal combattirent au premier rang et firent si vaillamment leur devoir que Téoumman, percé d'une flèche (fig. 36), tomba ainsi que son fils Tammaritou aux mains des ennemis. Les

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