‹ L'action française (volume 2)Chapitre 43 sur 180 · PARTIE PÉRIODIQUE · texte numérisé non relu

PARTIE PÉRIODIQUE

eut l'admirable pensée d'envoyer à la source même de nos traditions et de notre force ceux qui se distinguaient par leur talent. M. Baffier justi6e-t-il que cela ait été absurde? Rome est devenu une nécropole, dit-il, Venvoi de jeuYtês hommes dans un cimetiire pour étudier la rM, le mouvement et les formes plastiques est une idée délirante. La durée des chefs-d'œuvre entrai net-elle donc une déchéance? Gomment donc se font un art, une éducation d'art? n'est-ce pas dans les cimetières'^ Est-ce bien lui qui nie les leçons de la « terre des Morts s ? Et n'est-il pas saisi d'admiration à cette pensée royale d'agrandir le cimetière où une élite dans une atmosphère magnifique et cordiale accroîtra et ordonnera sa sensibilité, où chaque monument contient les éléments des traditions autochtones et en fait sentir la nécessité, la puissance, les ressources. Et quand cette élite devra créer, avec la rie, le mouvement et les formes plastiques , n'aura- 1elle pas acquis une plus grande force que perdue dans l'agitation si souvent stérile et basse d'une vie quotidienne misérable? M. Bafliern'a pu vouloir dire cela ; il est passionné pour nos traditions, il a dit ailleurs excellemment: On nous reproche à chaque instant de trop regarder en arrière,

à un autre ordre d'idées. Dès qu'il se fonde une ligue contre des fléaux publics ou pour la dérense de certains intérêts, on prend la précauiion de dire : k Ne faisons pas de politique », alors qu'on devrait, au con traire « faire de la politique et non des ligues. L'Etat républicain a non seulement rendu nécessaire ces ligues, mais encore il a abaissé à ce point Tintelligence française et la poli->

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