‹ L'action du potentiel d'oxydation-réduction du milieu sur l'activité de différentes protéinases: hydrolyse et condensationChapitre 23 sur 43 · ETAT · texte numérisé non relu

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Cristallin et corps vitré de veau et de Boeuf.

Le cristallin se présente favorablement pour nos recherches en ce sens qu'il est relativement homogène et très riche en protéines (environ 35% du poids frais, MoERNER). En outre, ces protéines ne sont pas inertes, mais paraissent en transformation continuelle : la part des différents constituants protéiques varie régulièrement avec l’âge de l'individu. On peut donc soupçonner la présence de protéinases. La littérature (voir NORDMANN et REïss, 1938) montre l'existence dans le cristallin de quantités considérables de Corps qui pourraient jouer le rôle d’activateurs, tels l'acide ascorbique, le glutathion réduit, la vitamine B, et d’autres.

La technique de mise en évidence de la protéolyse est la suivante: le cristallin est broyé soigneusement et mis en suspension dans du sérum physiologique (20 cm par cristallin de Bœuf pesant en moyenne 2,4 gr. 10 cm$ par cristallin de veau). Le liquide est décanté ou filtré, additionné de toluène et porté 40 heures à l’étuve à 370. Dans quelques expériences préliminaires, on fait varier le pH de lots ainsi préparés pour déterminer le pH optimum de lPautolyse mesurée par formoltitration. L’expérience 3 donne un exemple d’une telle série :

Expérience 8. Cristallin de veau.

Cristallin de veau pH Formoltitration

cm3 NaOH n /25 /2 cm:

Témoin glacière. ........... 7,05 0,37 Etuve, sans addition. ....... 7,05 0,38 HO, PA SR ER ae 6,5 0,44 ons tete NM OUTRE RP CRETE 6,3 0,40 Es PRE A D A 5 5,0 0,38 TS ET Se TOR 4,45 0,38 ANACDERES 0 17 Le LOS SA 9,0 0,38 ANA de. UE RSR ROUE 9% 0,37

D’autres séries précisent ce résultat en fixant l’optimum de Pautolyse à pH 6,5. £

À ce pH on réalise des séries à potentiel variable soit par addition de ferricyanure de K, d’eau oxygénée neutralisée, d'hy-

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drosulfite de Na, de sulfate ferreux ou d’acide ascorbique neutralisé, soit par le simple conditionnement des lots. On connaît en effet les phénomènes de réduction qui se déclenchent spontanément dans la masse cristallinienne es broyage au contact de Pair (voir Reiss et NorDMANN). Le potentiel qui s'établit dans la purée de cristallin résulte donc d’un équilibre entre la production de corps réducteurs et leur oxydation à l’air. Suivant qu’on place les lots préparés dans les tubes à l’abri de l'air ou au contraire dans des récipients à plus ou moins grande surface de contact avec l'air, on peut donc obtenir une gamme de potentiels qui s'installent assez rapidement. Nous donnons une expérience typique (n° 15) ainsi réalisée.

Expérience 15. Cristallin de veau, pH amené à 6,5.

Formoltitration : en cm3 NaOH n /25 par 2 cm3 avant — après addition de formol

Potentiel en mV

Témoin glacière..: …...x, 0,13 0,27 JEtuve, tube large...... 232 0,09 0,32 = ÉLROI ee +182 0,10 0,33 TE RP CPR —]185 0,17 0,81 EVE DS GO IS Re — 15 0,19 0,35 Etuve + hydrosulfite... + 46 0,10 0,31 ferricyanure CERACE MS VAN ON à +315 0,11 0,30 JEtuve “+ ferricyanure (quantité plus forte). 450 0,17 0,28

Un lot de la même série est maintenu en étuve et des prélève- | ments sont faits en vue du dosage: y

Dosage après 5 heures .. +207 0,08 0,33 — 8.100Ta 1 0,15 0,42 —— 16 jours... 0,12 0,44 — ZHHIOUTS- C2, +230 0,07 0,47

Cette expérience montre que l’autolyse se poursuit très longtemps et que, dans les séries habituelles, les variations des résultats des dosages relèvent de différences de vitesse de lyse et non de différences d’équilibres finaux.

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La même expérience montre l’influence du potentiel sur cette vitesse. L'ensemble des séries faites avec le cristallin de veau (fig. 24) met en évidence une inhibition complète à +500 mV, une lyse d'autant plus rapide que le potentiel est plus bas en. dépassant le potentiel qui s’installe spontanément dans le milieu aéré. On atteint un optimum pour des potentiels de l’ordre de +50 mV ; au-delà, et jusque vers —250 mV, les lyses sont dei plus en plus faibles. L'optimum correspond à la libération d'environ 1.10-* équivalents de liaisons peptidiques hydrolysées par cristallin, ce qui est très inférieur à ce qu’on obtient par une digestion trypsique.

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