‹ L'Action canadienne-française (volume 5)Chapitre 6 sur 175 · LES PREMIERS PAS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS PAS

Voici qui montre bien l'avantage que donnent la coordination des efforts et l'unanimité des énergies. Un mois à peine s'est écoulé et déjà notre Comité est connu. La besogne se dessine plus précise et mieux délimitée ; les premières prises de contact se sont faites; les premiers résultats s'annoncent, encourageants.

Le commissaire général du Canada en France, l'honorable M. Philippe Roy, a bien voulu dire à deux d'entre nous, qui étaient allés lui annoncer l'organisation du Comité, tout le bien qu'il espère de notre œuvre et les vœux qu'il formule pour son succès. De plus, il s'est offert de nous faciliter la tâche et de nous ouvrir certaines portes dont l'entrée nous sera fort utile.

Un écrivain canadien en résidence à Paris, M. Henri d'Arles, a bien voulu, de son côté, nous assurer de son plein et entier dévouement.

D'autres Canadiens fixés ici, trop nombreux pour être énumérés aujourd'hui, nous ont également assuré de leur sympathie et de leur zèle. Je citerai seulement une dame canadienne, établie à Paris depuis 1860, Mme Daubrée, née Perrault, de Montréal, qui a reçu le secrétaire du Comité avec une bienveillance émue et lui a promis de faire "tout en son pouvoir" pour servir lacause quinousest si chère. " Vous tentez là ce qu'on aurait dû faire depuis longtemps", nous a-t-clle dit. "Vous réussirez, j'en suis convaincue. E< comptez sur moi".

Le Comité des Amitiés françaises à VEtrangei , que nous avons touché dès la première semaine de notre exis-

41 l'action française

tence, s'est montre pour nous vraiment fraternel. M. le chanoine Beaupin, l'infatigable secrétaire général est venu à la seconde de nos réunions nous apporter l'aide inappréciable de sa documentation et de son expérience. Grâce à lui, nous figurerons en bonne place à nombre de manifestations intéressantes. La première en date sera le "triomphe" de Garcia Moreno à Saint-Sulpice dans le cours de décembre. Nous rencontrerons là des Américains du Sud, et, s'il plaît à Dieu, nous amorcerons des relations qu'un avenir prochain rendra fécondes. D'autres cérémonies nous verront aussi: les fêtes de Vauvert, en l'honneur de Montcalm, les fêtes de Notre-Dame de Grâce à Honfleur et sans doute les congrès de la Jeunesse catholique française. Par l'obligeance de M. Beaupin, le Comité sera averti à l'avance des manifestations intéressantes, et nous ferons en sorte que le Canada français y figure en place d'honneur. Des pourparlers sont entamés avec quelques directeurs de revues. D'ores et déjà quatre d'entre elles, Le Bulletin des Amitiés catholiques jrançaises à V étranger, La Revue des jeunes, Les Études, La Revue universelle ont accepté de publier des articles sur le Canada français. J'espère, dans ma prochaine lettre, pouvoir aligner d'autres noms de revues hospitalières.

Et voici qui est plus concret. Une série de conférences (avec projections, si possible) sera donnée par les membres du Comité. Voici les premières offres qui nous ont été faites et ceux des nôtres qui parleront en ces diverses circonstances. On jugera, par ce qu'un mois d'existence nous vaut déjà, de la multiplicité et de la diversité des besognes qui s'offrent à nous. Le Bottin-Didot, le grand Bottin de Paris, qui jusqu'ici, dans sa section de l'étranger, ne portait que quatre lignes sur le Canada, contiendra à

Page 1