LE SA INT-SIFGE ET LES CANADIENS-FRANC A IS DE L'ONTARIO
Les Canadiens français de VOnlurio avaient, lors de leur dernier congrès, adressé an Souverain Pontife la lettre suivante :
Ottawa, le 1er mars 1919.
A Sa Sainteté
le Pape Benoît XV.
Très Saint Père,
Les membres de l'Association Canadienne française d'Educat'on d'Ontario, réunis à Ottawa pour leur convention biennale, sous la présidence d'honneur de Leurs Grandeurs Mgr l'Archevêque de Saint- Boniface et Mgr l'Évêque de Hailej^bury, et sous la présidence active de l'honorable Philippe Landry, sénateur, profitent de l'occasion qui leur est offerte pour déposer aux pieds de Votre Sainteté les sentiments de profond respect et de fihale soiunission dont ils sont animés envers Votre très auguste et très vénérée personne.
Ils ont lu avec une joie indicible la belle et consolante lettre Littèris Apostolicis que Votre Sainteté a daigné adresser à Son Éminence le Cardinal Bégin et à tout l'épiscopat canadien concernant la question bilingue ontarienne, et ils ont puisé dans cette lecture, en même temps qu'un immen.se réconfort dans lem"S épreuves, un amour plus \af pour la Sainte Égb'se Apostolique et Romaine.
En leur nom et au nom de toute la population franco-ontarienne, ils remercient très cordialement Votre Sainteté de cette haute marque de bienveillance envers une minorité consciente de ses droits et soucieuse de garder intact le double trésor de sa foi et de sa langue, et ils prient Votre Sainteté de croire que, dans leiu-s luttes légitimes pour la survivance française en l'Ontario, ils s'efforceront de ne jamais s'écarter des voies si sages tracées par Votre Sainteté.
De Votre Sainteté les fils très humbles, très reconnaissants et très obéissants,
Le Comité exécutif de l'Association,
(Signé) Philippe Laxdry, président^
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Le Saint Père a daigné faire adresser à M. Landry la réponse suivante :
Dal Yaticano, 20 mai 1919.
MonsieiiT le Président,
Le Souverain Pontife a daigné agréer avec une paternelle bienveillance l'hommage de vénération et de soumission filiales que vous lui avez offert au nom des membres de l'Association Canadienne française d'Education d'Ontario, réunie naguère à Ottawa pour leur assemblée biennale.
Les nobles sentiments exprimés dans votre adresse du 1er mars sont un nouveau témoignage du dévouement et de l'attachement de votre chère Association ainsi que de la population franco-ontarienne à la personne du Vicaire de Jésus-Christ et au Saint-Siège.
Comme gage des faveurs divines, Sa Sainteté accorde de cœur au digne président, aux membres de l'Association Canadienne française d'Education d'Ontario et à leurs famiUes la Bénédiction ApostoUque.
Je saisis avec empressement l'occasion qui m'est offerte de vous exprimer, Monsieur le Président, les sentiments de ma haute considération.
(Signé) P. Card. Gasparri.
A l'honorable Philippe Landry, sénateur,
Président de l'Association Canadienne
française d'Éducation d'Ontario,
Ottawa.
DISCOURS DE M. LE Dr G AU V RE AU AU LONG-SAULT
M. le Dr Gauvreau, -premier secrétaire général de la Ligue des Droits du français, qui représentait i' Action française au pblennage des Jeunes, le aff^ juin dernier, a prononcé devant le monument de Dollard, au Long- Sault, le discours suivant :
C'est le moment de se recueilUr, de se rappeler le souvenir des sauveurs de notre race, de s'agenouiller sur leur tombe glorieuse, de s'inspirer des sentiments qui les animaient : sentiments qui ne sont pas morts avec eux, mais qui ont grandi, de génération en génération, silencieusement, comme la sève s'est ajoutée, couche par couche, sous l'écorce des grands arbres maintenant disparus, à l'ombre desquels, pendant deux siècles et demi reposèrent, ignorés, leiu's o.ssements.
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Vous êtes la preuve vivante que les sentiments de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons persistent toujours au cœur de la race cana dienne-f r ançaise .
Rendant hommage aux braves de jadis qui ont sacrifié letu- vie pour nous sauver, au nom des braves d'aujourd'hui qui luttent d'autre façon mais non moins vaillamment pour nous conserver, chapeau bas, hommes de demain, V Action française vous salue respectueusement et amoureusement 1
Elle me prie en outre de rappeler le fait historique qui nous amène en si grand nombre, aujourd'hui, sur les bords enchanteurs de la rivière des Outaouais, et d'en tirer quelques leçons.
1660 ! Depuis cinquante-deux ans l'Habitation de Champlain est construite, Québec est fondée.
