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Etant donné le très grand nombre de dosages que nous avons effeclués au cours de nos recherches, nous avons mis au point une burette à mise au zéro automatique plus simple et plus commode à manier que les modèles qu’on avait signalés auparavant (fig. 4). Il n’y a en effet qu’un seul robinet qui assure à la fois le remplissage de la burette et son utilisation pour la titration. Ce robinet, placé en bas de la burette, comporte trois orifices répartis régulièrement à 120° l’un de l’autre ; le boisseau a une seule perforation en V réunissant deux points de sa périphérie qui sont situés à 1200 l’un de l’autre. Ce dispositif permet de mettre la burette en communication soit avec un tube de déversement, soit avec un flacon de Mariotte servant de réservoir pour le liquide. Pour la commodité de la manipulation la clé du robinet porte deux branches orientées comme la perforation du boisseau.
Pour le bon fonctionnement de la burette, il y a lieu de surveiller les détails suivants: le robinet doit être assez gros pour qu’on n'ait pas de fuite quand on le place dans une position intermédiaire en vue de couper toute communication. Pour oblenir une installation correcte du zéro, il Y à avaniage à utiliser, pour l’arrivée de l'air dans le flacon de Mariotte, un tube large (diamètre intérieur 6 mm.) dont l'extrémité inférieure est recourbée horizontalement et à placer le zéro de la buretie dans une partie rétrécie en un tube fin (diamètre intérieur 2 à 3 mm.) ; ainsi les minimes fluctuations du niveau où s’installe le liquide seront négligeables pour la précision du dosage. Pour garantir la fixité du zéro, le flacon de Mariotte est porté par le même support que la burette. Il ne paraît d’ailleurs pas impossible de supprimer les joints en caoutchouc en construisant la burette et son réservoir en une seule pièce ; cette façon de faire serait surtout indiquée pour les microburettes.
Le maniement de la burette est Simple. Le réglage du zéro se fait une fois pour toutes en montant où abaissant le tube d'arrivée d’air du flacon de Mariotte disposé à une hauteur convenable. Ce flacon étant rempli partiellement de liquide et soigneusement bouché, on peut, suivant la position du robinet, soit remplir la burette, soit utiliser son contenu dans une manipulation de titrage, soit vider directement le flacon de Mariotte par le tube d'écoulement de la burette. A la fin d’un titrage on arrête l'écoulement en mettant le robinet en position intermédiaire, et, après lecture de la burette, un seul mouvement du robinet permet de préparer celle-ci pour le titrage suivant en la mettant en Communication avec le réservoir.
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Caractéristiques du milieu.
Nous avons imposé aux milieux étudiés des variations de pH et de potentiel d’oxydation-réduction.
Les variations de pH sont obtenues par addition de ClHn et OHNa n sous le contrôle de l’électrode à antimoine montée en différentiel (VLÈS). Les variations éventuelles du pH au cours de l’autolyse ont été recherchées un certain nombre de fois par des mesures avant et après le séjour à l’étuve. Elles sont d’un ordre de grandeur sans importance pour le cas présent, en raison du pouvoir tampon élevé des extraits.
Les variations de potentiel sont obtenues par addition de divers réactifs, ou, dans certains cas, en modifiant les conditions d'aération des échantillons. Les réactifs utilisés sont, d’une, part, le ferricyanure, l’hypochlorite, le persulfate, le verborate et le chlorate de potassium, l’eau oxygénée (perhydrol neutralisé au moment de l’utilisation) et d'autre part, des colorants réduits, l’hydrosulfite de sodium en solution faiblement alcaline, le chlorure titaneux, le sulfate ferreux, l’acide ascorbique et la métoquinone. Les quantités utilisées sont faibles : on a repéré empiriquement les concentrations approximatives de ces corps qu'il est nécessaire de mettre en œuvre pour réaliser les potentiels voulus. Il s’agit de quantités de l’ordre du mg pour 10 cmÿ de milieu. L’agitation énergique à l’air comme moyen d’oxydation a dû être abandonnée, car on sait par de nombreux travaux (voir EFFRONT, p. 173) — et nous l’avons vérifié — que les enzymes peuvent ainsi perdre une partie de leur activité par des mécanismes autres que l’oxydation du milieu.
F1G. 5. — Tube à électrode permettant la mesure du potentiel d’oxydation-réduction des milieux en cours d’expérience à l’abri de l'air.