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À NOS CORRESPONDANTS

Sauf dans le cas de communications personnelles, nos amis, lecteurs et clients sont priés de toujours adresser leurs correspondances soit à l'Action française, soit à La Ligue des Droits du français, bureau 32, immeuble de la Sauvegarde, Montréal. Autrement, par suite d'absence ou d'autres raisons, il en résulte des retards.

L'Action française.

Notre REvrE — Notre re\nie fait naturellement le centre de ce que l'on pourrait appeler la \-ie de Y Action française. C'est à sa fondation que devaient aboutir nos premières publications, les nouvelles la complètent, eUe reste, entre nos amis et nous, le grand moyen de communication et, par là, le principe de la plupart de nos progrès. Aussi bien, c'est sur elle, sur sa rapide diffusion, qu'il importe de faire porter ime grosse partie de nos efforts. Elle entraînera le reste.

Nous n'avons certes pas à nous plaindre . Aucime re\'ue n'a peutêtre chez nous cormu un tel succès. Mais il reste encore beaucoup à faire, et ce beaucoup, si chacun y voulait mettre la main, ne serait paô très difficile à réaUser. Que chacun loyalement s'interroge et combien pourront dire qu'il ne leur serait pas assez facile de nous trouver un nouvel abonné ? Et, pour un certain nombre qui peuvent être incapables de cet effort, combien qui pourraient nous amener deux, trois, quatre abonnés ou plus? Il suffirait parfois, pour déclencher ime adhésion nouvelle, d'un mot. Ce mot, pourquoi hésiteriez-vous à le dire?

L'Action française n'est pas tout ce que nous la voudrions, mais il nous semble que, telle quelle, elle vaut un peu plus que la piastre que nous réclamons annuellement. Quelle revue, chez nous, a publié ime série d'articles supérieurs à l'enquête sur Nos forces nationales qui s'est achevée avec l'étude de Mgr Béliveau? En est-il une qui promette quelque chose de mieux que cette série sur Les Précurseurs, qu'inaugure ce mois-ci M. Edouard Montpetit? Quelle autre fait à l'information documentaire une aussi large part ? Laquelle suit d'aussi près la lutte pour la langue ? D'autres accompUssent une œuvre que nous sommes heureu-\ de louer à l'occasion, mais nous avons notre besogne à part et î'on veut bien reconnaître que nous ne nous en acquittons pas trop mal. Et comme, ni les uns ni les autres, nous n'y trouvons de bénéfice personnel, nous sommes en excellente posture pour demander à tous ceu.\ qui jugent que nous faisons un travail utile de nous donner un coup de main.

Ce coup de main, on peut l'apporter sous bien des formes. Nous prions qu'on sonee pareillement à l'annonce et à l'abonnement. Nous

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nous adressons à un public qui, pour certaines spécialités, fait assurément de nos annonces un article fort désirable. C'est un motif à faire valoir, à côté de l'argument de sympathie.

Nous tenons à la disposition de nos amis qui voudront bien l'utiliser une pancarte que l'on peut afficher dans les bureaux et qui est ime invitation permanente à l'abonnement. On n'a qu'à nous la réclamer.

Nos CONFÉRENCES — L'œuvTe des conférences prend un développement dont nos amis se réjouiront avec nous. La série du Monument National obtient un éclatant succès. Inaugurée par M. Henri Bourassa, sous la présidence de M. l'abbé Perrier, elle s'est poursui\'ie avec M. Léon Lorrain, sous la présidence de M. le sénateur Belcourt, et M. Antonio Perrault (présidence de M. Aimé Geoffrion). Elle se continuera, le 19 février, avec le R. P. Louis Lalande, S. J., pour se terminer, en mars et a\Til, avec MM. Armand Lavergne et Edouard Mont petit.

On aura remarqué que, très différente spar leur objet immédiat,les six conférences serattachent à ime pensée maîtresse. M. Bourassa indiquait les hens qui rattachent à la lutte pour la foi, la lutte pour la langue. M. Lorrain montrait comment la lutte pour la langue est un élément de supériorité économique, AL Perrault a rattaché à la lutte générale pour notre surx'ivance nationale la défense de nos lois françaises. Les conférences suivantes illustreront d'autres aspects du problème.

