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L'ADHÉSION DE LA VOLONTÉ A SA PROPRE NATURE

minisme interne de l’action voulue. On commence donc à voir maintenant comment l’un se relie à l’autre. Les contradictions en apparence les plus répugnantes à la volonté ne servent qu’à mettre en lumière son invincible attachement à elle-même. Par ce qu'elle nie, elle s'affirme et s’édifie indestructiblement Supprimez tout ce qui est voulu, pour ne laisser que ce qui n’est pas voulu : cette méthode rigoureuse de suppression révèle plus areuse de suppression révèle plus précisément ce qui veut, et ne réserve ‘éserve plus au vouloir que la ressource de au vouloir que la ressource de se vouloir. C’est ce qu’il faut bien entendre.

Mais comme on doit prendre garde de ne pas méconnaitre le sens de ces constatations nécessaires! les méconnaître, ce n’est pas les supprimer ni en prévenir les effets; mais ces effets mêmes, une fausse interprétation peut les pervertir en égarant la volonté réfléchie dans la suprême option à laquelle bientôt elle sera forcément conduite. Il importe donc de comprendre, comme il faut, l’apparent avortement de l’action, et de montrer par quelles démarches suivies nous arrivons‘à constater ce fait, ce fait décisif dont il restera à déterminer les conséquences forcées.

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Dans son découragement de ne pouvoir aboutir d’abord où semblait la porter l’ardeur conquérante de son ambition, la volonté déçue par tout ce qu’elle a voulu va-t-elle, comme l'a imaginé le pessimisme, retomber au néant? Mais ce néant que parfois elle paraît désirer et pressentir, n’est pas (et c’est pour lui fermer cette fausse retraite qu’il a été bon, dès le début, de dissiper toute la feinte espérance des désespérés). Mais ce néant, on a vu qu'aucun appétit vrai ne le convoite. Mais on a muré cette voie du néant, sans retour; et, comme un obstacle d’une résistance infinie, ce rempart repousse de son impénétrabilité l’élan dont il est heurté. En paraissant souhaiter de s’y abimer, la volonté qui, de l’épuisement du phénomène, feint de se jeter au néant rejaillit en ellemême. Elle y retrouve son propre et véritable être, qu’elle sache ou non le nommer pär son n.n. L’indestructible attachement de la vie à la vie est, malgré un caractère de nécessité apparente, l'effet d’une foncière adhésion de la volonté à sa propre nature : le vouloir seul est assez fort pour barrer la route au vouloir et Fempêcher de se détruire.

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