‹ L'action française (volume 2)Chapitre 44 sur 180 · TIQUE · texte numérisé non relu

TIQUE

wms demandons en vérité si on peut montrer des exemples dans V avenir! M. Bafôer a plutôt oublié que c'est contre TEcole de Rome qu'il s'insurge, qu'elle n'est pas une consécration, que ce sont des élèves qu'on envoie à Rome et non des hommes en possession de leur art pour y accomplir leur œuvre. Il se souvient seulement que ce sontdes écoliers pour une épigrammequi fait voir combien il ignore l'Ecole de Rome : Il y a donc vraiment de petits écoliers bien sages qui s'en vont avec des brassées de bons points se promener à Rome^ au/z frais de c£s bons contribuables^ en compagnie de professeurs graves et grassement appointés, cependant que de nobles et loyaux artisans croupissent dans la misère et la désespérance (1).

Ceux-là ne sont-ils pas dans la vie et le mouve» ment? où faut-il donc être? Passons rapidement quelques autres plaisanteries, étrangères d'ailleurs à notre discussion. Pourquoi ne pas donner de ces faveurs exotiques aux menuisiers^ aux horiO' gers, aux cordonniers? Le principe de l'Ecole de Rome serait donc bon à généraliser? Pourquoi non, en effet? pourquoi pas une école d'horlogerie à Besançon et à Genève? Est-ce d'être à Rome que lui viennent ses défauts ? Mais enfin n'iriez-vous pas plutôtà Londres qu'à Plaisance pour vous perfectionner dans l'étude de la Bourse anglaise ?

(1) Tous les jeunes architectes, sculpteurs ou peintres de Plaisance, même s'ils n'ont jamais eu do bons points, peuvent concourir pour TEcole de Rome et ils ne troureront à Rome aucun professeur patenté.

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