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LE LIVRE DE LA GENÈSE

Je me rappelle avoir lu, il y a bien des années, et pris au pied de la lettre, la phrase suivante : (( En art, le sujet l'est rien ». C'était Brunetière qui écrivait cela. Or, le jiiaître m'en imposait. !Mais j'ai réfléchi depuis, et je me ~uis, comme qui dirait, ressaisi. Et, si le grand critique a toujours à mes yeux beaucoup d'autorité, et si je n'oserais, certes, dire de lui ce qu'en affirme ]M. Alfred Poizat, savoir « qu'il a tout mesuré avec une chaîne d'arpenteur », il me semble pourtant que celle de ses assertions que je viens de rapporter peut et doit être discutée, sinon entièrement rejetée. A l'appui de son principe, le maître citait ces deux vers de ^lusset, où la rime n'est pas liche — le poète des Nuits a si peu d'art, disait dédaigneusement Fromentin — mais le sentiment très beau :

Et pour que le néant ne songe point à ha, Il suffit d'un enfant sut sa mère endormi.

C'est de Raphaël que ]\Iusset parlait. Or, ce distique, loin de corroborer la proposition émise, ne l'infirmait-il pas plutôt ? Et Brunetière était-il heureux dans le choix de son argmnent ? « Un enfant sur sa mère endormi », ■ — si ordinaire que soit ce spectacle, il n'en demeure pas moins l'un des plus admii-ablcs que présente la nature, l'un des plus émouvants et des plus inspirants. Jt crois bien qu'une telle scène pouvait suffire au génie d'un Raphaël !

Quoi qj'il en soit du sujet en art, et que son rôle soit nul. indifférent, ou au contraire capital, il me paraît cer-

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tain qu'en histoire du moins il importe beaucoup, et qu'il influe profondément sur le caractère d'une œuvre, qu'il pèse d'un grand poids sur le talent de l'écrivain, qu'il « détermine » en quelque sorte sa pensée, l'abaisse ou l'élève, la tient dans une sphère modeste ou lui peraiet de planer, de gravir les sommets. Le même écrivain pourra se montrer sous un jour tout à fait divers, suivant que la matière dont il tîaite, qu'il pétrit en quelque sorte, est plus ou moins plastique, est d'une essence plus ou moins généreuse. Les mêmes facultés, appliquées à décrie une période terne et pauvre, — ou se mouvant dans un cadre tout fourmillant de vie, s'exerçant à l'essusciter une époque si belle, si noble, si riche, si fraîche, si pleine de promesses, qu'elle ressemble à un rêve, — aboutiront à des réalisations qui paraîtront à peine venir de la même source, tant il y aura de différences, sinon de contrastes, entre les unes et les autres.

Ces i'éflexions me sont inspirées par la comparaison du dernier ouvrage historique de M. l'abbé Groulx avec les deux que nous lui devions déjà. M. l'abbé Groulx avait abordé notre histoire par l'étude de- nos Luttes constitutionnelles. Il y manifestait de très beaux dons; d'un ferme pinceau il y brossait des portraits qui sont bien touchés; la revendication de nos droits religieux et ethniques, menée par nos pères, y était évoquée en ime documentation consciencieuse et précise. Mais cette période de notre existence est confuse et embi-ouillée ; c'est une vraie « forêt obscure » au sein de laquelle on a l'impression que des hommes honnêtes et droits se débattent avec des serpents. L'historien se cherchait en quelque sorte, et parvenait mal à se définir, au milieu de c(>s louches ténèbres, seulement éclairées de loin en loin par de rassurantes apparitions. Il nous a donné ensuite les Origines de la Confédération. La confédération ! Piètre entreprise,, à laquelle ont tâché

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'les hommes dont aucun ne dépassa la moyenne, et dont les résultats, après cinquante ans, se soldent par une régression. Avec cette machine, au lieu de marcher vers une nationalisation plus complète, but de la vie d'un peuple, l'on est revenu en arrière, et l'on se trouve plus que jamais enserré dans les mailles du colonialisme. Au moment où se fondait ce beau pacte, l'Angleterre tii-ait des ficelle? dans la coulisse — témoin l'incident MacDonakl-Cartier — et se réservait d'intervenir ouvertement à son heure et de montrer que Ton avait travaillé à son profit. L'étude de yi. l'abbé Groulx a sans doute de grands mérites : elle repose sur de judicieuses recherches. Mais y avait-il dans ce sujet, dans la contemplation et ranal3'se de cette « œuvre manquée )), de quoi favoriser l'essor de l'esprit'? La matière ne se prêtait guère aux grands coups d'ailes. De tous les chapitres de ce livre, le meilleur à mon avis, celui où se laissait deviner le plus clairement la puissance de vol dont l'auteur était capable, est le dernier; et il n'est si beau, si annonciateur de facultés qui ne demandent qu'un emploi digne d'elles, que parce que l'historien, brisant le cadre étroit et mesquin où il étouffe, embrasse tout l'hoi'izon et se promène à travers le passé et le futiu'.

