CONFÉRENCES
Comme la chose a déjà été annoncée, notre série de conférences sera donnée cette année par M. Henri d'Arles. Nous n'avons pas à faire ici l'éloge de notre conférencier. Ceux qui l'ont lu connaissent sa haute culture et son remarquable talent de littérateur. Il a charmé l'an dernier nos auditeurs de la salle Saint-Sulpice, et c'est pour leur renouveler ce plaisir, pour leur permettre de le mieux goûter, que nous avons invité M.Henri d'Arles à donner cette année la série de nos six conférences. Le sujet sera : Nos historiens. Elles auront lieu dès novembre, le deuxième jeudi de chaque mois, à la salle Saint-Sulpice. Le prix des billets, tous réservés, est de $2.50, $2.00 et $1.50. Ici encore nous avons pensé à 7ios abonnés. Puisqu'ils font partie de notre famille, il nous a semblé qu'ils avaient droit à quelque traitement de faveur. Il a donc été décidé de laisser à moitié prix nos billets de conférences, à tous ceux, anciens ou nouveaux, qui paieront, dès octobre, leur abonnement de 1921 à /'Action française. Nous leur remettrons, sur demande, une carte d'entrée.
A TRAVERS LA VIE COURANTE
SbïVÎCC Le ministère des Postes est peut-être, de tous, celui dont
Postttl ^a lanëue française a le plus à souffrir. Et, fâcheuse coïncidence, c'est le seul qui ait comme titulaire, à l'heure actuelle, un de nos compatriotes. Hâtons-nous d'ajouter que ses services pénètrent plus que ceux des autres dans notre vie quotidienne et l'exposent ainsi plus facilement à heurter nos droits.
Mais cela ne saurait excuser la situation intolérable que nous subissons. Maintes fois dénoncée, autant de fois « prise en sérieuse considération », d'après leurs dires, par les autorités supérieures, elle n'en persiste pas moins à ne pas changer. Quelle intervention aura enfin raison de la mauvaise volonté ou de l'inertie des chefs ?
IfîtCTVŒtîon En voici une qui pourra au moins secouer quelque OÙÙOïtUfîC Peu ^eur torpeur. « Comme vous l'avez sans doute observé par la correspondance que nous avons eue en ces derniers temps au sujet de la Rente », écrit le directeur de cette revue, M. Olivar Asselin, à l'inspecteur des Postes de Montréal, « les maîtres de poste ne motivent qu'en anglais le renvoi de la matière postale à l'expéditeur. J'ai l'honneur de vous informer qu'à l'avenir nous ne tiendrons pas compte de ces indications et nous ferons remettre la matière à la poste ce qui ne sera certainement pas de nature à faciliter le service. Officiellement nous ne savons pas l'anglais. »
Une large publicité a été donnée à ce geste d'action française. Puisse-t-il déterminer de la part des revues soumises au même traitement une attitude semblable ! Le mieux serait qu'une entente eût lieu entre leurs gérants afin d'en arriver à une action commune.
PïOtestatlOflS Plus d'une revue, en effet, proteste auprès du isolées ministre, mais leurs voix isolées n'obtiennent
qu'une satisfaction temporaire. La réforme essentielle, permanente, ne se produit pas. Ainsi le directeur d'une revue montréalaise recevait dernièrement d'un maître de poste du comté de Mégantic une de ces cartes si justement dénoncées par
M. Assclin. Il la retourna aussitôt avec cette note : « Veuillez donc envoyer des avis en français » . Mais la carte lui revint, accompagnée d'une explication du maître de poste. Il n'avait aucun des avis demandés. Une lettre fut alors adressée au ministre des postes luimême, M. Blondin. qui répondit, par retour du courrier : « Je donne instruction immédiatement afin que ces cartes soient envoyées en français ». De fait, quelques jours plus tard, la carte désirée arrivait. Presque en même temps le sous-ministre des postes écrivait au directeur de la revue que le fonctionnaire négligent avait été averti de tenir constamment à la disposition de ses clients des cartes françaises.
Pour efficace qu'ait été cette intervention elle ne règle qu'un cas particulier, elle n'atteint pas le mal dans sa source. Seule une action concertée aura quelque effet. Nous souhaitons vivement qu'elle s'organise.
DOÎtC à Puisque nous parlons des postes, un mot d'un
lettT€S sujet connexe. Les autorités postales, nous dit-on, essaieront bientôt d'obtenir que chaque maison, au moins dans les grandes villes, ait sa boîte à lettres. La question des inscriptions se pose alors. Nous en avons déjà parlé. Elle nous paraît importante.
Placée à un endroit proéminent, cette inscription attire les regards. Elle peut indiquer aux passants la nationalité des habitants de la maison, elle leur laisse du moins prévoir la langue en usage dans le qxiartier. Est-il raisonnable que nous nous présentions ainsi sous des dehors trompeurs ? C'est aux propriétaires sans doute que reviendra la charge de placer ces boîtes. Nous les prions instamment d'y faire poser l'inscription : Lettres. Et si quelques-uns manquaient à leur devoir, aux locataires alors de protester. De leur côté, les marchands de ferronnerie rendraient un réel service en s'approvisionnant maintenant de plaques françaises, en les réclamant sans tarder de leurs fournisseurs.