La conférence de ]\L Bourassa est aujourd'hui pubhée (nous en parlons ailleurs), celles de MM. Lorrain et Perrault seront bientôt remises à l'imprimeur. Elles pourront ainsi prolonger l'effet bienfaisant qu'elles ont déjà produit. On imprimera de même, nous l'espérons, celles qui compléteront la série.

Nous avons à peine eu le temps de signaler l'autre mois la conférence que venait de donner M. Léon Lorrain. Il faut au moins ajouter qu'elle constitue un plaidoyer que beaucoup seraient heureux de voir entre les mains de toiLS les élèves des classes supérieures de nos collèges commerciaux. On a suggéré à ce propos que d'anciens élèves des différentes maisons profitent de l'occasion pour faire un cadeau à leurs jeunes camarades. L'idée mérite d'être retenue et. . . appliquée. La brochure contiendra naturellement l'allocution, de

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facture si vigoureuse, prononcée le même soir par M. le sénateur Belcourt.

L'étude de M. Antonio Perrault sur nos lois françaises, donnée le 15 janvier, est probablement le travail le plus complet qui ait encore été fait sur le sujet. Un professeur de Droit français, de réputation internationale, disait après la séance : C'est une construction puissante. Le président d'honneur de la soirée, le distingué bâtonnier du barreau de Montréal, déclarait de son côté que l'autevir avait à peu près épuisé le sujet. On voudra lire et répandre cette étude puissante, qui s'appuie à la fois sur l'histoire nationale et sur la philosophie du Droit et dont M. Aimé Geoffrion a résumé, en la faisant sienne, la pensée inspiratrice : Nous devons défendre nos lois françaises parce qu'elles sont un rempart contre les attaques de l'ennemi assimilateur.

Aucun de ceux qui l'ont entendu n'oubUera l'accent qui marquait les dernières paroles du conférencier et révélait tout l'esprit de son travail :

« Que si d'aventure, Von s'étonne de cette attitude, répondons que les Canadiens français voient, dans la persistance à maintenir tout ce qui leur fut légué par la tradition, le motif de leur fierté et l'un de leurs InUs de vivre.

« Vous vous rappelez les termes de la lettre que Maurice Barres adressa à Frédéric Masson et dont il fit la préface de son livre Colette Bau- -doche. Rappelant que Colette Baudoche était la sœur de Paul Ehrmann, e héros du livre Au Service de l'Allemagne, Barres ajoutait : « J'ai Voulu décrire les seritiments des récentes générations d'Alsace, de Lorraine ft de Metz à l'égard des vainqueurs. J'admire en elles ce qui me parait le signe d'une humanité supérieure • la volonté de ne pas subir, la volonté de n'accepter que ce qui s'accorde avec leur sentiment intérieur. Ces captifs et ces captives continuent d'ajouter au capital cornélien de la France. »

« La constance et la fierté qui font . si grandes les populations de l'Alsace et de la Lorraine ne peuvent pas être chez les Caijadiens français une preuve d'infériorité. Que si ces sentiments, développés ici depuis 150 ans, n'ont pas encore réussi à nous gagner l'admiration des autres, que, du moins, ils nous soient une force, une raison de vie. C'est sous cet aspect que se présente la lutte pour le maintien de nos lois, l'un des signes distinclifs de notre race. C'est pour ne pas amoindrir notre caractère que îwus les voulons conserver. Avec elles nous sotnmes entrés dans la Confédération, avec elles nous y resterons. »