Un emploi digne de ses facultés, ou mieux un sujet qui fût en pleine harmonie avec elles, qui les sollicitât à se produire toutes, les invitât à se déployer largement, c'est cela que M. l'abbé Groulx devait trouver en remontant aux sources de notre vie. Le fleuve qui emporte et roule notre race et nos destinées, il s'était souvent assis sur ses bords, il l'avait observé à telle de ses courbes; le mj^stère de ses flots l'avait à la fois attiré et troublé. Cédant enfin à une légitime curiosité, et aussi comme pour se libérer de certaines émotions infligées à son patriotisme par les misères du présent et les menaces qui assombrissent l'avenir, il s'est

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plongé dans nos origines,, il a voulu saisir notre existence dans toute la fraîcheur de son éclosion. Et il en a éprouvé un enchantement. Ce décor, cette ambiance lui conviennent à merveille. Comme il se sent bien chez lui dans un tel milieu ! Il semble qu'il ait la sensation de s'évader dans l'irréel. Notre genèse a eu en effet quelque chose d'idéal. Rien de plus reposant que d'attacher son regard sur le mystère déjà lointain qui a présidé à tout ce que nous sommes. Jamais le génie latin ne s'est montré aussi artiste que dans la création de là Nouvelle-France. Sans doute, il y a eu des fautes de commises dans l'exécution et les détails de cette œuvre. Mais elle est née d'une si grande pensée et d'un si noble vouloir! D'ailleurs, l'élément humain tout seul ne l'explique pas. Il y a eu des faits proprement divins à la base de l'entreprise, des impondérables surnaturels. Et l'on conçoit qu'un talent comme celui de M. l'abbé Groulx ait travaillé avec amour sur toute cette substance, et en ait tiré un livre qui a la spontanéité et la gi'âce d'un poème. Faut-il donc qu'un poème ne soit jamais que le fruit de l'imagination et de la fantaisie? N'y en a-t-il pas, au contraire, et parmi les plus beaux, dont le fond est d'une solidité scientifique à toute épreuve ! Par exemple la Divine Comédie. Et encore, les Élévations de Bossuet sont une suite d'odes d'un incomparable lyrisme. Quelle profondeur de pensée cependant et quelle précision de doctrine dans ces chants ! En disant de la Naissance d'une Race qu'elle est un poème, je ne fais abstraction de rien de ce qui en constitue le mérite au point de vue des recherches, de la documentation nourrie, de l'enchaînement des preuves, de la discussion des données positives; elle se présente à nous avec tout l'appareil dont doit s'entourer celui qui traite d'histoire. Seulement, l'auteur a su animer tout cela d'un tel souffle, le vivifier d'un si sin-

cère enthousiasme, répandre sur le tableau une coloration à la fois si vive et si nuancée, en ordonner toutes les parties selon un tel rythme soutenu et croissant, que j'ai eu, en le lisant, l'impression de lire un poème.

Cela est surtout remarquable à partir du chapitre deuxième : Le Milieu. Car le chapitre premier : Le Colon^ a un caractère un peu à part. Les statistiques qu'y donne l'auteur sont d'un grand intérêt : il n'est pas du tout indifférent de savoù' que presque toutes les provinces de France ont contribué à enrichir notre berceau. Mais, si le registre est le premier document d'archives, les renseignements qu'il fournit ne sont guère une matière d'art. L'auteur pose les substructions de son œuvre. Et ce n'est pas dans les fondations d'un monument que l'on s'attend à voir briller la virtuosité d'un architecte. Il faut se résigner de bon cœur à la sécheresse nécessaire de cette partie. Je me permettrai plutôt de faire remarquer à M. l'abbé Groulx, qu'il me semble qu'il ne le prend pas d'assez haut avec ceux qui nous accusent d'être le fruit d'un métissage. 11 est de certaines calomnies auxquelles l'on répond, sinon par le silence, du moins par un dédain de haut vol. L'accent de la polémique perce au contraire dans la défense que l'auteur oppose à Quatrefages et Cie. Et quant à M. Maurice Barrés, je me demande si son malheureux article méritait l'honneur seulement d'une allusion. Péguy disait : « Victor Hugo, incomparable lorsqu'il touche à l'Éternel ! » L'historien doit tâcher de s'élever à l'éternel : il doit négliger l'éphémère, le fait divers, pour bâtir avec des matériaux durables. Et Barrés, tout aussi bien que Vogue, a, à propos de ses cousins du Canada, brodé un fait divers. Ce n'était guère la peine de s'en occuper ici. Nous ne descendons pas des sauvages. Cela, c'est prouvé. Contre des faits, il n'y a rien à dire. Mais, le contraire serait vi'ai,

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faudrait-il regarder cela comme un déshonneur? Cela eût-il en soi constitué une mésalliance, le mariage des blancs avec des Indiens ? Nous en eussions été un peu moins français, mais. . . Il y a eu chez nous des cas particuliers de mélange de ces deux sangs, et ces cas donnent à réfléchir. Mgr Laflèche avait du sang indien, et en forte proportion, Chapleau de même. Cependant, ces deux types d'hommes furent pai'mi les plus brillants que nous ayons eus.