Vnie-Marie ne compte encore que dix-huit ans d'existence.
De Québec à VUle-Marie, le long du fleuve Saint-Laurent, du côté sud, à toutes les huit ou dix lieues, sont groupées, sans défense, quelques familles.
Survienne ime invasion, Ville-Marie est la première victime.
Partout, l'anxiété est d'autant pliis grande, cette année-là, que l'on sait la décision prise par les barbares d'opérer en masses.
Dans le cours du mois d'avril, des Algonquins, canotant entre Tadoussac et Sorel, ont fait prisonniers trois Iroquois, éclaireurs d'avantgarde, et leixr ont arraché leur secret. Lem: chanson de mort ne fut qu'une terrifiante révélation.
Seule la ville de Québec est en état de défense, mais elle ne serait plus qu'une prison où l'on mourrait de faim si la campagne était ruinée, remarquent les Relations.
Fuir n'est pas possible. Tout le monde, le long de la côte, est averti. Il n'y a qu'à tenir ou à mourir !
Pour retarder la grande épreuve et, par impossible, détourner le flot barbare qui s'achemine vers Ville-Marie, DoUard des Ormeaux, commandant de la garnison, se met à la tête de seize compagnons poiu aller, en éclaireurs, combattre les Iroquois.
Avec l'ardeur qui caractérise votre âge, mais aussi avec toute la préméditation de guerriers consommés, ils arrêtent leur plan, choisissent le lieu de leur sacrifice, celui-ci, prennent l'inébranlable résolution de mourir plutôt que de demander quartier, font leur testament, se confessent, communient côte à côte dans la petite chapelle de l' Hôtel-Dieu, et se jurent fidéhté dans le sacrifice suprême de leur vie qu'ils entrevoient nettement comme le seul aboutissant possible de leur exploit.
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Le 19 avril, montés sur des canots d'écorce, ils sont en marche vers le Long-Sault.
A deux milles de la Pointe à Callières qu'ils viennent de quitter, de l'un ou de l'autre côté de la petite île Saint-Paul, propriété actuelle des sœurs de la congrégation Notre-Dame, il leur faut donner la chasse à un parti d'Iroquois qu'ils mettent en déroute.
Nicholas Durai est tué.
Soulard et Juillet se noient.
Les siuvivants reviennent à Ville-Marie enterrer chrétiennement leurs morts.
Trois autres Mordréalais prennent la place des premiers sacrifiés.
De nouveau en marche, à la hauteur des rapides de Sainte-Anne-de- Bellevue, ils sont retardés pendant huit jours par l'affluence des glaces qui encombrent l'embouchure de l'Outaouais.
Le premier mai enfin, ils campent, ici, sur le coteau où nous sommes.
Un mauvais fortin de pieux leur sert d'abri.
Anahotoha à la tête de quarante Hurons, et Mittiwemeg avec six Algonquins, porteurs d'une permission de M. de Maisonneuve, se joignent à eux.
Le brave gouverneur n'a pas su se défier de cette marchandise sauvage.
Ce que nous savons au juste, c'est que le combat dura dix jouis.
C'est que les Iroquois furent, un certain moment, huit cents à l'attaque.
C'est que tous les Hiuons, moins leiu- chef Anahotaha, passèrent du côté des assiégeants.
Les sept Algonquins moururent au poste.
Trois cents Iroquois jonchèrent le sol.
Un seul blessé français fut amené dans les cantons iroquois pom* la tortiu^e.
Stupéfaits de la résistance de cette poignée de braves, les Iroquois abandonnent leur projet d'attaquer les places fortifiées et de dévaster le pays d'alentour.
La Nouvelle-France est sauvée !
Le i juin 1660. les noms des dix-sept Français, morts au champ d'honneur du Long-Sault, f tuent inscrits, tels que voici, sur le registre mortuaire de Montréal :
Adam Dollard des Ormeaux, commandant, âgé de vingt-cinq ans.
Jacques Brassier, âgé de vingt-cinq ans.
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Jean Tavernier, dit la Hachetière, armurier, âgé de vingt-huit ans.
Nicolas Tillemont, serrurier, âgé de vingt-cinq ans.
Laurent Hébert, dit LaRivière, âgé de vingt-sept ans.
Alonié de Lesires, chaufournier, âgé de trente et un ans.
Nicolas Josselin, âgé de vingt-cinq ans.
Robert Jurée, âgé de vingt-quatre ans.
Jacques Boisseau, dit Cognac, âgé de vingt-trois ans.
Louis Martin, âgé de vingt et un ans.
Christophe Augier, dit Desjardins, âgé de \'ingt-six ans.
Etienne Robin, dit Desforges, âgé de \'ingt-sept ans.
Jean Valets, âgé de vingt-sept ans.
