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L'ART

vomissement. L'indigeste, la pesante bière a affirmé sa supériorité indiscutable sur le subtil vin de France, le vin, « fils du soleil ». Ce sont là les signes : le chambardement est accompli, l'Affaire est un Bloc, un bloc complet et défi* nilif.

L'Art dreyfusard est né.

Jamais plus répugnantes, plus hideuses, plus répulsives végétations ne se sontépanouiessous le soleil. Jusque-là toujours l'Art avait été pour l'homme lieu d'asile, c'est-à-dire un refuge contre ses misères et ses hontes, un enclos sacré, la tour d'ivoire.

L'Assyrien grave sur ses murailles ses conquêtes et les figures des génies et des dieux, l'Egyptien y raconte la gloire de ses Pharaons et la longue histoire des devenirs de Tàme, le Grec étale la sérénité d'une vie heureuse, Tlslam revêt sa mosquée de fatales et mystérieuses polygonies et nos pères ont élevé de féeriques cathédrales qui sont autant de temples de l'éternelle espérance. D'un bout à l'autre de Thumanité, TArt semble un hymne complet à la gloire du Dieu vivant, où la gratitude et la prière se répondent de siècle en siècle comme la strophe et Tantistrophe d'une sombre et douloureuse tragédie.

Mais ces lignes molles, rampantes et comme visqueuses, ces colorations prétentieuses et disharmoniques, ces conceptions toujours vaguement obscènes, cette arabesque semblable à un paraphe franc-maçon, ce style pieuvre et en coup de fouet, n'est-ce pas là l'image fidèle, le prototype et le schéma, le décalque du crime le

plus hideux entre les crimes : la trahison ?

Ainsi l'empoisonnement de la Patrie a été complet. Toutes les fonctions de l'organisme ont été atteintes l'une après l'autre selon leur degré d*impor tance. Tous nos efforts doivent tendre à réinstaurer dans une saine diathèse la Foi, l'Armée, la Justice, etc. Ne perdons pas de vue le fameux Art nouveau. Il est un des accidents tertiaires du Dreyfusisme.

L'Art, je le répète, n'est pas un objet de plaisir et de luxe. L'Art est au contraire une chose sacrée comme l'autel, comme le drapeau. Mieux encore et plus fidèlement que la liltérature, il reflète la mentalité de son peuple. Un tesson grec nous en dit souvent plus long que la page la plus éloquente d'un Thucydide. Ces lignes et ces couleurs qui semblent le résultat d'une heureuse et folle fantaisie sont, pour qui sait voir, implacablement démonstratives, telles les figures que le géomètre trace sur le tableau noir. Que voyez-vous le long des murs du Salon? Des études de nu, des portraits, des animaux, des paysages. Sans doute ; mais tant d'œuvres additionn'ées ont un sens et sa traduction est peutêtre aussi redoutable pour nous que le fut pour Balthazar celle de la triple inscription sur la muraille.

Henry Coulier, Peintre-terrier.

JffOTES DE VOYAGE AU SÉNÉGAL

[Suite.)

Au nord-ouest de Saint-Louis, sur la rive droite du fleuve, s'étend un horizon de sables vallonnés par les tempêtes. Si loin que la vue puisse se porter, l'œil ne distingue au-dessus de ces grandes plaines que quelques cocotiers ou des^ buissons de cactus épineux.

C'est le désert, le « pays de la soif ».

Ces dunes, que pas un ruisseau ne vient rafraîchir depuis la frontière marocaine, opposent au Sénégal, à la hauteur du lac de Teniahié, leur obstacle infranchissable.

Les eaux s'infléchissent alors vers le Sud et coulent parallèlement à la mer, découpant une langue de sable qui va se rétrécissant, jusqu'à ce que, à quelques milles en aval de Saint-Louis, le fleuve arrive enfin à se tracer un chemin incertain et souvent obstrué.

C*est sur cette lande, dont les contreforts se soulèvent encore sous l'Océan pour former un triple rang de récifs où les vagues se brisent en écume, que s'élèvent, parallèlement à l'île de Saint-Louis, lés deux grands villages noirs de N'Dar-Toute et de Guet-N'Dar.

Les Maures qui apportent de l'intérieur, à l'époque de la traite, les gommes, l'ivoire et les rares produits du Sahara gagnent Saint-Louis

en traversant celte langue de Barbarie qui est comme le prolongement extrême de leur pays...

Du quartier des spahis à la pointe Nord, le matin de très bonne heure, ou le soir, quand la nuit va tomber, on peut voir se dérouler leurs caravanes entre Gokhoumbaye et le camp des tirailleurs...