M. l'abbé Groulx attache également une trop grande importance à ce que dit La Bru^'ère du paysan français de son temps. Ce portrait est une charge. L'auteur des Caractères est un ps^^chologue, amer si l'on veut, mais psychologue, il est un stjdiste merveilleux, mais il n'a aucun droit au titre d'iiistorien, et ce n'est pas chez lui qu'il faut aller se documenter. Quant à la Hontan, btaucoup trop d'espace est consacré à ses gasconnades. Pour résumer tout mon sentiment sm* ce premier chapitre, je dirai que le fond en est très bon, mais les citations pas toujours heureuses, et que la matière générale n'en est pas assez fondue, assez assimilée : l'auteur ne paraît pas suffisamment la dominer. Vers la fin cependant le ton se relève, prend une ampleur qui va s'étendre, se communiquer de chapitre en chapitre jusqu'à la fin. Avec le Milieu, on effet, l'allure devient grave sans être compassée; l'auteur maîtrise davantage le document, dont le choix est d'ordinaire très judicieux; et toutes ces pièces d'archives s'insèrent dans la trame de l'ouvrage qu'emporte un grand soufîle lyrique. Le Milieu, ce sont les trois forces auxquelles le Colon a été soumis, et qui lentement l'ont forgé et l'ont modelé : le Pays d'abord, savoir le climat, le sol, les espaces immenses. Les considérations que ceci inspire à l'auteur pourraient avoir

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pour épigraphe un mot — de qui donc ?. Mais de ce Barrés précisément, qui sait, quand il le veut, dire à notre sujet autre chose que des incongruités. Ce patricien de lettres avait dû écrire l'article mentionné plus haut à l'une de ces heures où, selon sa propre expression. « il se sent diminué ». Mais le mot ciue je vais rapporter ne rachetait-il pas à l'avance sa bé\'iie? a Au Canada, la race française s^est aérée. » Vérité profonde, que M. l'abbé Groulx met en relief. Il est indubitable que, sous l'effet des causes physiques, le vieux sang français s'est régénéré sur nos plages, au sein de nos forêts, grâce à un climat dur mais extrêmement salubre. Le Gouvernement ensuite. Et enfin, et par dessus tout, VEçjlise. L'on n'insistera jamais trop sur le rôle providentiel de cette dernière à l'égard de nos destinées. Cela permet à l'auteur de faire défiler les nobles figures de nos missionnaires et de nos saintes femmes et de rendre un hommage ému à leur désintéressement, leur pénétration de \'nes, la hauteur surnaturelle de leurs desseins. J'effacerais cependant, dans le portrait de Mgr de Laval, l'expression « candidat à la sainteté ». Elle a dû échapper à l'auteur.

Les deux chapitres Cjui suivent ont trait à V Établissement de la colonie. Pourquoi faut-il qu'ils s'ouvrent par des références à Sismondi ? Simonde de Sismondi n'a absolument aucune valeur. Et je préférerais ne pas le voir invoquer dans un travail si bien ordonné et si sérieux. L'auteur adopte, si je peux dire, l'ordre chronologique, pour relater les succès ou les faillites, les reprises et les revers, dans l'établissement de la Nouvelle-France. C'est la meillem-e méthode en l'espèce, probablement, quoiqu'il s'en présente une autre à mon esprit, savoir celle du gi'oupement, qui eût consisté à ramasser, d'un côté les a\antages

