RETARDATAIRES
Plusieurs abonnements de 1919 n'ont pas encore été payés, un plus grand nombre de 1920 restent dus, bien que l'abonnement soit payable dès janvier. Nous prions les retardataires de se mettre en règle et, pour faire les choses grandement, de nous recruter en même temps chacun un nouvel abonné.
MILLE NOUVEAtJX ABONNÉS
Nous rappelons à nos amis que l'Action française a besoin, pour équilibrer son budget, de mille nouveaux abonnés. Que chacun fasse sa part ! Nous tenons dos carnets d'abonnement à la disposition des propagandistes.
A TRAVERS LA VIE COURANTE
La CcUlcldicin Que nos amis de Québec ne doivent pas s'endormir FvnrpçQ sm *eurs lauriers après la victoire remportée au
^ * Château Frontenac, certes je n'ai pas à le leur
apprendre. Ils le savent autant que moi. Ils le savent probablement mieux. Car de circuler quotidiennement dans e or ville, de venir en contact avec d'importantes compagnies, de feuilleter des documents officiels, leur permet de constater de visu quelques-unes des nombreuses injustices dont souffre encore notre langue. Je veux toutefois, puisqu'un de mes correspondants m'a envoyé un dossier à ce sujet, signaler l'attitude intolérable, en un centre canadien-français comme Québec, de la Canadian Express.
Cette compagnie de messageries fait affaires dans notre province et est soumise à la loi Lavergne. Que dit cette loi : « Doivent être imprimés en français et en anglais les billets des voyageurs, les bulletins d'enregistrement des voyages, les imprimés pour lettre de voiture, connaissements, dépêches télégraphiques, feuilles et formules des contrats, faits, fournis ou délivrés par une compagnie de chemins de fer, de navigation, de télégraphe, de téléphone, de transport et de messageries ou d'énergie électrique, ainsi que les avis ou règlements affichés dans ses gares, voitures, bateaux, bureaux, usines ou ateliers » (Statuls de Québec 1910, Chapitre, 40, 1682c) Or la Canadian Express refuse, à ses clients qui les lui demandent, des connaissements, des formules de contrat, etc., rédigés en français. Comme ces imprimés contiennent des indications importantes, il peut en résulter des 'torts graves pour l'expéditeur. On se rappelle le procès auquel a donné lieu, en 1918, une attitude semblable de la Dominion Express. Celle-ci fut condamnée. C'est le recours ultime. Une mise en demeure énergique, venant d'un groupe bien organisé produirait probablement de bons résultats. Nous l'attendons des ligueurs québécois.
IntCTV entions QUI Que d'occasions d'ailleurs, en dehors de
<? imt)OWrit Québec comme à Québec même, s'offrent à
" ' de nécessaires et fructueuses interventions.
A la porte de l'annexe du Palais de Justice de Montréal, on pouvait voir,
le matin du mercredi des cendres, une pancarte unilinguej Cloml.
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Légal Holiday. C'est la même qui trônait là, l'an dernier. Un bon nombre de passant ont dû la remarquer. Combien ont songé à protester? Ah ! la multitude innombrable de ceux qui disent : « Çà ne me regarde pas » ou encore : « Quelqu'un va certainement intervenir », et continuent leur chemin. Quelle large part de responsabilité ils portent dans les traitements indignes que subit notre langue ! Bon nombre d'avocats ont aussi reçu du cabinet du Procureur général des lettres avec ce sceau : Department of the Attomey gênerai. En est-il dix, en est-il cinq, en est-il un qui aiet logé à bonne enseigne une vigoureuse protestation ?
Et les jolis noms de nos villages qu'on est en train d'angliciser ! Dans le comté de Soulanges,il existe une paroisse bien française, gentiment appelée Les Cèdres. Or un ami me montrait dernièrement une lettre venue de cet endroit et dont l'étampe postale portait Cedars. J'ai d'ailleurs vu moi-même, à maints endroits, en Europe, des cartes françaises de la province de Québec, distribuées par ordre du gouvernement fédéral et sur lesquelles le même village français était baptisé du même nom anglais. Ne serait-il pas temps que les braves citoyens des Cèdres s'insurgent contre une telle déformation?
NOÏYIS C'est ce que viennent de faire, dans un cas sem-
Opnora-bhîniJip<i ^a^e> ^es notables de la paroisse Sainte-Germaine & & y H (ju Lac Etchemin. On avait infligé à leur bureau
de poste le nom de Lake Etchemin. Une protestation en bonne et due forme, qu'ont signée les autorités sociales de l'endroit, a été adressée au ministre des Postes. On en attend actuellement le résultat. Nous l'annoncerons à nos lecteurs dès que la réponse d'Ottawa sera venue. Puisse cette démarche réussir aussi bien que celle toute récente, due à l'initiative d'im vaillant militant de la cause française, le docteur Dubé, de Notre-Dame du Lac ! A la station de la Rivière Bleue, les agents du Transcontinental apposèrent une enseigne ainsi libellée : Blue River. Sans se demander si d'autres protesteraient, sans se dire : Je suis médecin, donc ça ne me regarde pas, sans prétexter que son temps était déjà pris par la campagne vigoureuse qu'il mène contre une vraie plaie sociale, l le docteur Dubé entreprit de faire disparaître les deux mots anglais, véritable injure à une population complètement française. Son intervention fut couronnée d'un plein succès et la Rivière Bleue
1 C'est au docteur Dubé que nous devons la brochure. : Tueur* à' enfants, courageux réquisitoire contre les sirops calmants nocifs.
