‹ L'Action canadienne-française (volume 5)Chapitre 66 sur 175 · FEDERALE · texte numérisé non relu

FEDERALE

Chaque jour nous recevons des plaintes au sujet de la méconnaissance des droits du français par les fonctionnaires fédéraux. Aux bureaux des chemins de fer de l'État, aucune formule française ni bilingue; dans certains ministères les employés ne parlent que V anglais; à des lettres écrites en français certains employés fédéraux répondent en anglais.

Un fait typique a été dévoilé à la récente réunion de la Chambre de commerce de Montréal: le service des attachés commerciaux à Ottawa ne ferait usage que de la langue anglaise dans la correspondance avec les pays étrangers; seuls le chef de ce service et un autre employé parleraient le français.

Le mal est du reste général. Depuis quelques années, Va nglo-saxonnisme fait V impossible pour faire reculer le français et le rejeter hors de V administration fédérale. Il faut qu'il y ait changement. Les ministres canadiens-français et les députés de notre province se doivent à eux-mêmes, ils doivent à leur race d'obtenir que la langue française, l'une des langues officielles du Canada, soit remise à sa place.

Que le public seconde ce mouvement. Nous demandons, non une faveur, mais un droit.

I;' Action FRANÇAISE.

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