POUR QUE GRANDISSE V ACTION FRANÇAISE
Le public nous a fait un accueil sympathique et nous Ven remercions de tout cœur. On trouvera, à la Tribune de nos lecteurs, une lettre qui résume, à peu près, ce nous semble, l'opinion de nos amis.
On nous fait le plus aimable des reproches: on regrette que notre revue ne soit pas plus volumineuse. Nous le regrettons aussi, car c'est la matière qui manque le moins. Ce mois-ci déjà, nous sommes contraints d'omettre toute une série de faits, d'incidents, qui illustreraient notre thèse, stimuleraient le zèle de nos amis, les inciteraient à de nouveaux efforts. Et c'est une situation qui ira s' aggravant au fur et à mesure que se développera l'œuvre, que s'étendra son rayon d'action et se multipliera le nombre de nos informateurs.
Mais le papier coûte cher et nous ne sommes pas riches. Nos progrès dépendent de nos amis, exclusivement.
Tous peuvent nous aider. En est-il un, par exemple, qui soit vraiment incapable de nous procurer un nouvel abonnement? En est-il un, à tout le moins, qui soit incapable de dire un bon mot pour nous en une occasion favorable? Plusieurs nous ont déjà fourni de généreuses listes d'abonnés; beaucoup pourraient en faire autant, s'ils voulaient simplement y penser ou s'en donner la peine.
L'abonnement, c'est un point, un t7'ès gros point; l'annonce en est un autre. Combien peuvent annoncer ou inciter les autres à annoncer dans la revue? Qu'ils y réfléchissent: ce sera, en tout cas, une bonne action; ce sera, en maint cas, une
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bonne affaire, d cause du public particulier auquel s'adresse l'Action française.
Mais, ne pourrait-on aller plus loin? Nous parlons de ces choses en. toute liberté, car la revue ne rapporte à ses directeurs que travail et soucis. Ne pourrait-on aller plus loin? Tel excellent homme, très dévoué à la cause du français et qui ne sait comment l'aider efficacement, ne pourrait-il adresser au Secrétariat de la Ligue des Droits du français, 98, immeuble Dandurand, Montréal, une offrande de f Nous laissons le chiffre en blanc pour ne liiniter la générosité de personne. Il suffirait d'un de ces milliers de piastres qui s'inscrivaient, nombreux, sur des listes récentes pour permettre à notre administration de porter tout de suite à quarante-huit nos pages de texte, une offrande de quelques centaines de piastres permettrait d'assurer le service de la revue aux professeurs français des provinces anglaises. — Tout le monde, évidemment, n'a pas un miïlier ou quelques centaines de piastres sous la main, mais avec des sous on fait des piastres, avec des piastres les cents. Qu'on ne craigne pas d'envoyer son offrande, si modeste soitelle. Il en sera fait bon usage.
Pour que grandisse V Action française C'est le
souhait de nos amis, c'est le nôtre. Que chacun y mette de la bonne volonté, et ce souhait, demain, sera la bienfaisante réalité.
Omer HÉROVX