Des bœufs bossus avancent lentement, chargés de ballots. Des chameaux blonds et bruns se suivent k larges enjambées. Ils sont attachés à la suite les uns des autres par la queue et par la tête. Ils portent de grosses charges sur leur dos, et plusieurs sont montés par des hommes enveloppés dans des étoffes foncées. Quelques-uns de ces chameliers ont le bas du visage couvert à la manière des Touaregs et le front entouré d'un turban sombre, mais la plupart sont vêtus d'une sorte de boubou bleu. Leur fîgure à peine bronzée reste découverte sous leurs longs clieveux bouclés. Leur profil rappelle d'une façon frappante le type biblique. Les femmes qui les accompagnent se drapent des mêmes étoffes sombres. Sous leurs voiles elles prennent des attitudes mystérieuses d'Isis. On ne distingue d'elles que des yeux allongés par le khôl — des yeux aux regards profonds et troublants sous leurs longs cils noircis...

Ce sont des Maures de condition inférieure, de la tribu des Braknas ou Trarzas, des esclaves le plus souvent.

Quand les caravanes sont nombreuses, il leur arrive de camper sur la berge du fleuve. Les chameaux s'agenouillent, leurs conducteurs les déchargent et les entravent. Les bêtes fatiguées

se couchent. On s'entoure avec les ballots, on déploie les tentes de cuir. Elles sont irrégulièrement soutenues par des perches et des fourches. Elles forment des taches noires sur le sol qui miroite au soleil, et la mer qu'on aperçoit derrière les sables trace à Thorizon une ligne d'azur sombre.

Mais généralement la caravane contourne le camp des tirailleurs en longeant le fleuve pour pénétrer jusqu'au grand marché de N'Dar-Toute. Elle passe au pied des grilles qui ferment le camp.

Des tirailleurs en vesle sombre, au pantalon blanc, à la chéchia rouge campée sur le derrière de la tète, y sont accoudés. Ils causent entre les barreaux avec des femmes. Des chevaux d'ofliciers, dans les écuries ouvertes, hennissent au passage des chameaux. Sur la rivière, des goélands s'envolent entre les baleinières des soldats et les pirogues des noirs...

Puis on arrive à l'extrémité de l'avenue Dodds. Elle s'enfonce dans N'Dar-Toute.

Sur la droite, les cases se pressent les unes contre les autres, dans de grands rectangles régulièrement formés par les rues poussiéreuses.

A gauche, sur de la paille étalée, des bestiaux sont entravés. Couchés sur le flanc, ils regardent de leurs yeux vagues passer la troupe des bœufs porteurs et mugissent tristement. De petits ânes gambadent sur la chaussée. Deux rangs parallèles de cocotiers la bordent, et tandis qu'à droite se prolonge l'alignement des buttes indigènes, à gauche sont bâties quelques maisons de commerce.

Un café aux murs rouges a tout à fait l*aspect d'une habitation égyptienne. Un singe devant la porte bondit alternativement d'une table sur une chaise. Sa chaîne derrière lui fait un cliquetis de ferraille.

Des magasins à fourrage, — rentrée d'un pont à gauche, — une place à droite, — et d'un côté comme de l'autre de l'avenue des constructions à deux étages, d'allure tout à fait européenne, avec des toits en tuiles et des balcons ouvragés.

Les gens du pays, durant l'hivernage, y viennent respirer l'air plus frais, la bise saine de l'Océan.

Le chemin s'encombre d'allées et venues toujours plus nombreuses. Une rumeur de voix humaines s'élève, dominée d'instant en instant par le cri des chameaux, ce cri étrange qui paraît monter de leur poitrine à travers leur long cou tendu, et dont ils jsemblent ensuite se gargariser la bouche.

Sur les bas-côtés de l'allée, de vieux nègres étalent par terre des marchandises bizarres, de la ferraille, des fusils à pierre, des paquets d'aiguilles de porc-épic, des cannes d'ébène, que les noirs polissent et qu'ils incrustent d'argent ou de plomb, de petits sacs de cuir et des boîtes de paille tressée pour renfermer les grisgris. Sur des tables, à l'ombre des palmiers, on vend de grossières sucreries, des bonbons colorés dont les indigènes sont gourmands.

A gauche il n'y a plus de maisons, mais de grands tas de bois qu'amoncellent des bûcherons, des bottes de paille d'arachides, des four-

rages qu'essayent d'atteindre des bestiaux difficilement contenus par leurs gardiens. C'est le commencement de l'immense marché qui s'étend sur des centaineis de mètres entre le fleuve et l'avenue jusqu'au grand pont de Saint-Louis.

Après les bois, les fourrages et les bestiaux, se trouve le quartier des pêcheurs. Des poissons à la chair savoureuse, que l'on appelle des capitaines, s'allongent rigides sur le sable. Dans des calebasses des petites carpes étincellent comme des lamelles d'argent, entre des mulets énormes, des morues fraîchement péchées, des thons que Ton coupe en morceaux et qui saignent comme des chairs de boucherie.