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étale maintenant son joli nom, en belles lettres françaises, sous les yeux des voyageurs.
Sociétés H est un sujet dont j'ai déjà dit un mot en passant
ûirnv)Oûrû<; e* ^u '^ ^aucu"a ^en vider à fond un de ces jours : celui ° v de la participation des nôtres aux sociétés de secours mutuels d'origine étrangère. En attendant, je livre les lignes suivantes aux méditations de ceux qui croient que notre langue est bien traitée dans ces associations. Elles sont extraites du bulletin mensuel : Le Forestier catholiqve, livraison de janvier 1920, première page. Sous le titre : Sonnez en Branle le Vieux, Resonnez le Nouveau, et le sous-titre : Une bonne resolution que chaque forestier doit faire et garder, nous lisons :
« Résolu que, avec l'aide de Dieu je ferai Fan 1920 le meilleur de ma vie
« Meilleur dans mes affaires d'état pour m'en servir de toutes les occasions légitimes de m'avancer au monde et d'amasser une compétence pour ma famille.
« Meilleur personnellement — dans les habitudes de la vie, dans le soin de la santé, dans la cultivation de l'esprit par la lecture des livres qui vaut la peine, dans l'économie, dans le bon goût, etc., pour avoir le propre respect de soi-même et de savoir qu'on fait du progrès dans la personnalité.
« Si chacun déterminerait d'avoir un tel dessein et de faire usage de tous les moyens pour rendre le nouveau an le meilleur de tous, quelle noble satisfaction il aurait Je 31 décembre 1920. »
JJyI Et au bas de ce charabia, la photographie d'ime famille de
rnmhlo f°restiers> *e Pèfe et ses huit fils, dont deux, jolis grands gaillards de dix-sept à dix-huit ans, portent cette inscription : Edward et Léo (jumelles).
Contre ces jumelles, et le pauvre s cribe qui en est l'auteur, quelqu'un des nôtres, membre de l'ordre des Forestiers catholiques, a-t-il proteste ?
Pierre Homier.
") mars 1920.
Nos conférences — L'extrême abondance de matière qui nous oblige aujourd'hui à omettre des articles déjà composés, nous contraint pareillement à faire très courte cette chronique.
Notons simplement le beau succès de notre dernière conférence de Montréal et la clôture de notre série d'Ottawa. A Montréal, Henri d'Arles parlait de la culture française. Il a été présenté par M. Orner Héroux. Le président d'honneur de la séance était M. Georges Le Bidois, professeur de littérature française à l'Université de Montréal. A Ottawa, M. l'abbé Olivier Maurault, p. s. S., a parlé du régionalisme et M. Louis Durand de la renaissance des Tchèques.
La dernière conférence de la série montréalaise sera donnée à la salle Saint-Sulpice, le jeudi 8 avril. M. Guy Vanier, vice-président de V Association catholique de la Jeunesse, parlera de nos énergies méconnues.
Nos publications — Plusieurs publications sont actuellement sur le métier et paraîtront dès que les circonstances le permettront. Nous comptons ainsi faire paraître, fin avril, Y Au service.de la tradition française, de M. Montpetit, vers le 15 mai, la Vieille Maison, de Mlle Blanche Lamontagne et, fin mai, les Lendemains de conquête, de M. l'abbé Groulx. Nous préparons aussi la publication, en un petit volume, de nos trois conférences universitaires (Mgr Gauthier, M. l'abbé Maurault. M. Antonio Perrault. Nous publierons également la Culture française, la Tragédie acadienne, d'Henri d'Arles, les Énergies méconnues, de M. Guy Vanier, etc. On voit que le programme est assez vaste, mais la rapidité de la réalisation dépend du papier.
A noter la réédition récente des Refrains de chez nous (10 sous l'exemplaire, $8 le cent, $70 le mille, port en sus).
Pour les prix — Que nos amis n'oublient point, à l'occasion des prochaines distributions de prix, de nous recommander aux commissions scolaires.
Notre Almanach — Nous préparons la publication de notre Almanach. Que nos amis songent tout de suite à leurs commandes. La
crise du papier obligera probablement h limiter le tirage.
Notre Comité — Nous avons le plaisir d'annoncer l'entrée dans notre comité directeur de M. Antonio Perrault qui nous avait déjà donné beaucoup de marques de sympathie.
Jean Bkauchemin.
Comment servir