VEAU
-200 fe] +200 400 mV
FiG. 24. — Activité autolytique d’une suspension aqueuse de cristallin de veau en fonction du potentiel d’oxydation-réduction du milieu. (Voir note p. 47.).
Le cristallin de Bœuf se comporte approximativement de la même façon : l’optimum de pH est le même, la lyse se poursuit pendant for! longtemps, on note par exemple une augmentation de l’azote formoltitrable de 1 en 24 heures, de 5% en 48 heures et de 270% en 10 jours. Mais ce qui distingue le cristallin de Bœuf de celui de veau, cest le rendement bien plus faible de la lyse. L’optimum, moins bien défini, se situe à un potentiel plus élevé (fig. 25.).
Pour le corps vitré, le matériel de départ de nos expériences a été préparé par dissection du globe, séparation du vitré en évitant d'entraîner des fragments de rétine, découpage aux ci-
SRG
CRISTALLIW BOEUF
F1G. 25. — Expérience analogue à celle de la fig. 24, avec du cristallin de Bœuf,
seaux et filtration sur papier. L’optimum de l’autolyse est à pH 7 environ. Elle semble atteindre un état stationnaire après 5 jours. Nos séries d'expériences comportent 40 heures d’étuve. Un exemple montre comment se présente l’influence du potentiel sur cette autolyse.
Expérience 26. Vitré de Bœuf.
Potentiel Formoltitration cm3 NaOH n /25 après après sur 2cm3 20 heures | 40 heures avant — après en mV en mV addition de formol Fémoinplacières 22.0: 0,03 0,23 Etuve, tube ouvert ....... +280 0 0,27 — fermée er — 45 — 55: ee OÙ 0,29 Etuve + hydrosulfite...... + 55 + 86 0 0,28 Etuve+ hydrosulfite, quanté plus forte AURA —240 0 0,26 Etuve + hydrosulfite en solution neutralisée....... — 40 — 45 0,03 0,27 Etuve +hydrosulfite, quantité plus forte. ......... —975 —203 0,02 0,23 Etuve + ferricyanure. .... +445 0,05 0,25 Hiuves2H207% :%...0n" +480 0,02 0,23
‘Il y a donc un optimum dans l’échelle des potentiels qui est précisé par l’ensemble de nos séries (fig. 26). Les phéno-
7xA -200 [e] +200 mV 400
F1G. 26. — Activité autolytique de corps vitré de veau en fonction du potentiel d’oxydation-réduction du milieu. (Voir note p. 47).
—200 (e) +200 400 mV
FIG. 27. — Expérience analogue à celle de la fig. 26, avec du corps vitré de Bœuf.
LAlGo =
mènes sont assez comparables avec ce que nous venons de voir pour le cristallin. Le rendement est plus fort pour le veau que pour le Bœuf. Les moyennes des expériences établissent l’optimum à —50 mV pour le veau et à 0 mV pour le Bœuf (fig. 27).
Action d'extraits d’hépatopancréas sur la gélatine.
Nous avons fait appel à l’hépatopancréas de la Seiche (Sepia officinalis L.), du Poulpe (Octopus vulgaris Lm) et d’un Crabe (Carcinus maenas). Cet organe est, en effet, riche en ferments intra-cellulaires. Nous avons fait agir les extraits sur de la gélatine.
L’hépatopancréas de Seiche est broyé au mortier et centrifugé ; 4 cm° du liquide brun trouble surnageant sont additionnés de 30 cm? d’une solution de citrate de Na m/5, de 15 cm d’une solution de gélatine à 10% fondue au bain-marie, de toluène et amenés à 60 cm. Des lots de ce milieu sont portés à différents pH et laissés ensuite 72 heures à l’étuve à 37°. Ces expériences mettent en évidence un optimum de digestion entre pH 6,3 et 7,2 différent de ceux signalés par SAWANO (pH 4,6 et 7,9). Sur des milieux identiques amenés à pH 6,5, on éprouve ensuite dans les conditions habituelles l'influence du potentiel d’oxydation-réduction. Nous n'avons fait que deux séries d'expériences qui ne nous ont pas permis de stabiliser des lots à des potentiels moyens. En partant de potentiels très bas (—200 mV), d’une part, et de potentiels très élevés (4600 mV), d’autre part, vers la zone moyenne la digestion de la gélatine s’intensifie. Il doit donc y avoir un optimum dont nous ne pouvons cependant pas préciser la valeur.
