‹ L'action du potentiel d'oxydation-réduction du milieu sur l'activité de différentes protéinases: hydrolyse et condensationChapitre 21 sur 43 · PH · texte numérisé non relu

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F1G. 19. — Activité autolytique d’un extrait aqueux de pulpe de rate en fonction du pH du milieu. Trois expériences différentes. En abscisses le pH, en ordonnées l'augmentation de l’azote formoltitrable en p. cent de la valeur initiale,

situés à pH 3,8 et 49 environ. Ces valeurs sont en accord avec les données de la littérature. L'existence de deux maxima dans l’échelle des pH a été constatée dans les extraits de rate par WazDpscHMipr-LerTz et Deurscu qui l’ont attribuée à la complexité du système protéolytique en présence.

Les expériences que nous allons exposer à la suite ayant montré que la protéolyse s’intensifie quand on abaisse le potentiel d’oxydation-réduction du milieu, nous avons fait des expériences analogues aux précédentes, mais en présence d’un réducteur susceptible d'amener le potentiel vers sa valeur Optimale, Des extraits de rate ont été partagés en deux parts ; dans l’une, on a introduit 0,2 gr. de sulfate ferreux par 35 cm3 d'extrait. Nous avons choisi ce sel, Car nos essais ont montré, en accord avec les données de THIESSE, que, même pour de fortes additions, le potentiel ne descend Pas considérablement, et, d'autre part, ces additions presque massives ont l'avantage qu'on n’a pas à craindre une destruction du réactif dans le sens de l’anéantissement de son pouvoir réducteur par une

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réaction parasite quelconque (oxydation, précipitation, Core Dans les deux parts d'extrait, le réduit et le témoin, nous) avons ensuite éprouvé l'influence du pH dans deux séries conduites parallèlement. Les points expérimentaux montrent que les deux optimas de pH persistent en présence du réducteur, mais qu'ils sont indiscutablement déplacés vers des pH plus élevés (fig. 20). Le maximum à pH 4,8 du témoin correspond au minimum intermédiaire dans l'extrait réduit ; les optimas d’hydrolyse de celui-ci se situent aux environs de pH 4,3 et 5,6.

& 8 3 4 5 6 7 PH F1G. 20. — Expérience analogue à celle de la fig. 19, mais avec addition de

sulfate ferreux dans le milieu.

Pour examiner l’influence du potentiel d’oxydation-réduction, nous avons fait quatre séries d'expériences. Dans chacune d'elles, nous avons amené les liquides initiaux à un pH déterminé, à savoir 3,8, 4,94 6,0 ou 7,0; les échantillons d’une série ayant tous même pH ont été additionnés d’oxydants ou de réducteurs variés. Comme tels, nous avons employé le ferricyanure, le persulfate, le perborate, le chlorate et l’eau oxygénée d’une part, divers colorants réduits, l’hydrosulfite, le chlorure titaneux et le sulfate ferreux d'autre part. Ces échantillons ont été introduits dans les tubes décrits et maintenus 24 heures à 370: la mesure des potentiels au début et à la fin de ce séjour à l’étuve montre une tendance spontanée à la réduction qui peut se traduire dans les lots non réduits au départ par des chutes de potentiel de l’ordre de 70 mV. La réduction se produit surtout au début de l’autolyse et s’amortit ensuite. Nous avons

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donc considéré le potentiel final comme plus caractéristique que l’initial pour l'intensité de la protéolyse mesurée.

La formoltitration montre que la libération de groupements aminés par autolyse dépend du potentiel d’oxydation-réduction du milieu, mais que l'influence de ce potentiel n’est pas la même aux différents pH. Aux pH bas, on constate que la protéolyse est à peu près nulle dans les milieux oxydants (audessus de +600 mV). Tant que les potentiels demeurent dans une zone moyenne, la protéolyse est d'autant plus élevée que le potentiel est plus bas. Les témoins réalisés sans addition d’oxydants ni de réducteurs se placent habituellement dans cette zone moyenne. Le rendement de leur protéolyse varie donc très facilement avec le moindre changement (spontané, accidentel ou expérimental) du potentiel d’oxydation-réduction du milieu (1).

= RAGE e1yx—£ 0 +100 300 500 nv 700 F1G. 21. — Activité autolytique de la pulpe de rate de Veau en fonction du

potentiel d’oxydation-réduction du milieu, pH 3,8. (Voir note p. 47).

Par addition de réducteurs, quelle que soit leur nature, on atteint un maximum d’hydrolyse qui est situé aux environs de +200 mV pour pH 3,8 et aux environs ‘de +100 mV pour PH 4,9. Quand on descend au-dessous de ces potentiels, l’hy-

(1) Il est probable que les écarts entre les résultats obtenus par différents auteurs, ou même par un auteur dans différentes séries d’expériences sur le même matériel, s’expliquent par une influence — non contrôlée — du potentiel. Le phénomène est, en effet, général dans toutes nos expériences : le potentiel s’installant spontanément dans les autolyses se place toujours sur une pente de la courbe donnant l’activité de la lyse en fonction du potentiel du milieu. La moindre intervention expérimentale et même des détails de la technique susceptibles de modifier ce potentiel retentiront donc sur le rendement de la lyse observée,

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drolyse diminue très rapidement (fig. 21 et 22). À pH 6,2, les variations de l’autolyse en fonction du potentiel sont moins nettes, l’optimum est moins bien défini (fig. 23).

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