Puis se dresse une halle où des nègres presque nus débitent des viandes sur des étals sanguinolents. Ce bâtiment dépassé, rien ne coupe plus la vue, qui embrasse l'esplanade quadrangulaire où a lieu le marché proprement dit.

Toutes les races de l'Afrique s'y coudoient dans un pêle-mêle multicolore. Sous les rayons droits du soleil chatoient les boubous blancs; à côté, des torses de femmes huilés et bronzés émergent sous des pagnes rouges, jaunes ou verts. Les faces noires grimacent et sourient fines ou lippues sous les foulards de couleurs éclatantes. Des Maures immobiles et voilés ressemblent à des statues hiératiques.

Un alignement de petites cabanes de briques cachent le fleuve. On voit au-dessus de leurs toits les mâts des chalands, les terrasses des maisons dans Saint-Louis, les arbres de la place et le sémaphore du gouvernement où flottent des pavillons.

Les passants s'interpellent en langues difiérentes, aux syllabes aiguës comme des aboiements de chacal. Des bébés noirs, à calirourchon sur la croupe de leur mère, poussent des cris perçants. Des aveugles, de leur voix monotone, chantent les louanges d*Allah. Et les marchandises malodorantes étalées là rendent encore plus écœurante la senteur de cette foule en mouvement sous ce ciel de feu.

Des massifs de maçonnerie forment d'un bout à l'autre de la place des terrasses élevées de quelques centimètres au-dessus des allées, des briques enterrées dessinent des carrés où se tiennent accroupies les marchandes d'une infinité de choses...

DesPeuhlsauteintcuivré, aux membres grêles, au visage fin sous de longs cheveux plats, semés de grains d'ambre ou de corail, assises sur leurs talons, les bras collés au corps, paraissent descendues de quelque bas-relief d'Egypte. Elles vendent du lait de vache ou de chamelle, et du beurre qu'elles roulent en boulettes, entre leurs doigts.

Les Ouolofes ont l'épiderme luisant et verni, le buste large, les lèvres noires épaissies par des piqûres d'épines. Leurs cheveux courts sont tressés en une infinité de petites nattes très cirées, qui pendent sur la nuque et forment devant les oreilles, chargées de boucles, deux spirales, comme on en voit aux figures assyriennes. Elles se couvrent la tète d'un foulard, disposé un peu à la façon des marmottes des paysannes picardes. Elles apportent des poissons séchés au soleil et des graines de mil.

Des Toucouleurs tiennent dans leurs mains les pattes de poules criardes. Les descendants des guerriers d*El-ttadj* Omar sont sur le marché de Saint-Louis les porte-faix, les hommes à tout faire...

De sveltes Bambaras étalent devant elles les produits du haut fleuve — des paquets d'aigrettes blanches, des plumes d'autruches, des gargoulettes de Podor, des pagnes de Bakel...

Des Sarrakholés portent de hautes coiffures en diadème enveloppées d'un voile de gaze et rehaussées de pièces d'or, de colliers d'ambre et de perles de corail. Elles vendent du beurre de kharité récolté dans le pays de Galam.

Des petites filles noires sont entourées de grandes calebasses pleines de citrons du pays, de goyaves, de noix de kola ou-encore de pains de singes qui ont un goût acidulé et que Ton récolte sur les baobabs. *

De très vieilles négresses, à la peau ridée, de leurs longues mains osseuses, divisent en petits tas réguliers des arachides grillées qu'on leur achète en passant.

A l'extrémité du marché, un menuisier expose des bois de lit, très primitifs, des « taras » qui sont des canapés en lattes et des coffres de toutes les grandeurs, bariolés de couleurs criardes.

Il y a là, aussi, des marchands de nattes de toutes sortes, depuis les paillons grossiers jusqu'aux fines nattes multicolores de la Gasamance et du Niger.

Près du fleuve, un Maure a construit avec quatre piquets recouverts d'une toile une tente

sous laquelle il vend de Tantimoine dont les noirs se servent pour teinter leurs paupières, des morceaux de racine, des bois parfumés, des résines odoriférantes, dont la fumée doit préserver et guérir de toutes les maladies.

A l'angle opposé de la place, dans le sable chaud, des noirs sont allongés paresseusement. Us dorment à l'ombre grêle des palmiers. D*autrès restent gravement assis à palabrer, et des femmes qui descendent à la rivière leur linge sur la tête s'arrêtent à causer.

Les caravanes du désert font halte en face de ce marché, sur l'autre côté de l'avenue, devant les maisons des traitants. Les chameaux se cou* chent dans le sable, leurs grands cous serpentent dans la poussière, leurs pattes se replient sous leurs corps.