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M. Perrault avait précédemment lancé une proposition qui fait le plus grand honneur à l'Action française, encore qu'elle pxiisse im peu l'eflfrayer par son importance, et qu'elle étudiera sûrement avec un. très vif intérêt. « La condition du succès , disait-il, c'est la coordination des efforts. Qui prendra la direction du mouvement ? Pour que celte soirée se termine de façon tout à fait utile à la survivance de notre système de lois, je suggère à Z' Action française de constituer une commission dont les membres se proposeraient surtout de surveiller, du point de vue qui nous occupe, la législation fédérale et celle dé la Législature, de préparer les amendements jugés nécessaires à nos lois civiles, d'encourager les jeunes et les aînés à poursuivre les études juridiques et à augmenter en cette province le nombre des thèses et des ouvrages de droit. Placé sous la direction de i'Action française, ce groupe aurait chance défaire œuvre forte et durable. Il recevrait de vous, mesdames et messieurs, sympathie et encouragement. Connaissant mieux nos lois, les aimant, vous seriez prêts à joindre vos sacrifices à ceux qui se dévoueraient pour les conserveY. »

Il y a sûrement quelque chose à faire en ce sens.

Au DEHORS — Qu'on nous permette d'ajouter à ce propos que l'Action française n'entend point borner à la série du ]Monimaent National, pour brillante qu'elle soit, son action par la conférence. Nous sommes à la disposition de ceux de nos amis qui veulent organiser à Montréal ou en dehors de Montréal des conférences particulières. Qu'ils veuillent bien communiquer avec notre secrétariat (32, Immeuble de la Sauvegarde), exposer leurs desseins et nous nous efforcerons de lem- donner satisfaction. Nous poin-rons fournir des conférenciers qui traiteront de l'Action française elle-même ou des sujets qui se rattachent à nos campagnes.

C'est un service que nous nous proposons de développer.

L'Almanach — La plus ancienne de nos publications périodiques, c'est l'Almaruich de la langue française. Elle fut, au début, notre plus sûr moyen de communication avec le public. Elle reste l'une de nos œuvres préférées, car elle pénètre plus profondément que les autres

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dans les couches populaires. La rapidité de son succès a été l'une des meilleures preuves de l'opportunité de notre œuvre et des puissantes sympathies qu'elle suscite.

Cette année, cependant, nous éprouvions quelques inquiétudes. Un concours de circonstances malheureu.ses avait retardé notre pubUcation, la hausse du papier et de la main-d'œuvre nous avait contraints d'élever nos prix. Nous nous demandions si tout cela ne paralyserait pas l'élan ancien.

Or le succès a été foudroyant, presque embarrassant, et fort désagréable pour certains de nos amis dont nous n'avons pu exécuter les commandes. En quelques jours nos 25,000 exemplaires ont été enlevés et, comme il était matériellement impossible de réimprimer, nous avons dû décevoir plusieurs de nos amis. Nous nous en excusons et nous les prions d'agréer avec nos excuses nos meilleurs remerciements.

Cette campagne de VAbnanach nous a révélé des merveilles de dévouement et d'ingéniosité. Elle nous a démontré que les mêmes méthodes généralisées obtiendraient des résultats auxquels nous n'osions songer que dans nos rêves les plus ambitieux.

Il y faudra penser tout au cours de cette année. De notre côté, nous nous proposons bien de faiïe V Almanach de 1920 plus varié, plus populaire encore, que ses prédécesseurs. .

Les Refrains de chez nous — De toutes nos publications, les Refrains de chez nous sont assurément, avec V Almanach, celle qui peut atteindre la plus large diffusion. La chanson intéresse tout le monde, elle peut pénétrer partout. Alors que le tirage de certaines brochures est forcément limité à quelques milliers, il n'y a point de raison pour que celui des Refrains n'atteigne ou ne déi)asse les cent mille. Si k' chiffre vous jîaraît excessif, songez au nombre de fox^ers d'Amérique où l'on chante en français.

La propagande des Refrains de chez nous est très facile, l'ne trentaine de chansons, paroles et musique, sous une élégante couvertiu'c, cela n'est vraiment pas cher. Les réductions consenties par quantités laissent aux propagandistes ime marge raisonnable. Comme toute notre série orange (La Fierté, Pour Z' Action française, La Veillée des berceaux), les Refrains de chez nous se vendent 10 sous l'exemplaire.

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■SI la douzaine, $8 le cent, $70 le mille, frais de port en plus. On peut, dans les commandes, mêler les diverses brochures et bénéficier des mêmes réductions que si l'on n'en commandait qu'une.

