‹ L'Action française et la religion catholiqueChapitre 10 sur 46 · LE DÉCLIN DES IDÉES RÉVOLUTIONNAIRES L'USAGE DU NOM DE CHRÉTIEN · texte numérisé non relu

LE DÉCLIN DES IDÉES RÉVOLUTIONNAIRES L'USAGE DU NOM DE CHRÉTIEN

Que l'on admette ou non que ces abus de Lan

aient }>u servir obscurément à prévenir les eatlioli.] ues

«lu lui abtme ou les entraînaient Les mauvais bergers de la démocratie religieuse, L'heur on le malheur des temps a roula qu'il en résultai un avantage moins Incertain :

car à la lueur «le notre critique, OeaUOOUp «le Fi-aii

incroyants <mt su voir clair dans la structure «le- id démocratiques et Libérales.

Ils les ai aient prises jusque-là pour des entités purement rationnelles, filles de la pensée la plusémanci] la plus Laïque », sorties des calculs de un science la plus certaine : on leur lit observer «juils les recevaient tout i Laiti - d'une révélation, «l'un- ira. lit ion, d'un véritable dogme par L'intermédiaire «lu clergé huguenot elei. onniqnc, du clcrgd juif. Principalement,

lorsque Les premiers prêcheurs de L'affaire Dreyfus en gnèrent la destruction et l je universels, Leurs

principes furent su nalés, preuves en main, comme des

éléments théologiques à peine désaffectés (i). Cette prétendue libre pensée fut définie, comme un état d'esprit éperdùment religieux; ces placita échevelés de l'imagination rituelle et morale furent montrés aussi profondément opposés à la raison humaine qu'à la patrie française et à la tradition catholique.

Ne nous laissons pas accuser d'avoir compromis l'Eglise dans un conflit politique anti-juif ou anti-protestant : la guerre lui avait été déclarée dès le premier jour et le clan dreyfusien avait réuni dans le même anathème le goupillon au sabre, la soutane au drapeau, l'Eglise à l'armée. Ce que nous avons examiné, c'est la question de savoir si la distribution de ces couples était superficielle et fortuite ou si l'application grossière du fiât justitia, ruât cœlum à l'Etat-major général, aux Congrégations et au Vatican, dérivait des hautes sources qui jaillissaient dans la conscience religieuse des chefs du mouvement anti-catholique et anti-français. 11 était facile de voir que l'Eglise et la Patrie avaient vraiment affaire à des millénaristes mystiques, à d'anarchistes métaphysiciens. Les Gabriel Monod, les Gabriel Séailles, les Ferdinand Buisson, la famille et les élèves de James Darmesteter avaient ce trait commun d'unir, dans un formulaire contradictoire, les prétentions désintéressées de la raison et de la science aux visions fanatiques de leurs sectes coalisées. Ces libres esprits étaient donc aussi ligottés que possible. Insultant avec rage à la dévotion et à la bigoterie, c'étaient de véritables serfs de Genève et bedeaux de Jérusalem, marguilliers d'une religion sans nom, sans valeur, sans beauté et d'ailleurs sans aveu puisqu'il ne l'avouaient jamais, et la recouvraient d'étiquettes laï-

(i) « La philosophie du xvm* siècle a fait de la théologie sans le savoir et de la très mauvaise théologie ». Luciex Moueau. Action française, Ier novembre 1907.

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