MEDITATION
Le 24 juin 1920 inspira à M. l'abbé Lionel Groulx de profondes réflexions. L'article qu'il en composa pour )c- Devoir est de si belle venue que V Action française le répare! en brochure, à des milliers d'exemplaires l En un lumineux raccourci, c'est l'expression des idées qui résument la tradition de notre race, soutiennent ses luttent du présent, contiennent les promesses de son avenir.
M. l'abbé Groulx, en cette fête nationale, aperçoit des nuages à l'horizon. Il souhaite leur disparition. Historien, il fait plus et mieux que de ressusciter le passé. Il y puise les mots d'ordre qui doivent commander l'action d'aujourd'hui. Son tenace optimisme résiste à la persistance qu'apporte le vainqueur à parfaire sa conquête; il fait tête à la difficulté des problèmes liés au développement moral, intellectuel, économique des Canadiens français. Impérialisme accru par la guerre et qui fait songer à l'annexion ou à l'indépendance; abandon aux étrangers de richesses naturelles nécessaires à notre progrès matériel; dispersion des Canadiens français qui rend difficile la résistance aux assauts livrés à notre langue française, nos lois et nos écoles, — dangers dont se préoccupe le patriotisme de M. l'abbé Groulx, mais dont il ne s'effraie pas. Ne doutons pas des lendemains. Des heures plus sombres — celles de 1764 lui paraissent être les pires — furent vécues par notre race. Notre peuple trouva en son âme « la volonté de la survivance ». Son émancipation est due « à
/ Méditation patriotique par l'abbé Lionel Groulx; bibliothèque de l'Action française, 5 sous l'exemplaire.
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un psychisme moral extraordinaire », à « la puissance d'une originalité ethnique » qui redressa « en lui tous les instincts de la vie ». En obéissant aux mêmes appels intimes nous accroîtrons notre sur la terre canadienne.
«Intégrité catholique el se », telle est la condition
de notre durée. De quoi sont faits ces facteurs spirituels, comme lit. les conservant, nous en saurons tirer tout le profit, ces pages d prennent, Qu'o] t qu'on
les médite.
Je voudrais surtout 1 ous les yeux des étudiants
universitaires et des élèves de nos collèges. Nulle part
ils ne trouve; ont plus clairement indiqué le but assigné à
ivités prochaines. ( y puise-
é et le vouloir d'>
Antonio Peè
No ■■> — Nous annonçons ailleurs la série de nos six con-
férences pour l'année courante. Et le présent numéro de la revue contient la préface que M. Henri d'Arles veut donner à son cours et dont il a l'ait une primeur pour YActio se. Ces fortes pages
nous dispensent de toute autre réclame. Personne, du reste, de nos auditeurs de l'hiver dernier, n'a perdu du charme prenant
que leur avait laissé la conférence - rangaise. M. Henri
d'Arles es! un fervent dé notre histoire et de notre littérature. Il ne croit pas que, pour !• vec intelligi uce, il soit défendu de les ap-
précier. 11 a donné comme sujet général à ses conférences : ATos historié! tvoir qu'il débutera par une leçon d'ensemble sur la littérature canadienne et, qu'après quatre cours sur nos historiens, il terminera la série par une large conclusion. La parole et les écrits d'Henri d'Arles, chacun le sail parmi ceux qui l'ont lu ou entendu, sont aussi de l'action. Et tout en faisant, cette année, son métier de critique et d'historien, avec une absolue loyauté, il ne pourra se défendre de faire de son cours, par les seules tendances de sou esprit, de l'excellente action i