Revue de Paris , 15 octobre 1918, p
ces dires copieux et assurés? La question est autre.
Pour procéder, en toute sûreté et rigueur, à la critique des multiples accusations formulées par M***, il conviendrait d’attendre que Rome ait publié un Livre blanc , comme elle fit au lendemain de la Séparation, en France, de l’Église et de l’Etat. Toutefois, le manque de ces documents autorisés ne nous laisse pas désarmés. N’est-ce pas renverser par leur base les contractions de M***, que de faire toucher du doigt l’inanité des
preuves sur lesquelles elles reposent ?
L’âpre réquisitoire de M*** contre ce qu’il appelle la politique de Bénoît XV est en six points.
1° M*** pense avoir « démontré, à la rigueur des termes », que Benoît XV « refuse de reconnaître, dans la violation de la neutralité belge, un inexpiable forfait ».
Voici ses preuves (1). Dans une feuille polycopiée à la machine, émanant d’on ne sait qui, répandue dans Rome en février 1915, et signée Benedetto Governa, il est affirmé que la France et l’Angleterre sont les vrais envahisseurs de la Belgique ; le marquis Crispolti, dans une conférence faite à la même date, aurait dit, d’après un compte rendu dactylographié et anonyme, que le Saint-Siège agissait sagement, dans la question