Pour le Crabe, nous avons préparé un extrait glycériné d’hépatopancréas (15 glandes broyées pesant 30 g. + 60 g. de glycérine) ; 10 cm° de cet extrait sont additionnés de 25 cm* de tampon de phosphates, de 25 cm° de gélatine à 10%, de toluène et amenés à 100 cm°. L’optimum de pH est près de la neutralité. La digestion est lente : elle n’est terminée à pH 7,8 que vers le 30° jour. Nous avons étudié l’action du potentiel d’oxydation-réduction sur des lots laissés trois jours à l’étuve ce qui correspond à environ un tiers de la digestion totale. L'influence du potentiel du milieu se présente exactement comme pour l3 Seiche.
TT
Pour le Poulpe, nous nous sommes également servi d’un extrait glycériné. L’optimum de pH se situe aux environs de pH 8. Comme tampons de pH nous avons utilisé des phosphates ou des borates: des séries conduites parallèlement avec ces deux sels ont donné les mêmes résultats ; il ne semble donc pas F avoir d'influence spécifique du tampon introduit dans le milieu. L'influence du potentiel d’oxydation-réduction a été éprouvée dans des séries d'expériences plus nombreuses (Eig. 28) à pH 7,3. Comme dans les séries précédentes, le rendement augmente quand on s’approche de la zone des potentiels faiblement
00 —200 +200 +00 600 mV
F1G. 28. — Hydrolyse de la gélatine par un extrait d’hépatopancréas de Poulpe, PH 7,3, en fonction du potentiel d’oxydation-réduction du milieu. (Voir note p. 47).
réducteurs, il présente un optimum, cependant mal défini, aux environs de —100 mV. Les témoins réalisés sans addition d’aucun réactif se placent sur la branche descendante de la courbe et pas très loin de la limite Supérieure de potentiel compatible avec l’activité des ferments protéolytiques.
Pepsine.
À litre de renseignement utile pour la discussion de nos résultats et bien que notre programme ne comportât que l'étude de protéinases intratissulaires nous avons examiné le comportement de la pepsine vis-à-vis de variations du potentiel d’oxy-
lee
dation-réduction du milieu. Nous avons fait agir de la pepsine brute sur du blanc d'œuf séché remis en solution à 2% ow sur de la gélatine. L’optimum de pH dans ces conditions est aux environs de 2. L’addition de divers réactifs (notamment de chlorure de titane et eau oxygénée) fait varier le potentiel du milieu dans de larges limites. Or, dans tout le domaine de potentiel exploré : entre —168 et +770 mV à pH 2 environ, l'intensité de la digestion correspondant à 3 heures de séjour à 37° est absolument constante. Nous donnons 2 expériences à titre d'exemple.
Expérience 102. — Gélatine, pepsine sèche 5%, HCI pour amener à pH2. 5 heures à 370.
Potentiel final Formoltitration en cm3
en mV NaOH n /25 par cm3
Témoin glacière. ... 0,35
Etuve, sans addition 0,50
Etuve + H2 O2 ... 0,50 Etuve + chlorure ti-
quantité plus forte — 140 0,50 Etuve “+ chlorure,
quantité plus forte — 168 0,50
Expérience 106. — Blanc d'œuf séché 2%, pepsine 4%, HCI pour amener à pH 1,5 à 2,0, 5 heures à 370,
Potentiel final Formoltitration en mV cm3
Témoin glacière. ... 1,60 Témoin glacière
UNACEN. à. 72 1,50 ÉDUV ES ere —+ 520 2,40 Etuve + H202.... + 724 2,35 Etuve + chlorure ti-
ÉAINE Xe Mere — 486 2,45 Etuve + chlorure,
quantité plus forte + 146 2,40
Etuve + chlorure, quantité plus forte — 18 2,40
FCFA LE TaR ‘244
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