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LA VOLONTÉ AFFIRMÉE ET MAINTENUE

Indestructibilité de l’action volontaire.

C'est un fait : les prétentions humaines reçoivent, en somme, un complet démenti. Quoi qu’on ait gagné de ce qu’on a voulu, la banqueroute, à se placer dans l’ordre même des choses voulues, est inévitable. Mais ce fait, comme tout autre, n'apparait nécessairement à la conscience qu’en suite d'une initiative plus profonde; c’est un effet qu’il faut rattacher, par un lien de nécessité, à sa cause, avant de voir quelle en est l’efficacité forcée, avant de comprendre comment, lui aussi, rentre dans le déterminisme ‘de la volonté.

Trois propositions résument cet enchainement nécessaire. — Le sentiment de l’apparent avortement de notre action n’est un fait qu’autant qu’il implique en nous une volonté supérieure aux contradictions de la vie et aux démentis empiriques. — La présence, en nous, de ce qui n’est pas voulu, met en évidence.la volonté voulante dans toute sa pureté. — Et ce mécanisme interne ne fait que manifester la nécessité où se,trouve la volonté de se vouloir et de se poser elle-même. Ce que nous avons d’être, nous le subissons; mais en même temps nous ne pouvons manquer de l’adopter comme de notre plein gré.

Ainsi, par un progrès inévitable de l'analyse qui met simplement en lumière une vérité déjà vivante en nous, nous sommes amenés à vouloir non plus l’objet, non plus le fait, mais l’acte où

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