‹ L'Action canadienne-française (volume 3)Chapitre 42 sur 232 · LE CONGRES DE PRINCE-ALBERT · texte numérisé non relu

LE CONGRES DE PRINCE-ALBERT

L'Association catholique franco-canadienne de la Saskatchewan a tenu, le mois dernier, son congrès à Prince- Albert. Une circonstance malheureuse nous prive du rapport que nous espérions publier ici. Nous voulons tout de même mettre nos lecteurs en face de quelques textes qui ont vraiment leur gravité.

Si nos politiciens et leurs journaux parlent assez volontiers de la persécution ontarienne, la mode est de faire silence, depuis quelques années, sur la guerre faite au français dans l'Ouest canadien. Une discrétion aussi parfaite, commandée, sans doute, par de mauvais . souvenirs, ne peut tout de même f^^ire qu'il n'y ait actuellement au Manitoba, dans la Saskatchewan et l'Alberta, trois minorités canadiennes-françaises que brime incessamment le plus étroit fanatisme. Nous dédions particulièrement aux orateurs de la bonne entente ces deux passages du rapport de M. Louis Charbonneau, inspecteur d'école, et l'un des

congressistes de Prince-Albert :

Une besogne également pressante est le recrutement des instituteurs qui nous manquent en ce moment Les derniers règlements du ministère de l'Instruction publique sont d'une injustice criante pour les écoles françaises. Ces règlements qui accordent aux diplômés des provinces anglaises et aux diplômés anglo-protestants de Québec un d.plôme équivalent en cette province, sans même passer par les écoles normales, ne permettent même plus^aux diplômés catholiques de la province de Québec d'être admis aux écoles normales de la Saskatchewan.

Or, le programme suivi par les instituteurs cathohques de Québec, — je puis vous le prouver en détail — n'est en aucune matière sensiblement inférieur à celui de la Saskatchewan. Il est même sur plusieurs

Page 1