Liberation et échange des prisonniers civils
Le 11 janvier 1915, Benoît XV propose aux nations belligérantes de renvoyer dans leur patrie : 1° les femmes et les jeunes filles ; 2° les garçons âgés de moins de dix-sept ans ; 3° les hommes âgés de plus de cinquante-cinq ans ; 4° les médecins, les chirurgiens, les prêtres, les civils inaptes au service militaire, quel que soit leur âge.
Les adhésions ne manquèrent pas. Des conventions particulières entre nations règlent les conditions de la libération et de l’échange demandés v par le pape. Ici encore, les statistiques diront l’étendue du bienfait.
l’action de benoit xv
11. Hospitalisation en Suisse et ailleurs des prisonniers encore aptes au service militaire , mais blessés et malades .
C’est de France que la pensée est venue. Sollicité d’agir, Benoît XV le fit avec zèle et succès. Dès les premières ouvertures faites par le pape , le gouvernement fédéral se montra favorable. L’Allemagne, qui avait répondu négativement aux propositions françaises transmises par l’ambassadeur d’Espagne à Berlin, finit par écouter les voix venues de Rome (août-octobre 1915). La France (24 mai), l’Autriche (23 juin), la Belgique (6 juillet) avaient déjà adhéré au projet détaillé, élaboré par la Secrétairerie du Vatican. L’Angleterre ne se décida que plus tard, et elle traita directement avec la Suisse.
Les Français qui ont vu arriver en Suisse les trains de blessés et de malades, savent combien de malheureux ont dû leur salut à la mesure si efficacement déterminée par le Saint-Père.
12. Hospitalisation en Suisse des prisonniers militaires pères de quatre enfants et en captivité depuis plus de dix-huit mois.
Cette mesure est de l’initiative de Benoît XV. La France et l’Allemagne y ont adhéré les premières (mai-juin 1916). La Russie et l’Autriche
s’en sont entretenues ensuite. Toutes ces négociations ont finalement abouti à la seconde convention de Berne (mai 1918). Mais déjà, le 5 avril 1917, les premiers prisonniers français de la catégorie susdite arrivèrent en Suisse.
Pour les prisonniers italiens tuberculeux, le pape a obtenu de l’Autriche le rapatriement sans échange.