PARTIS PÉRIODIQUE
tyrannie étaiiste et aux abus mortels pour notrepays de la eentraliealion administrative.
Soalignons cette belle parole, « le prince doit régner et non subjuguer », et l'accord delapensée de M. Baffier avec celle de nos rois Galloromains qui prirent le nom de rex, c'est-à-dire qui dirige, qui guide (1) et non pas, comme les fois barbares, celui de Ring ou deKoENiG, c'est-àdire qui domine et subjugue [Canning^ le puissant). Associons-nous de tout cœur aux dernières paroles, stupéfaits, car c'est véritablement un comble que de demander la suppression de TEcole dô Rome au nom de la décentralisation.
Essayons de résumer les idées si intéressantes, si passionnées de M. BafHer en nous efforçant de penser un peu à ce qui est en question, démêlons de notre mieux ses véritables pensées et il conclura avec nous : « Il faut garder et défendre l'Ecole de Rome » .
M. Baffier est pour un enseignement : il le sous-entend ici, il l'a dit plus expressivement ailleurs en citant D. Ramée : Lorsque Vhomme promène contemplativement ses regards sur le mondé qui V entoure^ ce qui le frappe d* abord dans ses réflexions ce n'est pas tant la matière brute que Tharm4)nie qui la gouverne et Vordonne. Cela est d'ailleurs évident, le malheur des temps oblige à répéter de pareilles vérités : il faut une harmonie qui gouverne et ordonne^ il faut éviter le stérile
(i) Chez les Grecs BASIAETS, qui conduitle peuple, qui ▼a devant lui.
recommencement individuel, apporter à Télève le résultat des expériences passées (1). Or l'Ecole de Rome est elle-même une glorieuse tradition. Poussin et Claude Lorrain en furent les initiateurs et si ces deux noms immenses ne suffisaientpas^cilons ces deuxplus récents: David et Ingres. Mais elle n'est pas seulement une tradition. Elle nous rattache à toutes nos traditions d'art, car on ne peut sérieusement contester que toutes nous viennent de là, multipliées, plus variées, plus savoureuses et fertiles, agrandies de quelques influences, venues d'ailleurs sans doute ; mais c'est Rome qui nous a transmis le grand héritage de l'art antique. Reconnaissez donc qu'il faut garder l'école de Rome, M. Baffîer?
— Je vous cède à ce point de vue,dira-l-il sans doute, mais pourquoi l'Etat envoie-t-il ses élèves quelque part? Je ne veux pas de l'intervention del'EtatjtV hb daif pas jjIus monopoliser la conscience humaine^ renseignement des sciemes et des arts que les productions du soi. Le priyue dait règn^" et non subjuguer. >. — « Vous nous avez dit tout à l'heure qu'il fallait avoir Ventendement faussé pour affirmer que Vart doit être en dehors de la sociologie et de la politique. Vous vouliez nous dire que l'art ne pouvait exister que si l'Etat était puis-
(1) Nécessairement, pour cet art, la a politique u, M. Bal!ierdoit admettre le même système des traditions se transmettant sans interruption, un organisme plus f<5rt et plus haut que les indiridus. II ne confierait pas au suffrage public, surtout en ce temps qu'il montre si vil, le choix dd l'artisan d'une œuvre quelconque. Y a-t-il autre chose pour cette politique qu'un roil|