LA SOCIETE DU PARLER FRANÇAIS
La Société du Parler français vient de constituer son bureau de direction pour 1917-1918. Les deux directeurs sortant de charge, MM. l'abbé Antonio Huot et le docteur Arthur Vallée, ayant été réélus, ce bureau se trouve ainsi composé: président d'honneur, Mgr Frs Pelletier, recteur de rUniversit5 Laval; président, M. l'abbé Antonio Huot; vice-président, M. le docteur Arthur Vallée; secrétaire général, M. Adjutor Rivard; archiviste-trésorier, M. l'abbé Camille Roy; directeurs: S.G. Mgr P.-E. Roy, archevêque de Séleucie, Mgr C.-O. Gagnon, l'honorable M. Cyrille Delâge, surintendant de l'Instruction publique, M. le docteur Cahxte Dagneau, M. l'abbé CjTille Gagnon, M. le chanoine Charles BeauHeu, M. L.-P. Geoffrion.
Dans un article fort intéressant, le Parler français résume ainsi le travail auquel s'intéresse particuhèrement la Société: "Après la première assemblée générale, les membres se sont donné ^rendez-vous pour les soirées du lu7idi, à 8 heures.
"C'est, en effets tous les lundis, à 8 heures, que les bons ouvriers de l'oeuvre entreprise par la Société du Parler français se retrouvent pour continuer dans une commime pensée de patriotisme, et dans l'échange le plus cordial d'une très simple camaraderie, le travail commencé et poursuivi depuis ciuinze ans déjà. On y étudie, exactement pendant 7me heure et demie, — neuf heures et demie est l'heure obligée de la séparation, — les vieux vocables du parler français qui se rencontrent encore sur les lèvres de 7WS gens, et aussi les nouveaux, bien ou mal faits, qu'inventent 'la logique populaire ou le laisser aller parfois regrettable, l'insouciance verbale de toutes gens. On met sur fiches les observations; on fait à chaque mot son état philologique, et l'on recherche avec soin ses origines françaises ou canadiennes. Le travail est austère le plus souvent, très amusant parfois, toujours ins-
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Iructif pour ceux qui s'y emploient. Il cotUribue à édifier lenteynenl le glossaire canadien-français, que certains peuvent estimer n'être pas une oeuvre pratique, mais qu'une province linguistique doit s'estiiner heureuse de posséder. La plupart, sinon toutes les provinces du parler français ont, en France, un semblable glossaire dont s'honore chaque petite patrie. Il ne peut être indifférent à un Canadien-frayiçais, attaché aux choses de sa province, que nous puissions un jour posséder le nôtre."
Le travail de recherches que poursuivent, avec une si méritoire ténacité, les "bons ou\Tiers de l'œuvre entreprise par la Société du Parler français," ne peut laisser indifférents que ceux qui ne réfléchissent point à la complexité du problème qui se pose devant nous. Il ne suffirait pas, et ceux qu'il intéresse le plu, seraient les derniers à le prétendre, à résoudre ce problème, mais il a sa place, sa bonne place, dans l'ensemble de l'œuvre qui sollicite notre effort à tous.
Souhaitons à la Société du Parler français et à sa revue, le Parler français, de nouveaux succès, ime prospérité croissante. — O. H.
NOTRE ALMANACH DE 1918
h'Almanach de la Langue française est paru pom* la troisième année. Tiré,la première année, à 10 mille exemplaires, il en est rendu à 25 miUe. Il n'en tient qu'à ses lecteurs des années passées, par leur propagande active et intelligente, de faire monter le tirage, cette année même, au-dessus de ce cliiffre déjà remarquable.
L'ahnanach de 1918 s'ajoute avec fierté aux précédents. La Ligue des Droits du français déplore certes de n'avoir pu donner à certaines parties les développements qu'elle espérait. Mais tel qu'il apparaît au public choisi des véritables patriotes, cet ahnanach est appelé à faire réfléchir tous ses lectem-s et à lem* suggérer des résolutions énergiques d'indéfectible amour pour leur langue et leur foi.
C'est déjà l'impression que notre ahnanach a créée chez un rédacteiu* de la Tribune de Saint-Hj-acinthe: "Chaque foyer canadienfrançais, écrit-il, voudra hre et conserver V Ahnanach de la Langue française de 1918. Les enfants, en particuher, devraient savoir de mémoire tout ce qui y est si bien dit de très intéressant sur les choses canadiennes. UAlmanach de la Langue française est notre ahnanach à nous. Canadiens-français; nous devons tenir à honneur d'en faire la publication la plus répandue, la plus lue, la plus estimée, la plus aimée
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de tout le Canada et même de toute rAinérique du Nord. Il deviendra, si nous le voulons, le livre de la reconquête des droits du français dans notre pays, le vade-mecum de notre vie nationale."
La table des matières, que nous reproduisons à titre documentaire, justifie, croyons-nous, modestement, cette appréciation enthousiaste.
Il a gagné ses épaulettes, avec musique. — La Croisade nécessaire (Pierre Homier). - — Les Collèges classiques français du Canada (R. P. E. Lecompte, S.J.). — La Croix du défricheur (Albert Ferland). — Lç fusil de mon grand-père (le Père Ambroise). — Éphémérides canadiennes. — Carnet de la ménagère. — Collège de V Assomption, Worcester, Mass. (photographie). — Chez les Franco- Américains. — Une silhouette (F. Lemarc). — Louis Hébert et la Colonisation (Abbé Couillard- Després). — Louis Hébert, premier colon (photographie). • — L'hygiène et V alimentation (Dr Joseph Gau\-reaxj). — Lucien- Alexandre Beaudoin (photographie). — ■ Le testament de l'abbé Beaudoin. — Une page de notre histoire (Abbé L. Groulx). — Les diocèses de l'Ontario. — Vocabulaire du jeu de Tennis. — Plan d'un cours de Tennis (graphique). — La lutte en caricature. — U7ie institution économique (Anatole Vanier). — Ils sont un peuple sans histoire, avec gravure (Fr. Marie-Victorin). — La leçon des statistiques, avec graphique (Félix Boisvert). — Aidour du ber (Blanche Lamontagne). — Les champions du français — Jules- Paul Tardivel, avec photographie (Omer Hérotjx). — L'année française (Jean-Chrysostome Martineau). — Règlements de chasse et de pêche. — Calendrier.
C'est, on le voit, sous un format réduit, une espèce d'encj'clopédie nationale, où nos meilleures plumes ont voulu fixer chacune un trait caractéristique de notre race.
Les commandes parviennent déjà depuis quelque temps au secrétariat de la Ligue. Il est plus prudent de donner la sienne le plus tôt possible. Les conditions de vente sont comme suit : 15 sous l'exemplaire, $L50 la douzaine, $10 le cent, $75 le mille, frais de port en plus (3 sous l'unité, 22 sous la douzaine).
NOS CARNETS D'ABONNEMENT
Nous tenons à la disposition de ceux de nos lecteiu-s qui veulent faire de la propagande des carnets contenant dix formules d'abonnement. On n'a qu'à les réclamer au secrétariat de la Ligue des Droits du français, bureau 32. Immeuble de la Sauvegarde, Montréal.
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TRIBUNE DE NOS LECTEURS