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Visites aux prisonniers

Les nonces de Vienne (20 janvier, 16 juillet 1916, 27, 28 février, 1 et 2 mars 1918) ont fait, à différentes reprises, au nom du pape, des visites aux camps des prisonniers italiens.

Le pape a invité les évêques italiens (31 mars 1916) à visiter les prisonniers autrichiens internés dans leurs diocèses. '

De pareilles visites ont été organisées auprès des prisonniers allemands en France et des prisonniers français en Allemagne ; auprès des prisonniers, tant français qu’allemands, hospitalisés en Suisse,

Le délégué apostolique de Constantinople. Mgr Dolci, a visité les prisonniers français, anglais, italiens internés en Turquie; et aussi les malades bavarois, allemands, soignés dans des hôpitaux allemands et autrichiens de Constantinople.

Il est superflu d’observer combien ces démarches sont utiles pour constater le véritable état des

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choses et pour soutenir le moral des captifs ; surtout quand il s’y ajoute, comme il a été fait toujours, quelques largesses au nom duSaint-Pèrc.

La bienfaisance pontificale s’est particulièrement intéressée, on le comprend, aux prisonniers italiens ; des livres, des vêtements, des médicaments, leur ont été distribués plusieurs fois en abondance.

14. Office en faveur des prisonniers constitué à Rome d’abord, puis à Paderborn, à Fribourg et à Vienne.

Dès les premiers mois de la guerre, des lettres innombrables écrites par des évêques, des curés, des aumôniers, des familles, arrivèrent au Vatican pour demander des nouvelles de soldats disparus. Ges lettres venaient surtout de France et de Belgique.

Peu à peu l’abondance des documents exigea la création d’un bureau spécial, à la Secrétairerie d’Etat. L’Office romain eut ensuite des succursales à Paderborn, à Fribourg et à Vienne.

Des prélats, des prêtres séculiers, des religieux, des religieuses, des laïques (hommes et femmes) : au total près de 200 personnes, soit au Vatican, soit hors du Vatican, s’occupent de cette œuvre charitable. L’Office est en correspondance avec tous les pays du monde.

Le travail est réparti en plusieurs sections :

recherches, rapatriement, recommandations spéciales, prisonniers civils , prisonniers de guerre , etc .

Bien entendu, les services rendus sont gratuits; ils sont rendus à tous ceux qui les sollicitent, sans distinction de nationalité ou de religion. Naturellement les demandes venant d’Italie sont fort nombreuses et sont suivies avec un intérêt spécial. Mais les innombrables et touchantes lettres de remerciements qui arrivent au Vatican de partout témoignent que la grande charité du Père de tous est véritablement universelle.

C’est par milliers et milliers que se chiffrent les démarches faites par l’Office du Vatican.

15. Correspondance des malheureux restés dans . les régions envahies avec les familles dont ils sont séparés.

Le cardinal archevêque de Reims fut un des premiers à saisir le pape de la question, ainsi que Mgr Marchetti, délégué du pape à Berne. La situation de milliers de Français et de Belges, privés de tout commerce avec leurs familles , étaitlamentable .

Par l’intermédiaire de l’archevêque de Cologne, Benoît XV fit une démarche auprès de l’empereur d’Allemagne (décembre 1915). Des démarches nouvelles suivirent, un règlement intervint (22 décembre 1915 — 25 janvier 1916). La correspondance put s’établir, quoique gênée par beaucoup d’exigences bureaucratiques.

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A la prière du chargé d’affaires serbe, auprès du Saint-Siège (9 février 1916), le pape négocia et obtint de l’Autriche des facultés analogues pour les Serbes demeurés en leur pays après l’invasion.

Dès l’occupation de quelques territoires autrichiens par les troupes italiennes, le pape avait organisé, au Vatican, un service pour donner des nouvelles des Autrichiens. Lorsque la fortune des armées renversa la situation, il put avoir, après quelques difficultés, le consentement de l’Autriche à la circulation des lettres dans les pays italiens conquis.

Il fut moins heureux, dans ses démarches auprès de la Porte, en faveur des Italiens prisonniers en Lybie. Mais l’évêque de Tripoli eut mission de suppléer, et il supplée en effet de son mieux, au bon office refusé par les Turcs.

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