UN ARTICLE DE M. ALBERT VANDAL
léon Illavaiteu lecourage de s* ériger en défenseur de ces traités de Vienne qui garantissaient la sûreté de nos frontières en organisant le morcêUenient de V Allemagne et de V Italie^ s'il s'était attaché à maintenir Cette puissance autrichienne qui demeurait Id cU de voûte de V ancien édifice européen^ il eût v^raisemblàhUment rendu à la France des destinées normales et^ en fout cas^ il lui eût épargné des désastres. Le neveu eut alors la partie plus belle que Vende ne V avait jamais eue au temps de sa plus prestigieuse puissance. Napoléon III n'avait pas vaincu l'Europe, mais il était en train de la persuader, et tout le inonde se fût incliné devant sa modération, s'il eût su montrer, après Napoléon le Grand, Napoléon le Sage.
L'empereur subit la fatalité de ses origines ^ et notre politique retomba dans V ornière révolutionnaire. Nous allâmes à Solférino au profit de Vltalie^ nous lais^ sûmes la Prusse aller à Sadowa et rassembler V Allemagne. Un homme que j'ai connu disait à Napoléon III avant 1866 : « Sire, on vous parle toujours de la maison d'Autriche contre laquelle Richelieu luttait ; cette maison d'Autriche n'est plus à Vienne, elle est à Berlin. » Mais le parti avancé^ sesjotirnauxy ses orateurs^ la majeure partie des intellectuels, restant sous V empire du préj'ugé protestant et révolutionnaire, continuaient d'exalter la Prusse aux dépens de l'Autriche, force de résistance et de conservation; ils furent les complices inconscients de notre dèchéafice, Sedan ne fut pas seulement V effet de fautes immédiates, fautes du gouvernement, fautes de l'opposition ; ce fut l'abou-
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