LE PREMIER CONGRES
de : ce n'était heureusement pas un feu de paille. La y.T.C.C. fut mise en marche en janvier cette année. Son ouage, cela va de soi, mit quelques mois à s'ajuster. En uin, tout allait avec entrain et la Confédération put tenir ,vec succès son premier Congrès au mois d'août de cette nnée. Cent-neuf délégués représentant à peu près le aêmc nombre de syndiqués que Fan dernier assistaient à es solennelles assises.
Donner la physionomie d'un congrès, indiquer ses ■percussions probables n'est pas toujours chose facile. j'on s'y trompe aisément. 11 est aisé toutefois de mettre n lumière les idées directrices du 1er Congrès de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada; elles sont l'ordre professionnel, d'ordre moral et d'ordre patriotique, défendre et promouvoir les intérêts matériels de la classe luvriôre à la lumière des principes de la morale chrétienne t en harmonie avec les exigences d'un patriotisme éclairé, roilà bien, il semble, la formule qui résume le mieux les asûrations de la C.T.C.C. et qui dirige son action. Les résultions et vœux adoptés par les délégués au Congrès de Montréal entrent tous dans les limites de cette formule énérale. On demande une législation industrielle plus omplète et protégeant mieux les travailleurs : amendements la loi des accidents du travail, à la loi des établissements idustriels pour obliger les compagnies à donner un meilleur ^rvice d'infirmerie et de pharmacie d'urgence, pour réduire s heures de travail des femmes et des enfants dans les s filatures, etc.; on réclame le rétablissement de Papprenssage en obligeant les menuisiers, les plombiers, les peines et autres à se munir d'un certificat de compétence ; on nit plus de respect de la loi des salaires raisonnables qui
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oblige en pratique les entrepreneurs du gouvernement à payer à leurs ouvriers le salaire fixé par le syndicat ; on veut aussi une meilleure observance de la loi des ingénieurs stationnaires; on discute la possibilité d'une loi des maladies professionnelles; on parle de l'opportunité d'une loi d'assurances sociales, de pensions d'invalidité pour vieillards; on demande une meilleure loi sur les logements ouvriers. On demande aussi — ■ et la résolution a soulevé en certains quartiers des protestations inattendues — -la préférence en faveur de la main-d'œuvre des syndicats catholiques dans la construction d'édifices appartenant aux communautés religieuses, aux commissions scolaires, fabriques d'églises, etc. Qu'y a-t-il de mal à cela ? N'est-il pas légitime, de la part des syndicats catholiques, de demander aux corporations religieuses de les encourager de leur patronage ? N'est-il pas permis à ces corporations religieuses d'encourager les ouvriers catholiques qui obéissent à la voix du Pape, des évêques et des prêtres en se syndiquant sur une base catholique ? Que ne proteste-t-on pas contre les unions internationales qui maintiennent, là où elles le peuvent, l'atelier fermé, refusant catégoriquement de laisser travailler nos membres et se déclarant prêts à faire la grève plutôt que de permettre aux leurs de vivre à côté des nôtres ? Nos syndicats n'ont jamais refusé de laisser travailler les protestants avec eux; ils ont dans leurs constitutions des clauses qui prévoient le cas et qui protègent tout autant le travailleur non-catholique que le travailleur catholique.
Le bien-être moral de la classe ouvrière n'est pas laissé de côté dans les congrès de la C.T.C.C. Les délégués demandent avec instance le respect de la loi fédérale du repos dominical; ils insistent pour une meilleure protection morale de l'enfance en voulant interdire l'entrée du cinéma aux enfants de moins de 16 ans, accompagnés ou non de leurs