‹ L'Action canadienne-française (volume 5)Chapitre 7 sur 175 · LES PREMIERS PAS · texte numérisé non relu

LES PREMIERS PAS

partir de cette année et grâce à M. l'abbé Groulx, un résumé substantiel de notre histoire;

Le 7 novembre, conférence de M. Arthur Frigon, (avec projections) devant les élèves du laboratoire central d'électricité;

Le 5 décembre, conférence de M. l'abbé Lionel Groulx, à la Corporation des Publicistes chrétiens, sous la présidence de M. René Bazin ;

. Le 9 décembre, conférence à l'Association des jeunes de Saint-Roch, par M. l'abbé Alphonse Fortin;

Au milieu de décembre (à une date qui sera bientôt fixée), conférence à Ménilmontant, paroisse N.-D. de la Croix, par M. Louis Francceur, secrétaire du Comité;

Le 29 décembre, à Plaisance, paroisse de N.-D. du travail, conférence par M. l'abbé Armand Chaussé;

Le 1er mercredi de mars, conférence à Melun, (Seine et Marne), par M. l'abbé Lionel Groulx.

Voilà des têtes de listes; d'autres suivront. Peut-être n'est-il pas superflu d'ajouter ici quelques détails. La causerie aux publicistes chrétiens est d'importance; par elle les écrivains catholiques sont atteints en bloc, et bien des portes s'ouvriront dans le monde de la presse et des revues. Plaisance et Ménilmontant sont des centres ouvriers. Saint-Roch est une paroisse importante dans un quartier à la fois résidentiel et commerçant. Il y a là une grosse bourgeoisie fort intéressante. Enfin Melun est une ville ouvrière, siège d'un grand collège ecclésiastique. La bourgeoisie qui y habite, n'est guère gâtée en plaisirs intellectuels. M. l'abbé Groulx y rencontrera un public mêlé, curieux et bienveillant. J'ajoute que la plupart de nos conférences seront accompagnées de projections. M. Riou s'est chargé de nous en pourvoir et l'on peut être assuré

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de son succès, surtout si nos amis du Canada veulent bien y mettre la main.

L'on peut voir ce que nous avons essaye de faire. Nous sera-t-il permis de terminer par cet appel à l'aide que nous formulions le mois dernier? Sans argent, nous avons fait quelque chose. Avec de l'argent nous ferions beaucoup de choses.

Alonie de Lestres.

20 novembre 1921.

M. Raymond Poincaré écrivait récemment dans la Revue des Deux- Mondes que les dominions britanniques sont "des États indépendants, des nations libres, qui ne sont plus guère rattachées à la vieille Angleterre que par des liens moraux et qui vivent chacune de sa vie propre". Combien de temps existeront ces liens moraux ? Tout en désirant le maintien du statu quo, plusieurs pensent qu'il suffirait d'une commotion — révolution sociale en Angleterre, guerre anglo-américaine ou japonaise— pour que ces liens se brisent aussitôt. Que deviendrait alors la Confédération canadienne ?

Les provinces de l'Ouest chercheraient-elles à compléter le trait d'union qui les unit déjà aux États-Unis ? Les provinces de l'Est voudraient-elles constituer un état libre? Autant de points d'interrogation que posent les méditatifs. L'Action française croit cette étude opportune» Elle publiera en 1922 une série d'articles. Les auteurs connaissant le passé de notre pays, renseignés sur ces problèmes d'aujourd'hui, désireux d'assurer son avenir, ouvriront une éclaircie sur nos lendemains. Ils le feront librement, mais avec sérénité.

Ce sera l'enquête la plus vivante entreprise chez-nous, jusqu'à présent, par un journal ou une revue. Cette série d'articles sur notre avenir politique fera époque dans l'histoire des idées au Canada.

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