A M. PAUL BOURGET
DE l'académie FRAX'ÇAISE
« Vienne, 11 mars 1902.
'< Dans les trop longues heures de liberté « que nie donne rexll^ T arrivée d'un livre « qui^ comme les vôtres, mon cher monsieur « Bourget^ conserve la tradition, de Vâme « française, est la visite d*un ami qui fait c< oublier la tristesse et la distance. C'est « le sentiment que fai éprouvé en lisant « avec grand intérêt les deux parties de « votre puissante étude déjii parue dans la
acTioN PRA^ç. — t. vi. 4i
(y?*H T/ACTfON PRAfiÇAT^^F:
<( Revue des Deux Mondes. Je vous suis « avec un intérêt personnel dans Z'EtafWî « que vous faites parcourir à Vâme de « Jean Monneron, J'admire la netteté avec
« laquelle vous montrez, pour la famille et « Cindividu, les conséquences déplorables « d'une rupture trop brusque avec des tra- « ditions séculaires et un milieu ancestral. « Je suis effrayé avec vous des progrès de « cette fausse démocratie qui, sous prétexte « d^ humanité meilleure, ne cultive dans U es- (( prit du peuple que des pensées de haine, (( et f attends avec impatience, comme tout (( homme capable de comprendre une forte « pensée et un beau langage, V arrivée de « votre héros a la vérité.
(( Je crois, moi aussi, mon cher ami, à (( une (( mystérieuse influence des morts sur c( les vivants », et c*est avec toute l'affection (( que mon Père avait pour vous que je « vous prie de nu* croire
« Votre très affectionné
ii PHILIPPE. »