LE CONGRÈS DE PRINCE-ALBEBT
points très supérieur. Il comprend de plus que le programme de la Saskatchewan l'instruction religieuse, la logique et la philosophie élémentaire, choses considérées probablement comme très dangereuses par les pédagogues de Régina...
Messieurs, nos dernières libertés sont menacées. Nous n'avons plus rien à céder sans nous déshonorer. Nous en sommes à défendre notre dernière tranchée. Allons-nous nous décider à la laisser prendre sans aucune résistance ?
Le territoire que nous avons à défendre, ce n'est pas un territoire matériel. Le territoire que nous avons à défendre, la dernière forteresse de nos libertés, c'est l'école française et catholique déjà trop envahie malheureusement. N'est-il pas temps que nous répondions à ceux qui veulent continuer lem's empiétements: "Plus un pouce de notre territoire".
Voici maintenant quelques résolutions du congrès qui redonneront un peu dp cœur aux apathiques du Québec. Nos frères de la Saskatchewan ne sont qu'une petite minorité dans leur province. Cependant ils ne craignent pas de prêcher le bilinguisme et le respect du français, en des domaines où nous, du Québec, qui sommes l'immense majorité dans notre province et qui prétendons être chez nous, ne respectons et ne faisons respecter notre langue qu'avec une insigne indolence.
Cette convention regrette qu'un trop grand nombre d'hommes d'affaires et de professionnels franco-canadiens n'ont que des enseignes anglaises; elle condamne cette attitude antipatriotique et confie à la population tout entière le soin de rappeler ces compatriotes au respect de leur langue maternelle.
Cette convention, convaincue que le meilleur mo3en d'assurer la survivance du français est de développer son influence commerciale, recommande à tous les Franco-Canadiens d'insister énergiquement pour obtenir de la correspondance française dans toutes leurs relations commerciales et administratives. La camjjagne à ce sujet entreprise l'année dernière doit être énergiquement continuée.
Cette convention est d'avis que la solidarité nationale, si nécessaire dans un pays où nous ne sommes qu'une minorité, doit surtout s'exereor sur le terrain des afVaires; elle constate, avec peine, qu'un troji grand
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nombre des nôtres sont indifférents sur ce point et donnent souvent leur argent de préférence à des maisons étrangères quand des maisons canadiennes-françaises leur donneraient un service aussi satisfaisant; elle condamne cette façon d'agir contraire à nos meilleurs intérêts et adjure la population franco-canadienne de donner la préférence aux nôtres toutes les fois que la chose est possible.
Nous félicitons nos frères de la Saskatchewan de leur magnifique courage. Leur exemple finira, sans doute, par nous redonner du cœur à nous-mêmes. L'heure s'en vient, nous voulons l'espérer, où des événements comme ce congrès de Prince-Albert susciteront autant d'intérêt, dans la province-mère, qu'une joute de hockey ou un '^concours de beauté''.
L'Action française.