POUÏ Signalons, en terminant, le discours prononcé au
SUÏVÎVïe congrès des notaires par le bâtonnier de Québec. Nous avons déjà noté l'intervention courageuse de M. Ferdinand Roy dans une circonstance récente, en faveur des lois françaises. L'éminent avocat est revenu sur le sujet. Voici ce passage de son remarquable discours : « Sans développer une pensée que j'ai exprimée dans un autre dîner et dans une autre langue — je vous prie
seulement, vous nos collaborateurs, de tenir au moins pour suspects ces mots d'ailleurs vilains d'uniformité ou d'uniformisation des lois canadiennes, car ces mots, d'autant plus dangereux qu'ils sont prononcés par des hommes de bonne foi, représentent pour nous une très vilaine chose : il y a de belles morts, mais le suicide est laid et les nations ne périssent que parce qu'elles se suicident. Non. Façonnées sur notre personnalité individuelle et sociale, nos lois civiles françaises sont sacrées et il importe de bien faire entendre à tous qu'on n'y touche pas ». De telles paroles valent des actes. Elles rallient les soldats autour du drapeau menacé. Elles ébranlent l'audace des envahisseurs. Elles fortifient nos positions. Les répandre c'est accroître encore leur influence.
Pierre Homier.
8 septembre 1920.
Notre mémoire — On trouvera ailleurs les indications relatives à notre revue et à notre prochaine série de conférences. Notons tout de suite ici que V Action française a cru devoir adresser au Comité catholique du Conseil de l'Instruction publique, à propos de l'enseignement du français et de l'anglais dans nos écoles, un mémoire dont les journaux s'occupent. Nous donnerons dans notre prochaine livraison le texte de ce mémoire. L'espace nous manque aujourd'hui.
-4 Chambly — Le 19 septembre, au vieux fort de Chambly, l'Action française avait l'honneur de présider à l'inauguration d'une verrière magnifique, rappelant le passé de cet antique témoin de notre histoire. L'un de nos directeurs, M. Anatole Yanier, a pris la parole en notre nom et dit la signification de ce geste.
Les retardataires — On trop grand nombre de nos abonnés sont encore en refard. Nous les prions de solder au plus tôt louis arrérages. Pour eux, c'est peu de chose; pour nous, c'est relativement énorme.
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Notre concours d'art dramatique — Plusieurs écrivains nous ont déjà manifesté l'intention de prendre part au concours d'art dramatique que nous annoncions en avril dernier. D'autres peuvent encore s'inscrire. Xous les prions de se rappeler que le concours porte sur l'anglomanie, que S350 sont offerts en prix, que les travaux devront être remis au secrétariat de l'Action française pas plus tard que le 1er juin 1921, terme du concours. Le jury du concours est composé de MM. l'abbé Olivier Maurault, Edouard Montpetit, Fernand Rinfret et Léon Lorrain.
Pour tous renseignements supplémentaires, s'adresser à nos bureaux.
Nouvelle collection — Xous avons inauguré par la publication d'une Méditation patriotique — l'article très remarqué que M. l'abbé Groulx écrivait dans le Devoir du 24 juin — une nouvelle collection à 5 sous . Suivront : les Mères, de Fadette, Notre idéal religieux et national, de M. l'abbé Curotte, etc.
Xous prions nos amis de faire un beau sort à cette nouvelle collection. Elle peut être un excellent instrument de propagande. Au cent, $4, au mille, 835, port en plus.
Notre Almanach — Xous sommes à préparer notre Almanach. 11 paraîtra entre le 1er et le 15 novembre. Avis donc à tous les propagandistes.
En dépit de la crise du papier, nous n'avons haussé que de 5 sous le prix de vente au détail de l'Almanach. Les propagandistes bénécieront de remises variant de 20 à 35%- L'Almanach, suivant les quantités achetées, se vendra :
De 50 à 99 exemplaires, 20 sous;
De 100 à 499 exemplaires, 19 sous;
De 500 à 999 exemplaires, 18 sous;
De 1000 exemplaires en montant, ÎGJ^ sous.
Remises spéciales au commerce.
On est prié de faire les commandes le plus lût possible. Elles seront exécutées dans l'ordre de leur réception.
Publications prochaines — En dépit de la crise du papier, notre service de publications ne chôme point. Nous donnerons tout prochainement, à part notre Almanach, Chez nos frères les Acadicns, de M. l'abbé Emile Dubois, du séminaire de Sainte-Thérèse (impressions de voyage et récits historiques, 200 pages avec 10 hors-texte), à 75 sous, et l'édition de luxe de Chez nos ancêtres, de M. l'abbé Groulx, avec 60 dessins de Mclsaac (112 pages, couverture en deux couleurs) à 50 sous.
Propagande — Avec l'automne arrive la saison par excellence de la propagande. Que nos amis en profitent pour multiplier les abonnements à la revue et accélérer la vente de nos publications diverses.
Le secrétariat de Y Action française, 45, Immeuble de la Sauvegarde (Téléphone : Main 912) est toujours à leur disposition.
Jean Beau chemin.