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L'EXPANSION IMMÉDIATE ET L'EXPRESSION SENSIBLE DE L'ACTION

Planté dans l'organisme, l’acte, par une poussée naturelle, se produit au dehors. Il faut reprendre ici le langage des phénomènes sensibles, parce que, par l’opération volontaire et l’exécution organique, l’intention retombe dans le domaine et sous la loi du déterminisme mécanique. Point de pensée, si épurée qu’on la suppose de toute image, qui ne soit liée à une modification cérébrale; pas un mouvement élémentaire qui, dans le système plein du corps, n’intéress les organes solidaires; pas une fonction physiologique qui ne rayonne au delà de la périphérie. Par notre présence, par notre action, nous nous répandons autour de nous; et nous ne pouvons remuer, respirer, vivre et penser sans nous marquer au dehors : l'atmosphère de l’individualité même est illimitée.

C’est de cette apparente nécessité qu’il faut à présent rendre compte. La vie individuelle a une expansion inévitable. Que signifie cette sortie ou cette exergie, pourrait-on dire? Pourquoi la personne humaine dépasse-t-elle son enceinte? Cette brutale expression de l’activité intime, qui jette l’œuvre de notre pensée dans la promiscuité des phénomènes mécaniques, recèle-t-elle encore une secrète aspiration et garde-t-elle une empreinte de la volonté initiale? Comment les actions se distinguent-elles des faits quelconques et des phénomènes communs au%quels ce nom semble ne point s'appliquer?

Questions neuves à résoudre, et dont il faudra déterminer le

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