Revue de Paris , J 5 octobre 1918, p
l’actioh de BENOIT XV
supérieures, ne manque pas d’observer que pour aboutir à des conclusions solides avec de pareils éléments d’information, il faut être « en mesure d’attribuer à chaque document sa valeur et d’accorder à chaque source le crédit dont elle est digne ». M*** ne dit pas expressément qu’il est « en mesure », lui. Mais il le pense, sinon il n’eût pas publié son réquisitoire. Nulle part il n’affirme, mais toute sa manière d’argumenter donne à entendre que sa qualité de vieux romain lui permet de saisir l’âme même de la politique pontificale « à travers le mouvant dédale de déclarations contradictoires, d’aveux et de réticences, d’insinuations et de mensonges (1) », où elle est, selon lui, enveloppée.
Quand on sait au juste qui est Filippo Meda, Filippo Sassoli de’ Bianchi, Filippo Crispolti et le comte délia Torre, F Osservatore Romano et le Bastone , le Corriere d’Italia et le Mattino, Oreste Daffînà et Enrico Bafîle, etc. ; alors, paraît-il, on tient le fil d’Ariane et le labyrinthe du Vatican n’a plus de secret.
Il est indéniable qu’un homme qui a déchiffré tant de journaux, et dévisagé tant de gens, risque fort de pouvoir alimenter, sans tarir, les chroniques des salons et des ambassades. Qu’en retiendra l’histoire? Que prouvent, en définitive,