La série orange — Cette série orange, par laquelle fut inaugurée notre Bibliothèque et qui se prolongera, comprend actuellement, ainsi que nous l'indiquions plus haut, la Fierté, presque épuisée, en dépit d'un triple tirage de 11,000, Pour V Action française et la Veillée des berceaux. Pour l'Action française, de M. l'abbé Lionel Groulx, est un exposé du programme et des projets de l'Action française : ce sont des pages nécessaires à qui veut connaître ou faire connaître notre œuvre et qui sont du reste rédigées avec le haut souci d'art habituel à M. l'abbé Groulx. La Veillée des berceaux est la plus prenante étude sur la mortalité infantile, ses causes, et ses remèdes, qui ait encore été publiée chez nous. Elle contient une série de tableaiux et de statistiques qu'on ne trouvait jusqu'ici que dans les publications officielles et les revues techniques. Elle devrait être lue par tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de notre race. M. Edouard Montpetit a mis là, avec ses liabitudes d'économiste et son aptitude à manier les chiffres, le meilleur (le son cœur.

A la série orange se rattachent naturellement deux publications hors cadre, du même prix : les Refrains de chez nous, déjà nommés, et les Choses de chez nous, c^ui reproduisent la sul)stance de l'Almanach de 1917, l'un des plus intéressants que nous aj^ons publiés. La série elle-même s'enrichira probablement d'ici quelques semaines de la Valeur économique du français, de M. Léon Lorrain, de Ce qui fait la grandeur d'une race, du R. P. Louis Lalande, de Si Dollard revenait. . . de M. l'abbé Lionel Groulx, et de la Caravane passe. . . , de M. Edouard Montpetit.

On voit cjue nous avons du pain sur la planche, et la série orange est pourtant devenue insuffisante. Il a fallu lui donner des sœurs.

« La Langue, gardienne de la Foi » — La Langue, gardienne de la Foi, inaugure brillamment la série verte. Cette brochurette de quatre-vingt-six pages, format de l'Action française, contient le texte

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intégral de la grande conférence donnée par M. Bourassa sous les auspices de V Action française — de l'aveu de tous, l'ime des plus solides et des plus brillantes qu'il ait encore prononcées — ainsi que le texte latin et la version française de la lettre Litteris Apostolicis, les commentaires qu'ont faits de cette lettre Mgr L.-A. Paquet et le R. P. Rouleau, O. P., une consultation du R. P. Leduc : Langue et Religion et une allocution de M. l'abbé Perrier. Le tout forme im petit volume du plus haut intérêt, excellent comme instrument de propagande. Prix : 25 sous l'exemplaire, $2.50 la dou2aine, S20 le cent, S175 le mille, port en plus. Au moment où nous allons sous presse, 2,000 exemplaires de cette brochure sont déjà vendus.

C'est très probablement dans cette série verte que paraîtra le plaidoj'er de M. Antonio Perrault Pour la défense de nos lois françaises. Une autre série, de format plus considérable, sera inaugurée par La naissance d'une Race, de 'SI. l'abbé Groulx et VAu Service de la Tradition française de M. Edouard Montpetit.

L'hommage a Paul- Emile L.\jiarche — Le mois prochain verra paraître le volume que l'Action française, d'accord avec les amis de Lamarche, consacre à la mémoire de ce serviteur insigne de la cause française. Ce volume contiendra les principales études de Lamarche et les articles pubhés à son sujet. Le tout couvrira 300 pages environ et réimira quelques-uns des noms les plus cormus, les mievux notés de notre pays.

Paul-Émile Lamarche (Oeuvres-Hommages) se vendra SI franco ; $10 la douzaine, S75 le cent, port en plus.

11 ne nous reste plus de collections de l'Action française de 1917. Nous réussissons parfois, grâce au retour de vieux numéros, à constituer une ou deux collections. Elles se vendent alors de S3.00 à $3.50.

L'année 1918, déjà très rare, se vend $2. Elle contient l'enquête sur Nos forces nationales. On peut se procurer au prix de 15 sous un certain nombre de livraisons détachées.

JOURNAUX, LIVRES ET REVUES

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