NOS DIRECTEURS CHEZ NOS AMIS
Les directeurs de la Ligue d'Action française ne peuvent répondre à toutes les invitations qu'on leur fait de participer aux diverses manifestations nationales ou religieuses. Leur bonne volonté ne peut rien contre leur petit nombre. Ils acceptent cependant, aussi souvent qu'ils le peuvent. C'est ainsi que, le premier juillet , l'abbé Lucien Pineault représentait V Action française au congrès de l'A.C.J.C. à Sherbrooke. M. Chrysostome Martineau devait y lire son rapport sur les luttes des jeunes troupes contre les infiltrations étrangères et la jeunesse voulut que l'un de nos directeurs présidât cette soirée d'action française. M. Pineault alla porter notre hommage à l'A.C.J.C. qui n'a pas à se méprendre sur notre fraternelle amitié ; puis, il rechercha les causes des infiltrations étrangères en notre pays français. Nous espérons publier, dans notre livraison d'août, une partie substantielle de cette allocution; nous rendrons ainsi meilleure justice à la pensée de notre ami et au légitime succès qu'il sut remporter.
Insérons également ici, deux notes que le prote a fait sauter de notre dernière chronique. La jeunesse catholique d'Ottawa qui avait organisé pour le 24 mai au soir, une conférence de M. Chapais sur Dollard, au théâtre Russell, avait aussi invité l'un de nos directeurs, M. Antonio Perrault, à présider cette conférence. Nous ne pouvions refuser ce témoignage d'amitié à l'admirable jeunesse qui, le matin même, avait installé le buste de Dollard dans l'édifice du parlement fédéral. M. Antonio Perrault félicita le conférencier, rappela le rôle de VActioîi française dans l'institution définitive de la fête du 24 mai, puis surtout remercia la jeunesse pour le noble enthousiasme qu'elle fait paraître. La veille, à la salle du Gésu, à Montréal, à l'occasion du 250ième anniversaire de la découverte du Mississipi par Marquette et Jolliet, l'abbé Groulx recomposait en un bref tableau, l'exploit des deux découvreurs. Cette soirée où professeurs et élèves du collège Sainte-Marie ont collaboré brillamment, fut aussi l'hommage du collège à Mgr Piette, recteur de l'Université de Montréal. Il nous sera bien oermis de recueillir ici l'éloge que Mgr le recteur voulut faire incidemment du conférencier de
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la soirée qu'il apoela: "une des premières gloires de notre université". "L'Église, a-t-il dit, lui réclame son zèle sacerdotal; l'appel de la race, sa ferveur patriotique; l'Université de Montréal réclame en lui son professeur d'histoire canadienne".