‹ L'action de Benoît XV pendant la guerreChapitre 23 sur 33 · Secours matériels et ravitaillement assurés · texte numérisé non relu

Secours matériels et ravitaillement assurés

aux régions envahies.

a) En Belgique. — Le Saint-Père s’est entremis pour que la Belgique pût recevoir facilement, du comité formé en Amérique, les secours opportuns en vivres.

b) En Pologne. — Lorsque la disette se fit sentir, en 1916, dans la malheureuse Pologne sillonnée tour à tour par les armées russes, autrichiennes et allemandes, l’action de Benoît XV, au bout de laborieuses négociations, finit parfaire

disparaître les difficultés opposées parles belligérants au bon vouloir du comité américain. Et les Polonais reçurent des vivres.

En 1915 déjà, le pape avait donné son appui et son obole, lors de l’appel fait par les évêques polonais à la charité du monde catholique.

c) Au Monténégro. — Pour le Monténégro, l’Angleterre avait pris l’initiative d’un comité, dont les secours devaient être répartis par l’archevêque d’Antivari et le ministre d’Espagne. Afin d’aboutir, le comité pria le pape d’interposer ses bons offices auprès du gouvernement autrichien. Des objections furent faites. Deux ans (1916-1918] passèrent en tractations. La ténacité du Saint-Père finit par obtenir le consentement de l’Autriche à un ravitaillement fait sur bateaux neutres, et sous la responsabilité du Saint-Siège.

d) En Italie. — Sur la prière des évêques italiens des régions envahies de la Péninsule, le pape a demandé au gouvernement autrichien de faciliter le ravitaillement. En mai 1918, les négotions entamées n’avaientpas encore atteint leur but.

e) En France. — En mai 1916, le pape est sollicité d’agir auprès de l’Allemagne en faveur des départements français envahis. On propose la Suisse comme intermédiaire du ravitaillement. Benoît XV expose la question à Berlin et à Berne ; et réussit à obtenir l'envoi de rations non seulement individuelles mais collectives.

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