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des divers systèmes qui ont été essayés, de l'autre leurs inconvénients et leurs défectuosités. Je ne tiens pas du tout à cette idée, encore qu'il me paraisse qu'elle eût peutêtre permis à l'auteur d'éviter l'écueil de toute narration un peu longue, je veux dire quelque monotonie. Ce dont je suis surpris, c'est qu'à propos de la tenure seigneuriale, l'ouvi'age de Munro ne soit pas cité. C'est pourtant l'étude classique là-dessus. M. l'abbé Groulx, quand il en vient à parler des « coureurs de bois », fait allusion aux Crusaders of New France, du même autem*. Or, dans Crusaders of New France, il y a un chapitre sm* l'éducation ou l'instruction en Nouvelle-France qui appelle la réfutation la plus complète. J'espérais que dans son étude finale, où ce sujet est abordé, M. l'abbé Groulx y reviendrait pour mettre les choses au point. Et encore, sinon d'une façon générale, du moins ça et là au cours de la Naissance d'une Race, et en particulier dans le chapitre premier de V Établissement, par exemple page 157, il y a des choses qui sont un peu trop « tribune » et « discours de circonstance ». Je cite : « Et voilà cet homme, ce type de l'habitant canadien, non pas demi-sauvage et demi-barbare, comme l'a caricaturé Pat'kman, mais héros d'idéal, de courage et de simplicité, fondateur de pays et fondateur de race, pionnier de la civilisation et pionnier de la foi, ancêtre qui, dans notre histoire comme dans le bronze, n'est à sa place que sur un socle, dans une attitude de foi et de labeur, la tête nue sous notre grand ciel, la faucille d'une main, et, de l'autre, élevant vers le Créateur sa première gerbe de blé. »

C'est très beau, mais n'est-ce pas un peu bien oratoire ? Je me disais que pareille envolée eût admirablement convenu pour le dévoilement du monument Louis Hébert. En cours d'histoire, elle semble un peu trop « parlée ». Ces

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quelques réserves marquées, il reste que ces deux chapitres sont pleins de doctrine, de faits, et qu'ils enregistrent avec la plus parfaite impartialité les rayons et les ombres de notre primitive histoire. Une dernière observation — l'esprit critique, hélas ! ne cède pas volontiers ses droits — qui porte sur tout l'ensemble de l'ouvrage. Il y a tel procédé par quoi l'on s'incorpore l'érudition documentaire, l'on se s'assimile, on la digère, on la fait sienne, en sorte que l'on bâtit dessus,mais sans qu'il y paraisse, de telle façon que les thèses sont fortement étayées, et que l'on peut donner sa référence pour chacune de ses afl&rmations, et que le lecteur peut aller à la source et vérifier les textes; mais la substance empruntée s'est tellement mêlée à la forme de l'auteur qu'on ne l'en distingue pas. Or, chez M. l'abbé Groulx, la trame personnelle est trop hachée de longues et copieuses citations qui entravent et alourdissent l'éian de la pensée. L'érudition est l'un des éléments de l'histoire, un élément partiel; mais, parce que l'histoire est une science et un art, il faut faire subir à la matière brute une transformation qui la hausse aux lois idéales qui régissent ce domaine.

Le dernier chapitre, ou mieux le dernier chant de ce poème, est synthétique. C'est le complément superbe des données acquises, la conclusion enflammée d'une enquête qui n'a rien négligé pour s'instruire de tout ce que la Providence et les hommes ont mis dans le berceau de notre race : les richesses naturelles du nouveau type humain qui y a été élaboré, aussi les défauts inhérents à tout ce qui est de la terre; mais les ressources l'emportent sur les inévitables déficiences. Il y a là des pages sur le degré de culture intellectuelle qui distinguait nos pères, par conséquent sur

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la langue qu'ils parlaient, — • double héritage que les écoles ont tout de suite transmis de génération en génération, qui mériteraient d'être serties dans l'or. Et que de beautés dc'tout ordre sont semées dans cette finale, qui est, avec le Milieu, ce qui vibre le plus dans la Naissance d'une Race, ce qui s'enveloppe de plus de charme, ce qui se colore de plus savoureuse poésie !

L'on connaît ce mot d'un penseur ; « Les cù-constances ne font pas le génie; les circonstances fournissent au génie l'occasion de se révéler ». Et de même, le sujet ne fait pas l'historien; mais le sujet fournit à l'historien l'occasion de montrer sa puissance. Dans ce Livre de notre Genèse, nous avons rUlustration de ce que peut la vertu d'un incomparable sujet sur un beau talent, que ses affinités électives, sa culture, toutes ses aptitudes, prédestinaient à une telle rencontre, j'allais mettre : à de telles fiançailles. Car il y a vraiment ici quelque chose de mj^stique, et comme une harmonie préétablie, entre la matière de rœu\Te et l'artiste qui allait lui faire rendre des accents d'un si pénétrant et si suave lyrisme. . .

« il suffit d'un enfant sur sa mère endo> 7ni. »

Il aura suffi à j\L l'abbé Groulx de contempler, avec les yeux de l'âme, notre race, notre race providentielle et privilégiée, à son éclosion, dans ses langes, d:"^ la voir bercée par la France très chrétienne, sa mère, plus amoureusement bercée par son autre mère, sa mère immortelle, l'Église catholique,

«... pour que le néant ne touche poini à lui. »

Henri d'An les

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