PARTIE PÉRIODIQUE
Enfin nous retrouvons avec joie Tartisan érudit passionné de notre passé.
Au temps de ce sombre Moyen» Age^ ou la démocralie et la science sociale j ainsi que V humanitarisme n'étaient 2)as dans toutes les bouches et sur tous les pajners^ comme aujourd'hui^ il n'y avait pas de ce favoritisme irritant parmi les corps de métiers. Les statuts des savetiers^ des potiers^ des couteliers^ des hadestiimiers^ etc., sont aussi beaux et dégagent autant de noblesse et de moralité que ceux des constructeurs maçons et des itnagiers. C'est qu'alors il y avait un sens moral social^ ce que les savants dénomment une éthique^ qui créa naturellement un art harmonique^ en accord avec les aspirations magnifiantes de la race locuh et lu nature de notre sol.
Que vous semble de ce tableau d'une sombre époque ? Notons en passant que M. Baffier connaît cette époque et n'a pas revisé Tidée que lui ont donnée les milieux démocratiques, les mensonges de renseignement républicain ; ce cliché absorbé, 'c la nuit du Moyen- Age >», il ne Tapas encore éliminé malgré ses lumières.
Prévenons seulement M. Baflier que le voilà près de M. Buisson et consorts; n*est-il pas épouvanté?
Voici qu'éclate encore éloquemment, malgré de faibles restrictions, le pieux sentiment du passé et le dégoût de ce temps.
Aujourd'hui^ il n y a plus chez nous qtie le cnprice d'un sectarisme qui accapare la conscience humaine comme les forces vives de la Nature^ dans le lutSasseivirla Nation à son joug. Il ny a plus
d'équité, mais dufavarUisme, Le prix de Rome est mw des fnœurs orientalistes et esclavagistes qui rerut" quirent en France à Vèpoqus dite Renaissance^ par suite du retour de la monarchie romaine impèriaU, Les légistes et les juristes travaillèrent de nouveau contre le peuple de Gaule, pour le bénéfice dune autO' cratie empruntée qui eut cependant un goût élevé et un oi^gueil superhequilui tint lieu de sens moral jusqxi au jour où elle fut supplantée parla secte des oligarques, nos maîtres actuels. Et ceux-ci, qui n'ont que des appétits en place de sens moral et de goût, veulent con~ fisquer 2)0ur leurs jouissances individualistes V effort collectif, lequel se faisait au temps des communes franches et des corporati/ms autonomes « par tous et pour le bien à tous », comme il est dit au Livre des Métiers d Etienne Boileau,
Selon ces moeurs exécrables de Rome, réintégrées chez nous, et que qualifie M. Couyba à la page 99 de son rapport, on a voulu domestiquer Vart, comme toutes Us artères de la vis nationale. En lieu et place d hommes conscients^ de serviteurs dévoués, d ouvriers de loyal travail, que donnait V enseignement libre des familles et des corporations, on a voulu, par les écoles administratives, créer des histrions stylés, des fonctionnaires obséqui/^ux, des employés servîtes. Voilà pourquoi cet enseignement a été décrété obligatoire pour tous, de 7nanière que nul n échappe au rouleau uniformiste de cettepuissance arbitraire qu est VEtat, car il est démontré à cette heure, par des faits innombrables, que les eriseigneurs officiels, à tous les degrés, ne sont pas des instructeurs d hommes, mais des dresseurs d'esclaves.
Nous voici au Résumé. On pouvait nous objecter : a Mais c'est seulement pour notre art du