DE PARIS POUR PARIS
M. Ernest Lavisse a publié dans sa Revuê de Paris ^ le 15 décembre 1900 et le 1" janvier 1901, un important « Dialogue entre Louis XIV et Golbert».
L'auteur a résumé sous ce titre les pièces d'une correspondance échangée entre le surintendant et le roi, leur dialogue ayant eu lieu par écrit.
M. Lavisse introduit ses personnages en ces termes :
— Lorsque Louis XIV était en voyage ou bien à la guerre, il recevait de Oolhert des mémoires^ des notes ^ des billets auxquels il répondait très simplement^ U plus souvent en marge. Il arrivait que le roi et
LE ministre, se TROUVANT ENSEMBLE A PARIS, A
Saint-Germain ou a Versailles, NE POUVAIENT ou N'OSAIENT se dire certaines choses et se les écrivaient.
Tiens, tiens... Mais alors une des grandes « impossibilités » de l'Affaire, de l'Affaire Dreyfus, est levée ici... Mais alors, quoique « se trouvant ensemble à Paris », Panizzardi pouvait écrire à Schwartzkoppen et Schwartzkoppen à Panizzardi... Il y avait certaines choses que ces messieurs « ne pouvaient » ou « n'osaient se dire », et alors (voyez notre pénétration, une fois illuminés par M. Lavisse) ils se les écrivaient ! Cela n'était pas plus malin. Quel ennui que M. Lavisse publie si tard son dialogue ! M. Louis Ganderax serait frappé de l'évidence et M . Monod comprendrait. Mais jgageons que M. Lavisse n'eût point accepté sa propre étude dans sa propre revue, il y a seulement vingt mois.
MANES DE RODENBAOH l
Au reste, peut-être M. Lavisse eût-il mieux fait de garder ce petit travail en portefeuille ou de s'y résoudre à corriger sa phrase sur Made-
moiselle de La Yallière dépossédée par Madame de Montespan :
— C^endani F astre doue et voilé descendait à t horizon dune chute lente douloureusement.
Que, depuis le commencement de rAffaire, M.Lavisse se soit fait naturaliser citoyen du canton de Yaud, était-ce une raison d'écrire en petit beJge et de plagier M. Gregh?