René Doussin, sieiu- de Sainte-Cécile, soldat de la garnison, âgé de trente ans.
Jean Lecompte, âgé de vingt-sb< ans.
Simon Grenet, âgé de vingt-cinq ans.
François Cusson, dit Pilote, âgé de vingt-quatre ans.
Poiu- que cette liste d'héroïques victimes généralement citée soit complète, il faut lui ajouter :
Nicolas Duval, tué le 19 avril.
Soulard, noyé le 19 avril.
Juillet, noj^é le même jour.
Anahotoha, chef Huron, mort comme les Français au champ d'honneur.
Mittiwemeg, chef Algonquin, mort comme les Français et Anahotoha au champ d'honneur.
Six Algonquins, morts comme les Français, Anahotaha et leur chef au même champ d'honneur.
Ce qui porte à vingt-huit au Ueu de dix-sept le nombre de ceux qui méritent, au même titre, le nom de « sauveurs de la Nouvelle-France ».
Messieiu-s, voilà le fait, dans sa simpUcité grandiose. Vous le connaissiez. Déjà vous l'avez longuement médité : c'est à cause de cela que vous êtes ici.
Ij' Action française désire que s'établisse la tradition de rappeler ce fait héroïque de 1660, d'une façon reUgieu.se et constante, chaque fois qu'un groupe de nos compatriotes jugera opportim de venir, en ces lieiLx bénis, prendre contact avec les aïeux, retremper sa foi, restaurer son amour du pays, rehausser sa croyance au sacrifice comme gage de survie nationale.
h' Action française désire en plus que celui qui rappelle le fait historique le commente à sa façon, selon l'inspiration des circonstances et de son âme.
Que vous dirai-je que déjà vous n'ayez lu ou que l'on ne vous ait dit touchant ce douloureux épisode de notre histoire ?
Qu'importe ! Permettez que je donne libre coiu-s à mes pensées présentes. Laissez-moi vous parler en homme qui aime ses enfants, qui aime son pays.
Tout le long du voyage, vous vous en êtes peut-être aperçus, j'ai médité sur vous.
D'une part, je songeais au bonheur qu'a le pays qui vous possède.
D'autre part, je songeais à ce qui vous attend, et à la façon dont chacun interprétera pour lui-même les événements de sa vie.
Je ne veux en rien diminuer les illusions de votre âge. Avoir des illusions c'est le signe le moins contesté de la jeunesse. Heureux ceux qui peuvent en conserver toute leur vie !
Je ne veux pas non plus amoindrir l'idéal que vous entendez poursuivre.
Mais le temps vient, hélas, plutôt hâtivement que très tard, où l'idéal rêvé dans sa jeunesse, s'alourdit des contraintes de la subsistance, s'assombrit des défections de l'amitié, se voile des ombres multiples accumulées le long de la voie, plus ou moins à notre insu, par cette multitude de sentiments qui s'étalent au grand jour dans la vie des coquins, mais dont les germes, de pareille façon, attendent, au fond du cœiur de tout honnête homme, l'occasion de le tenter.
Que cette révélation ne vous effraie pas ! C'est l'épreuve nécessaire, inévitable. De même que dans l'ordre moral, tout homme qui lutte, tout homme qui combat, tout homme qui veut rester un homme ne saurait échapper aux convoitises de l'une des trois grandes concupiscences, de même dans l'ordre national, et je parle pour mon pays, tout homme qui lutte, tout homme qui combat pour conserver l'intégrité de sa patrie, pour assurer la permanence des coutmnes ancestrales, pour garder ses institutions, pour pratiquer intégralement sa foi, pomparler sa langue, pour élever ses enfants dans l'amour de Dieu, dans le respect du droit et des gens, sitôt l'âge mûr venu, rencontre siu: sa route la grande tentation dont l'issue, fatalement, fera de lui un opportunititc ou un patriote, à moins qu'elle n'en fasse un angUfîcateur ou un renégat.
11 n'en peut être autrement, dans notre pays, où, depuis cinquante ans surtout, la mentalité nationale est faussée.
Si, une fois le gouvernement responsable acquis, au lieu de s'attarder à faire de la politique, nos représentants avaient repris le chemin de leur foyer, se donnant pour mission particuhère d'assurer la permanence de nos institutions, tout en tenant un œil ouvert sur les agitateurs
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politiques, il ne serait peut-être pas aujourd'liui nécessaire de venir chercher au tombeau de DoUard des motifs de patriotisme.
Ils ont cru mieux faire de s'attarder à la politique, tout en tenant un œil ouvert sur nos institutions !
Or vous le savez, ce n'est pas le lieu ni l'heiu^e de le rappeler, que de poussières sont tombées dans l'unique œil ouvert des pohticiens canadiens-français !
