IV. — Proclamation des principes de justice
24. Dès la première encyclique (1er novembre 1914), le pape rappelle que, pour la restauration du droit violé, il est d’autres moyens que les armes ; et que les intentions droites et la sincérité feront aboutir à une solution.
25. Dans sa première allocution consistoriale (22 janvier 1915), Benoît XV a dit :
« Le Pontife romain a été constitué par Dieu comme l’interprète et le vengeur de la loi éternelle. Avant tous autres donc, il lui appartient de proclamer qu’à personne, sous aucun prétexte, il n’est permis de violer la justice ; et nous le proclamons très ouvertement. Et nous frappons de notre réprobation n’importe quelles violations du droit où qu’elles aient été commises. »
Et encore :
« Qu’il nous soit permis de faire appel aux sentiments d’humanité de ceux qui ont franchi les frontières, les armes à la main. Qu’ils ne dévastent pas les régions envahies plus qu’il n’est exigé strictement par l’occupation militaire, et ce qui importe bien plus encore, qu’ils ne blessent pas pour rien le cœur des habitants dans ce qu’ils ont de plus cher : les édifices sacrés, les ministres de Dieu, les droits de la religion et de la foi. »