‹ L'Action canadienne-françaiseChapitre 30 sur 136 · LONGUEIL OU LONGUEUIL · texte numérisé non relu

LONGUEIL OU LONGUEUIL

Dans le dernier numéro de l'.4.c<ion/rançaise, un Montréalais demande à ses amis de Longueuil pourquoi ils alourdissent le nom de leur ville en y mettant deux u. Cette question a ex'cité ma curiosité et je me suis demandé, en effet, pourquoi ? J'ai donc fait une petite enquête et voici ce que j'ai trouvé. Les premiers missionnaires, MM. Pérot, de Caumont, Frémont, Guybert, etc., signent tous missionnaires de Longueil. Le fr. Simon Foucault, Récollet, signe missionnaire à Longueuille. M. de Francheville est le premier à écrire Longueuil. Son successeur, M. Ysambart, retourne à Longueil mais à partir de 1728, jusqu'à sa mort en 1763, il signe, invariablement, curé de Longueuil.

Mais les Lemoyne comment signaient-ils? Tous écrivent Longueuil avec deux u. Ainsi dans l'acte de Mariage de Chs. Lemoyne et Marguerite Legardeur (17 septembre 1727), le prêtre écrit baron de Longueuil et, au bas de l'acte, les deux Chs. Lemoyne, père et fils, ont signé Chs. Longueuil. Elisabeth Lemoyne fait comme les autres et elle

signe Elisabeth Longueuil. Je trouve encore la même signature au bas de l'extrait de baptême de Charles Jacques LemojTie.

Les Longueuillois ont donc raison d'écrire le nom de leur ville avec deux u. Je dis raison, quand je devrais peut-être écrire le devoir; car ils doivent conser\'^er et respecter religieusement tout ce qui rappelle le souvenir du fondateur de leur ville, Chs. Lemoyne, baron de Longueuil.

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