Heureusement, des. hommes ont surgi, à l'âme énergique, au cœur large, à l'esprit droit et sûr. Ils ont été le point de ralhement des meilleurs éléments de la race. De leur plume ou de leurs lè\Tes sont tombées les paroles qui régénèrent et \avifient. Au grand jour, face à face avec l'ennemi, ils ont mené leurs batailles. Ils ont fondé des œuvres qui comptent et qui demem-ent. La Société du Parler français de Québec en est ime. L' Association d'Éducation d'Ontario en est une autre. Peut-être bien aussi l'Action française est-elle de celles-là. On appellera longtemps encore ces fondatevus des illuminés. M'est avis. Messieurs, que c'est auprès de ces hommes qu'il voas faut aller chercher la véritable notion du patriotisme si vous comprenez, à la façon de DoUard, que le chemin de l'amoiu- dans la souffrance est la voie la plus sûre vers la gloire dans l'immortalité.
O DoUard ! Toi dont les mânes flottent, en ce moment, au-dessus de cette assemblée de jeunes gens, tous fils de gentilshommes, venus des quatre coins de la pro\-ince de Québec et de l'Ontario te présenter leurs excuses povu* le silence de la race à ton égard dans les siècles passés, et te témoigner l'admiration qu'ils professent pour ton dévouement envers la patrie, apprends-leur, je t'en supplie au nom de tous les pères canadiensfrançais que je représente en ce moment, que la lutte n'est possible, pour eux comme pour toi, aujourd'hui comme hier et bien moins que demain, qu'à la façon des chevaUers vaiUants, fidèles à Dieu, fidèles aux anciens, fidèles à leur mère, fidèles à leur langue, trouvant dans leur foi la force et le motif de leurs actions.
Apprends-leur, je t'en suppUe, la fidélité à leur serment de jeunesse, afin que, dans la vie, ils sachent se recueiUir, prendre conscience du devoir, lui jurer fidélité, communier à la Table Sainte, communier avec les morts, et se précipiter à la rencontre des manants, qu'Us s'appeUent barbares modernes, opportunistes, faux moralistes, bolchévistes, profiteurs de guerre ou mangeurs de Français !
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O DoUard, parce que déjà dans la gloire révélatrice du passé et de l'avenir, tu sais quelles luttes gigantesques, depuis deux siècles et demi et plus, il neus a fallu soutenir pour continuer ta lutte contre la barbarie, pour résister à l'anglicisation systématiquement organisée, pour éviter la conquête américaine, pour rester ce que nous sommes encore aujourd'hui sur ton tombeau : catholiques et Français ! tu le sais aussi : l'avenir de notre pays est gros d'orages. Mets au cœvu' de ces jeimes gens qui t'honorent et te bénissent, une parcelle des sentiments dont l'ensemble forma ton âme de héros. En pareille terre, tout grandit et tout mûrit très vite. Demain, ils seront les hommes auxquels les destinées du pays seront confiées. Fais en sorte cju'ils conservent dans l'action, jusqu'à l'épreuve, ton amour, ta vaillance et ta foi, qui les aideront à accomplir, sous le regard de Dieu, poiu" notre cher pays, le sacrifice de leur vie, s'il est dans les desseins de la Providence de le leur demander.
Et poiu" que ma prière soit ime prière collective, écoute cette dernière pensée que Je lis présentement au fond du coeiu- de chacun de ces jeunes gens qui m'entourent : C'est, à ton exemple et sur ton tombeau, le serment qu'ils prêtent à la Patrie.
O Patrie canadienne, c'est aujoiu^d'hui ta fête. Croyants en la communion des Saints, nous savons que' tous ceux qui t'aimèrent et te servirent en esprit et en vérité, nou^ écoutent et nous entendent en ce moment.
Désormais Dollard est notre modèle !
Désintéressés comme lui, braves comme lui, croyants comme lui, nous jurons de poursuivi-c les luttes de demain, pour nos foyers et poiunos autels, visière haute, poitrine découverte, au grand jour, sur les monts et dans la plaine.
Nous jurons de rester identiques à nous-mêmes, dans la vie publique comme dans la vie privée.
Nous jurons d'être à jamais, sui" la terre canadienne, les chevaliers de Dollard, c'est-à-dire les défenseurs du droit, de la justice, de la civilisation, de la chrétienté, et de la langue française.
Nous jurons un amour indéfectible à la foi de nos pères, aux traditions de nos pères, à la langue de nos pères.
Pom- ces motifs, notre vie t'appartient, O Patrie, et si pour assurer ta permanence il faut d'autres hécatombes, tes enfants d'aujourd'hui, comme Dollard au Long-Sault, sont prêts à mourir !
l'Action fhançaihe