‹ L'actionChapitre 210 sur 273 · CINQUIÈME PARTIE L’ACHÈVEMENT DE L’ACTION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE L’ACHÈVEMENT DE L’ACTION

Le terme de la destinée humaine.

L'action ne s’achève pas dans l’ordre naturel. Mais le seul nom du surnaturel n’est-il point le scandale de la raison”? Et la seule attitude du philosophe en face d’un tel inconnu n'est-il pas de l’ignorer, ou, plus résolument et plus franchement, de le nier? — Non. Le nier ou l’ignorer, c’est là ce qui est contraire à l'esprit philosophique. Loin d’empiéter sur un domaine réservé, il faut montrer que toutempiétement réel est impossible : de cette impossibilité même ressort une relation nécessaire; et c’est encore à la science rationnelle d'étudier l'indépendance absolue et la nécessité de cet ordre supérieur.

C’est du surnaturel qu’il est surtout juste de répéter la parole d’Aristote sur la philosophie première : QC S'il ne faut pas philosopher, il faut encore philosopher. » On ne peut exclure la métaphysique que par une critique métaphysique : prétendrait-on donc se prononcer contre ce qui, par hypothèse, est étranger à l’ordre philosophique, sans que ce jugement sommaire excédât en rien la compétence philosophique? Deux propositions dépassent également le droit strict de la science purement humaine : « Ce n’est pas. » — « C’est. » Or, montrer qu'il est impossible à la philosophie de repousser ou de constituer par ses seules forces une vérité, une action, une vie supérieure à la nature, c’est encore œuvre de philosophe. Et pourtant cette critique en apparence toute négalive qui demeure sur le terrain même de ceux

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