N'Dar-Toute est séparé de Giiet-N' Dar par une allée de cocotiers perpendiculaire à. l'avenue Dodds et qui conduit du pont de Saint-Louis à la plage. Des négrillons y jouent à la toupie ou chevauchent des cerceaux redressés qui simulent des chevaux. Des clairons de tirailleurs devant la mer s'exercent aux sonneries réglementaires.

Les cases des noirs, le village indigène de N'Dar-Toute, s'étendent sur le sable entre les maisons européennes de l'avenue Dodds et la mer. 11 est indifféremment habité par des Ouolofs, des Bambaras, des Sarrakholés, des gens venus de tous les pays du Soudan.

Guet-N'Dar, au contraire, est proprement la ville ouolove. Aucune maison européenne ne vient rompre l'uniformité des cases de paille et

de roseaux dont les toitures en forme de pyramides s'inQéchissent en courbures sous les tornades de rhivernage.

Une large allée coupe le village en deux, dans toute sa longueur. Elle s'ouvre devant l'avenue Dodds, mais Ton ne trouve plus de macadam ni de chaussée solide, on marche dans le sable.

De chaque côté se dressent, devant les cases, des palissades de roseaux où s'étalent des engins dépêche. Sur les toits, des poissons sèchent au soleil.

Des noirs assis par terre font du filet. Autour d'une fontaine, des petites filles mi-nues, aux yeux vifs, aux bras souples, à la gorge naissante, se bousculent pour emplir d'eau une bouteille ou une calebasse. Leurs pieds très plats, au gros orteil écarté des autres doigts, pataugent voluptueusement dans la boue.

Leur récipient rempli, bouteille ou calebasse, elles le placent sur le haut de leur tète, et les bras pendants, avec ce tour de reins qui appartient à elles seules, elles ^e mettent en marche sur le sable. Souvent la calebasse fuit et un filet d'eau leur tombe goutte à goutte sur les reins, ou glisse sur leur dos noir, en suivant cette ligne qui se creuse le long de la colonne vertébrale.

Dans les cases, tout le jour, on entend ces grands coups frappés régulièrement qui font comme une basse assourdie à tous les bruits du pays nègre. A travers une porte entr'ouverte on aperçoit une femme soulevant de ses deux bras cerclés d'argent un lourd pilon qu'elle laisse retomber dans un mortier de bois dur. Ce sont

les grains de mil que Ton pile pour la farine du

C0USS-C0U8S.

Au centre du village une place descend à la mer. C'est là que se livrent les luttes entre athlètes noirs, au commencement de chaque saison, à la fin de la recolle des arachides, et les grands tamlams les nuits où brille la lune.

Des pirogues sont tirées :ï sec. Creusées dans des troncs d'arbres, elles s'évasent par le milieu et se terminent d'un côté comme de l'autre en éperon effilé. Quelques-unes ont la coque peinte en blanc, avec des croissants rouges entre deux larges points jaunes à leur extrémité. Elles sont bordées d'une rangée de losanges alternativement verts, jaunes ou bleus. Mais la plupart d'entre elles sont décolorées à l'usage, et çâ et là quelques couches de peinture apparaissent sur un fond fruste.

Au bout du village, les dunes blondes s'étirent en ondulations parallèles dominées par les grands mornes de sable des cimetières noirs. Des aiglons, des oiseaux de proie planent andessus des tombes fraîches et se perchent sur les bâtons qui les surmontent. La nuit, des troupes de chacals les visitent, et de Saint-Louis on entend leurs glapissements plus lugubres que des cris de chiens hurlant à la mort.

Du haut de ces tumuli on découvre l'ensemble des deux villages, les toits pointus sous les palmes métalliques des cocotiers. La buée qui monte de l'Océan sous l'aspiration du soleil les enveloppe d'une poussière lumineuse.

Les ombres portées sont bleues et les rues tracent de larges fossés blancs où chaque pas-

sant pose une tache colorée. La plage se déroule à perle de vue entre la ligue cendrée des huttes et le flot bleu frangé d'écume.

Les pirogues s'alignent devant les cases. Des bandes de mouettes se posent sur le rivage. Elles prennent leur vol vers la mer. Leurs plumes écorchent la vague, leur bec plonge dans l'eau. Elles s'élèvent d'un coup d'aile. Elles se croisent et s'entrecroisent en poussant un croassement. Au-dessus des brisants le flot se soulève en immenses volutes argentées qui retombent avec un fracas de tonnerre et la lame vient déferler sur la grève. Les tourlourous, des crabes jaunâtres perchés sur de hautes pattes, prennent la fuite avec un bruissement qui ressemble au frôlement des feuilles mortes que balaie le vent.

Des laobés maigres aboient autour du squelette d'un mouton.

Un cavalier lance son cheval au galop sur le sable mouillé, son boubou blanc vole en claquant autour de lui comme de grandes ailes d*oiseau effarouché...

Lucien Corpecuot.

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